L'Homme dans la nature
européens, sémites et berbères auraient les cheveux
ondes ou ondulés ; les Australiens et les métis des
Xègres avec des Jaunes et des Blancs se signaleraient
par leurs cheveux frisés, où les tours des spires se
touchent déjà sans se mêler sensiblement les uns aux
autres ; tandis que dans le type nègre, type crépu ou
laineux, les tours des spires sont si rapprochés qu'ils
rentrent les uns dans les autres. Entremêlés et
nlacés, les cheveux des Nègres se montrent sous
>rme de cylindres de plusieurs millimètres de dia-
lèlre, et, en se ramassant sur eux-mêmes, ils se
résentent à la surface de la tête en touffes souvent
bien distinctes.
Mais ici également, tout en admettant Texactitude de cette division, nous constatons le passage insensible du cheveu droit et souple au cheveu ondulé, ensuite frisé ou crépu, pour arriver au cheeu laineux. Nous insistons sur cette progression bizarre qui démontre que dans ce cas l'évolution et le progrès vont des races jaunes et blanches au Nègre ! Sa chevelure devient de la ' sorte l'expreslon suprême du progrès, le but vers lequel devraient ndre les chevelures de toutes les autres races et , euples.
Car, en réalité, la chevelure laineuse, en se rvant de la base habituelle de la division des humains en parias et races privilégiées, constitue une orte de supériorité des Nègres. Si l'homme est essence d'autant plus noble qu'il s'éloigne le plus -es singes et des anthropoïdes, il ne faut point
PI-NOT. j 2
ils L'INÉGALITÉ DES HUMAINS
oublier que ces derniers n'ont que des cheveux droits ou peu ondes, semblables à ceux des races jaunes et du peuple américain, et se rapprochant sensiblement de ceux des peuples européens, barbares et sémites I Les cheveux laineux des Nègres, n'ayant rien de commun avec ceux des simiesques, leur procureraient par cela même un avantage (?) sensible en regard des hommes d'autres couleurs et races I
Nous verrons, du reste, par la suite, combien cette gradation des humains, d'après le canon adopté, devient risquée. Très fréquemment les races dites inférieures accusent précisément des propriétés physiologiques qui, renversant toute hiérarchisation préconçue, les placent à la tête de l'humanité 1