Mém. de la Soc. d'Anthrop., IIP série, t. I
lois de l'influence du milieu ne sont pas encore nettement établies. Ce qui nous manque surtout, c'est la mise au point de l'influence partielle des nombreux facteurs qui le composent. Dans l'impossibilité où nous nous trouvons de formuler d'une façon précise la répercussion des causes extérieures sur la valeur physique et intellectuelle des humains, force nous est d'enregistrer pêle-mêle des observations en bloc, incontestables et incontestées. C'est de leur ensemble que ressort l'explication de la genèse de la formation des variétés humaines, si opposées qu'elles paraissent au premier abord.
Les causes morales, comme la liberté dont jouissent les habitants ; la considération dont ils sont assurés ; le sentiment bienfaisant d'égalité devant la loi et le respect de la dignité humaine ; l'instruction qui leur est prodiguée; le système rationnel des impôts qui contribuent à leur bien-être ; la facilité des communications intérieures et extérieures ; la façon dont l'État exerce ses privilèges et monopoles; la justice, respectueuse de toutes les aspirations légitimes des citoyens ; et tant d'autres conditions du développement sain d'un pays, ont également leur répercussion sur la formation physiologique des humains.
En voici quelques exemples frappants :
Norton^ assure que, dans le pays étudié par lui, les enfants nègres, nés libres, ont de plus beaux yeux,