‹ Le premier cardinal canadien [microforme]Chapitre 64 sur 75 · LETTRE DE SON ÉMIMENCE LE CARDINAL GANGLBAUER · texte numérisé non relu

LETTRE DE SON ÉMIMENCE LE CARDINAL GANGLBAUER

Traduction.

Rome, 11 juin 1886.

Eminentissime, Révérendissime et très Cher S ‘igneur,

Comme Sa Sainteté Notre Seigneur le Pape Léon XHIT a daigné Vous élever à la dignité du Cardinalat, je ne saurais vous taire mes sentiments de vive salisfaction et de félicitation, que m'imposent du reste les devoirs de ma posilion. Je désire que Vous soyez persuadé de la grande joie que j'ai éprouvée en apprenant que Sa Saintelé, qui sait si bien reconnaître et apprécier le vrai mérite, Vous a adjoint au Sénat des Pères honorés de la Pourpre. Je me réjouis de cette justice rendue à Votre vertu, ainsi que de l'honneur et de l'éclat que Votre présence va ajouter au Collège des Eminentissimes Pères. Je Vous félicite donc de tout cœur de ce nouveau titre ajouté à tous ceux que Vous possédiez déjà et je prie Dieu de le faire concourir à Votre bonheur.

Vous baisant humblement les mains, je me souscris

de Votre Éminence le très humble, très dévoué et fidèle serviteur,

CéLESTIN Jos : CARD. GANGLBAUER, Archevêque de Vienne.

LerTRe DE SON ÉMINENCE LE CARDINAL BONAPARTE.

Rome, 21 août 1886.

A Son Éminence Révérendissime le Cardinal Taschereau, Archevêque de Québec.

Éminentissime, Révérendissime et très Cher Seigneur,

C'est avec un vif plaisir que j'ai reçu votre honorée lettre par laquelle vous avez la bonté de me faire part de votre promotion à la haute Diguité du Cardinalat. Tout en lui rendant

grâces de sa délicate attention, je me réjouis de tout cœur avec Votre Éminence de sa promotion si bien méritée, et je prie avec ferveur le Seigneur Dieu de vous donner bonheur et prospérité pendant une longue série d'années, pour le bien de votre cher diocèse si heureusement confié à votre charité et à votre zèle, ainsi que pour l'avantage de la Sainte Église Cathodique, dans ces temps de si furieuse persécution. J'ai le doux espoir que Dieu, dans son infinie miséricorde, exaucera les vœux que je lui exprime, et daignera donner bientôt la paix tant désirée à son Épouse chérie, la consolation à tous les fidèles chrétiens, el tout particulièrement à Notre Saint Père, qui dirige avec tant de sagesse et de zèle la barque de Pierre. Je prie en terminant Votre Éminence de vouloir bien agréer l'assurance sincère de la haute estime et du plus profond res- .pect avec lesquels je lui baise très humblement les mains.

De Votre Éminence le très humble et très dévoué serviteur,

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