‹ Le premier cardinal canadien [microforme]Chapitre 52 sur 75 · L. Cano. JAcoBini · texte numérisé non relu

L. Cano. JAcoBini

Rome, 9 décembre 1886.

L’Archevêché de Québec, abandonné à ses seules ressources, eût été incapable de subvenir aux frais de réception des Délégués du Saint-Siège, aux dépenses occasionnées par la nécessité de faire les choses d’une manière digne d'une ville catholique comme Québec, et aux autres dépenses. ordinaires d’étiquette

et de haute convenance commandées par l'impérieuse loi de la coutume autorisée. C’est ce qu'a parfaitement compris la société canadienne, Aussi avons-nous vu, non seulement les membres du clergé et les citoyens se mettre généreusement à contribution, mais encore la Corporation de la ville de Québec et le Parlement lui-même prendre leur part de frais.

Iyaer les souscriptions privées très généreuses, des dons délicats, dont nous aurions aimé à publier la liste complète ; mais des défenses formelles, motivées par cette belle vertu de modestie, encore pratiquée de nos jours en dépit du courant contraire, et ne venant pas de la part des donateurs les moins généreux, nous meltraient dans la pénible obligation de donner une liste tronquée. Du reste les journaux du temps ont rendu justice à ceux dont alors on a pu se procurer les noms, et le bon Dieu connaît et recompensera les autres. Les revenus de l’Archevêché de Québec n’en sont pas devenus plus considérables; mais, grâce à ce concours généreux, la ville de Québec a pu faire les choses grandement et ne pas déchoir de sa répulation. Le bul a donc été atteint,

A la vue de l'empressement universel et du concours de toutes les volontés pour rehausser l'éclat des fêtes cardinalices, Son Emirence éprouva le besoin d'exprimer publiquement sa vive reconnaissance. Aussi fit-elle écrire par M. l'Abbé Marois, son Secrétaire, la lettre suivante, qui fut publiée par tous les journaux :

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