‹ Le préjugé des racesChapitre 62 sur 122 · Darwin. Voyage d'un naturaliste · texte numérisé non relu

Darwin. Voyage d'un naturaliste

CITAPÏTRE ÏT

Nous avons vu comment, sous l'influence du milieu, évoluent les types humains. Le climat et la manière de vivre, dans leur compréhension la plus large, arrivent à contrebalancer jusqu'à l'influence héréditaire. Le crâne et toutes les autres parties de notre organisme subissent ainsi des changements essentiels, et tout en se modifiant, ils ne dépassent pourtant jamais la limite qui sépare l'homme des autres espèces animales.

Le mélange, autrement dit le croisement du sang, entre les variétés humaines, provoque à lui tout seul, presque autant de changements que les facteurs innombrables du milieu. Il se pratique d'une façon inconsciente, dès l'apparition de l'homme sur la terre. C'est au croisement du sang qu'on doit l'existence des races intermédiaires, adoucissant ou nivelant les contradictions par trop violentes que le rriî'i'Mi, livré à lui seul, aurait pu engendrer. Ce

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