‹ Le préjugé des racesChapitre 6 sur 122 · PREFACE POUR LA 4^ EDITION · texte numérisé non relu

PREFACE POUR LA 4^ EDITION

Le progrès essentiel de la civilisation consiste dans la substitution des principes et des types d'éthique morale supérieure à ceux de morale inférieure.

La hase suprême de toutes les religions « tu aimeras ton prochain comme toi-même », n''est point immuable. Elle se perfectionne selon la direction qu'elle imprime à la conscience. Toute la question est là : qui est notre prochain f

La famille est devenue la tribu, la communauté de croyances, la patrie, la race...

La définition et le sentiment du prochain s'élargissaient de la sorte à travers les siècles.

Le véritable progrès moral engendre Vextension graduelle des sentiments altruistes en nous approchant vers V Universel, autrement dit, vers la fraternité de tous les peuples et de toutes les races.

Le passage d'un stade à V autre demandait autrefois des dizaines de siècles ; de nos fours il s'opère à vue d'œil. A mesure que Vhumanité se spiritualise et que Vémotion de r Idéal ou des Idéaux anime et dirige ses destinées, nous assistons à des modifications rapides de nos états d'âme.

C'est ainsi que le préjugé de l'inégalité des races s'évanouit à nos yeux aussi brusquement que celui des sexes.

La femme rentre dans la vie de l'homme, de même que les peuples de couleur dans celle de notre globe, rehaussés par l'auréole de l'humanité unique, divine et éternelle.

Nous venons d'assister à des transformations mentales miraculeuses de l'âme renouvelée des peuples. Et plus que jamais se réalise cette maxime de sociologie et philosophie optimiste : « // n'est point d'idéal si élevé qu'il soit dans la

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