Narrative of a Journey round thc World
contre des Arabes tout à fait noirs, quoique ces derniers ne se croisent point avec les Nègres de Fenilroit \
G. Pouchet * attribue au hâle une influence prépondérante dans la coloration de l'épiderme.
Du reste le hâle n'est point en relation directe avec l'intensité des rayons du soleil, car, d'après cet auteur, le soleil hâle aussi fortement dans l'Europe Centrale, en mars et en avril, qu'en juillet et août. Ces particularités du climat se font aussi remarquer dans l'île de la Réunion, dont l'atmosphère fait blondir au lieu de noircir, et beaucoup de créoles y sont très blonds.
Les différences entre les Yakoutes habitant des contrées diverses, nous dit Waitz, sont tout à fait frappantes. Ils varient comme taille, couleur de la peau et même comme forme craniologique. 11 en est de même des Tchouktchi.
On admet couramment que les Boschimans descendent des Hottentots, comme le prouve du reste leur langue. Or les différences qui les sépî^^ent sont des plus considérables. Les Boschimans sont, avant tout, beaucoup plus foncés que les Hottentots et rappellent plutôt les Nègres guinéens, Mais tandis que les premiers vivent dans les bois, les Hottentots sont des pasteurs nomades et habitent les steppes. De cette manière de vivre, de la différence de leur nourriture et de celle de leur habitations et occu-
i . Prichard, Natural history of man, 4*^ Yolume. 2. Des colorations de l'épiderme.
patîons, découlent une série de dissemblances qui séparent radicalement les deux peuplades. On a voulu même voir dans les Boschimans une race tout à fait à part, la plus monstrueuse, presque un anneau inter médiaire entre les hommes et les singes. Leur maigreur excessive et la petitesse remarquable de leur taille n'ont pourtant rien d'une fatalité inéluctable. Tout cela s'explique par la faim ! Les Lapons, également affamés, ressemblent comme taille ou maigreur aux malheureux Boschimans, car l'insuffisance chronique de nutrition provoque toute une série de phénomènes analogues chez ces deux types humains, qui vivent pourtant dans des contrées si diverses. Virchow, en parlant de ces races, qu'il considère comme pathologiques, minées et ravagées par la faim, les place dans la même catégorie. Et il suffit d'observer les rares spécimens des Boschimans au Cap, qui, bien nourris, changent d'aspect et de stature, pour voir ce qu'un seul élément, la nourriture, peut faire pour l'aspect de l'homme.
Le milieu réagit quelquefois brusquement sur les caractères physiologiques de l'homme, comme le prouve Quatrefages. Après huit années d'esclavage chez les Yukatèques, dont il avait dû adopter le costume et le genre de vie, Jérôme d'Aguilar, l'interprète de Cortez, ne pouvait plus être distingué des indigènes. Langsdorf a trouvé à Noukahiva un matelot anglais que plusieurs années de séjour dans cette île avaient rendu entièrement semblable à un Polynésien.
Chez le Nègre amené en Europe, le teint s'éclaircit.
C'est sous nos yeux que naît et grandit une variété humaine nouvelle, dite la race anglo — , ou mieux européo-américaine ^ Elle est aussi distincte, aussi bien caractérisée comme race que n'importe quelle autre race humaine.
Todds ^ nous dira que le vrai yankee se dislingue de l'Anglais par le côté pointu et angulaire de son visage. Il se rapproche des Américains autochtones et se signale également par ce trait caractéristique que la partie inférieure d e son visage est presque quadrangulaire, par opposition à la forme ovale de l'Anglais. Knox a signalé chez les yankees la diminution du tissu adipeux et des appareils glandulaires, tandis que Desor insiste sur l'allongement du cou.
Pruner-Bey constate que FAnglo-américain présente, dès la seconde génération, des traits du type indien qui le rapprochent des Lenni-Lenapes, des Iroquois, des Cherokees. Plus tard le système glandulaire se restreint au minimum de son développement normal, la peau devient sèche comme du cuir^ elle perd la chaleur du teint et la rougeur des joues^ qui sont remplacées par une teinte limoneuse chez la femme par une pâleur fade. La tête se râpe