L. CARDINAL BONAPARTE
LerrRe DE M6n D. JAcOBINI, SECRÉTAIRE DE LA PROPAGANDE.
Rome, 7 juin 1886.
Éminence Révérendissime, Je me réjouis de tout cœur avec Votre Éminence Révéren- ‘dissime de sa nouvelle dignité et de l'honneur que vient de lui conférer le Saint-Père, dignité et honneur bien dûs aux mérites de votre vertu et de vos qualités, dignité et honneur ‘qui seront pour le plus grand avantage de la Chrétienté et pour l’exaltation de l’Églisé de Dieu. Plaise à la divine bonté de vous conserver pour la justification de cetle espérance, ainsi que pour la satisfaction de vos dévoués serviteurs, parmi Jesquels je ans à compter pour un des plus affectionnés.
Avec les sentiments de la plus haute estime, je baise votre Pourpre sacrée et me souscris
de Votre Éminence Révérendissime le très humble et très dévoué serviteur,
+ D. Ancu. De TYr, Secrétaire de la Propagande.
LETTRE DE MGR AGLIARDI, ARCHEVÊQUE DE CÉSARÉE. Traduction.
Rome, Propagande,
15 mai 1886.
Excellence Révérendissime,
De retour à Rome pour rélablir mes forces, j'ai appris la belle nouvelle de la promotion de Votre Excellence au Cardi. nalat. Vous, qui me connaissez, vous pouvez facilement comprendre quelle a été ma joie et combien je tiens à être un des pr’ iers à vous offrir mes bien sincères félicitations. Je vo.s Gans cet évènement, non seulement une juste récompense accordée à la vertu, à la doctrine et aux fatigues pastorales de Votre Excellence Révérendissime, mais une admirable disposition de Ja divine Providence, qui, après des luttes longues et pénibles, a voulu consolider dans votre pays l’œuvre de la paix et de la justice. Aussi après avoir félicité Votre Excellence, je remercie le Seigneur qui, par des voies secrètes et vraiment admirables, a accordé un si magnifique triomphe à votre cause, qui est aussi celle de vos dévoués défenseurs, Je prie Votre Excellence de vouloir bien agréer l'expression de mes sentiments dévoués ; et, dans l'espérance de pouvoir bientôt, à Bome même, baiser votre Pourpre sacrée, j'ai l'honneur de me souscrire, avec la plus profonde vénération,
de Votre Excellence Révérendissime le très humble, très dévoué et très obéissant serviteur,
f ANTONIO AGLIARDI, Arch. de Césarée,
LerrRe DE MGR FABRE, ARCHEVÈQUE DE MONTRÉAL.
Montréal, 10 mars 1886.
Monseigneur,
Je viens d'apprendre que Votre Grandeur a reçu un télégramme du Séminaire Français, annonçant votre prochaine promotion au Cardinalat. Cette nouvelle, Monseigneur, va réjouir tout le pays, mais plus particulièrement ceux qui ont eu des rapports plus fréquents avec Votre Grandeur, Permettezmoi de m'unir à tous ceux qui vous entourent pour vous apporter ma part de félicitations d’avoir su mériter la confiance du Saint-Père, et d’avoir attiré sur notre pays cet honneur insigne,
Veuillez me croire, comme par le passé, de Votre Grandeur le tout dévoué et
fidèle suffragant,
+ Enouann Cus, Év. de Montréal,
LETTRE DE Mér DUHAMEL, ARCHEVÊQUE D'OTTAWA,
Évêché d'Ottawa, le 11 mars 1886.
Monseigneur,
Une dépêche de Paris dit que le «Moniteur de Rome » annonce que Votre Grandeur sera cr£ée Cardinal au prochain consistoire. Je considère cette nouvelle comme une confirmation des rumeurs qui circulaient depuis quelques mois. Il y a donc tout lieu de croire que nous aurons bientôt un Cardipal canadien. Je m’en réjouis et je m’empresse de féliciter Votre Grandeur sur l'honneur qui doit lui en revenir, ainsi qu'au plus ancien siège épiscopal du pays.
N’oubliant pas que c’est des mains de Votre Grandeur que j'ai reçu la consécration épiscopale, je me réjouis, comme un bon fils, des honneurs que le Saint-Siège veut bien lui décerner.
Veuillez, Monseigneur, agréer mes félicitations et me croire de Votre Grandeur le
tout dévoué serviteur,
+ J. Tuomas, Rv. d'Ottawa.
Lerrre ne Men Jos. Lanoëque, ancien Évêque pe Sr-Hyacntri, St-Hyacinthe, 41 mai 1886.
Éminence fflustrissime et Révérendissime,
La connaissance de votre nomination officielle toute pro-
chaine au Cardinalat a réjoui ma solitude, eomme le Canada - tout entier.
Notre vénérable église de Québec, déjà eeïnte d’une si belle couronne, comme ayant été la reine et la pourvoyeusede toutes les églises de l'Amérique du Nord, va se revêtir encore d’une brillante livrée, en devenant église cardinalice. Et vous, Éminence, vous allez être comme F'auréole complémentaire qui va ceindre son auguste front.
Le Chef de l'Église est élevé sur le Saint-Siège pour étendre sa vue et son discernement jusqu'aux confins du monde catholique.
C'est un sujet bien mérité de congrafnlalions, Éminence, que Sa Sainteté ait discerné, dans votre personne, la piété, le talent et la science qui vous signalent à la haute considération de tout le Dominion britannique au sein duquel nous vivons.
Que Votre Éminence daigne agréer l'humble demande que
je lui fais de confondre l'expression de mes sentiments avec les nombreuses félicitaltons qui lui arrivent de toutes parts.
L'écho des coups de eanon que l'on va tirer, à volre inauguration, va se répéter autant de fois à mon cœur ému.
Vive ! vive Son Éminence Illustrissime et Révérendissime E.-A. Taschereau, premier Cardinal de l'église de Québec, dont la jurisdiction s’étendit jadis de l'Atlantique au Pacifique, et de la Nouvelle-Orléans à la mer giaciale !
De Votre Éminence le respectueux et dévoué serviteur, + Jos. Ev. ne GErMaAwicopouis, ancien Évêque de St-Hyacinthe,
Lerrne pe Mou Larcèous, Évique Des Trois-Rivières. Les Trois-Rivières, 8 juin 1886.
A Son Éminence
le Cardinal Taschereau, Archevêque de Québee. Monseigneur,
J'ai reçu, par M. le Grand Vicaire C. E. Legaré, avis officiel de la promotion de Votre Grandeur à la dignité cardinalice.
Notre Saint Père le Pape a donné par eet acle un témoignage de grande bienveillance à notre cher pays, tout humble qu'il soit, si bien qu'il n’a plus à envier aucune dignité ecclésiaslique aux pays les plus renommés.
Il a sans aucun doute également voulu reconnaître publi quemeut les mérites et les droits de l'antique église de Québec, berceau d’un si grand nombre d'églises d'Amérique.
C’est en même temps un très grand honneur accordé à Votre Grandeur par Sa Sainteté.
Daignez done, Éminence, agréer mes respectueux hommages.
J'ai l'honneur d’être
de Votre Éminence le très humble serviteur,
+ L. F. Év. pes Taois-Riviènes.
Lerree pe Mon Lancevin, ÉvéQquE DE Rimousi.
Rimouski, 11 mars 1886.
Monseigneur,
Je vois avec plaisir par les derniers journaux que la promotion de Votre Grandeur au Cardinalat est décidée par le Souverain Pentife. Permettez-moi de veus offrir mes respectueuses et bien sincères félicitations d’un tel honneur, qui rejaillit naturellement sur toute notre province ecclésiastique,
et même sur notre pays tout entier, Je m'en réjouis grandement pour Votre Grandeur personnellement, qui trouve dans cette promolion la solennelle reconnaissance par le Saint- Siège de ses mérites, de ses vertus, de ses talents et de ses connaissances ; et aussi pour le siège métropolitain de Québec, qui a donné naissance à tant d'autres dioeèses dans l'Amérique du Nord.
Veuillez accepter en même temps, Monseigneur, le nouvel hommage de mon profond respect el de mon entier dévouement.
+ JEAN, Ev. px Sr-G, 06 Rimouski.
Lerras DE Mer ANTOINE RACINE, ÉVÊQUE DE SHERBROOKE.
Sherbrooke, 10 mars 1886.
Monseigneur,
Un télégramme de Québce m’apprend l'heureuse nouvelle de votre prochaine promotion au Cardinalat. Cette promotion, je la demandais avec instance au Saint-Père, dans ma lettre du trois janvier de cette année. Deo gratias ! « In medio magnatorum ministrabit, et in conspectu Præsidis apparebit.»
Cet évènement, grand pour vous-même, grand pour l'église de Québec, mère feconde de plus de soixante églises, grand pour le peuple canadien-français, portera la joie dans tous les cœurs des catholiques de notre pays.
En ma qualité d’évêque suffragant et d'enfant de l’église de Québec, je viens vous offrir mes plus sincères félicitations, en répétant de tout cœur le souhait de la sainte liturgie : Ad mulios annos ! Ad multos annos ! Ad mulios annos ! pour la gloire de Dieu et la prospérité de l’église du Canada.
Veuillez agréer l'hommage des sentiments respectueux et dévoués avec lesquels je demeure
de Votre Grandeur le très humble serviteur, + ANTOINE, Êv. DE SHERBROOKE.
LETTRE DE Mér Moreau, Évèque DE Sr-HyACINTHE.
St-Hyacinthe, 11 mars 14886.
Monseigneur,
Recevant à l'instant la teneur du télégramme adressé hier à Votre Grandeur, je ne veux pas tarder à lui présenter mes plus respectueuses félicitations sur son élévation à la dignité ecclésiastique qui n’a au-dessus d'elle que le Souverain Pontificat.
Vous ne sauriez croire, Monseigneur, combien cette nouvelle me rend heureux. C'est la réalisation d'un vœu que je forme depuis longtemps, et que j'ai exprimé plusieurs fois à notre Bienheureux Père Léon XIIL Je vois Votre Grandeur vengée des attaques dont Elle a été si souvent l’objet, et victorieuse des grandes luttes qu'Elle a soutenues pour l'honneur de la religion depuis qu’Elle est sur le siège archiépiscopal. Je vois en cet heureux évènement le couronnement de vos mérites, de vos travaux et de vos vertus, l'apaisement final de nos difficultés religieuses, et l'aurore de beaux jours pour notre catholique Canada. 1 n’en faut pas davantage pour entrer dans une sainte jubilation, et j'y suis véritablement, Monseigneur.
Qu'il arrive bientôt le jour où Votre Grandeur recevra la notification officielle de sa promotion à la dignité cardinalice, et celui où Elle ceindra sa tête de la Barrelte rouge, qui lui sera remise par les envoyés du Saint-Père ! Je lui promets que je ne serai pas un des derniers à me rendre à Québec, pour être témoin de cette imposante cérémonie.
Veuillez bien me croire, Monseigneur, votre tout dévoué et humble serviteur,
+ L. 2. Év. DE ST-HYACINTRE.
TéLÉGRAMME DE Mon Dominique Racine, Évique De Cmicourim.
Chicoutimi, 11 mars 1886.
A Sa Grandeur Mgr Taschereau, Archevêque de Québec.
Grande nouvelle ! Agréez sincères félicitations et souhaits
ardents de bonheur.
Dom. Év. ne Cmicourim.
Lerrre p6 Mén LoRRaiN, VICAIRE APOSTOLIQUE p£ PonrTiAc.
Pembrooke, 13 mars 1886, Monseigneur,
* Depuis quinze jours, je suis seul ici à la besogne, la maladie empêchant le seul prêtre que j'aie avec: moi, de faire aucun ministère. C’est la raison pour laquelle. l'expédition des affaires du Vicariat n'est pas aussi promple qu'il serait à désirer...
Supposant vraie la rumeur qui annonce votre élévation au Cardinalat, je vous offre mes plus sincères félicitations, et me réjouis grandement de l'honneur que le Saint-Siège veut bien conférer à un pontife si digne, et à une province ecclésiastique demeure, malgré ses chicanes, la plus chrétienne et la plus franchement catholique du monde entier.
Vous priant d’agréer l'assurance de mon plus profond respect et de mon plus sincère dévouement, je demeure
votre tout dévoué en J.-C., N. Z. Lornan, V. À. P.
LerrTRe pe Mor Graver, Évêque DE Nicozer.
Nicolet, 11 mars 1886.
Monseigneur, Je viens ajouter à mon télégramme d’hier une expression plus intime de la joie qui inonde mon âme, à l'occasion de l’insigne honneur conféré à Votre Grandeur et de ce nouveau
triomphe. Oui je me réjouis—j'ai mis ce malin le Séminaire et loules les écoles en congé—de voir Votre Grandeur entrer dans le vénérable Collège des Cardinaux de la Sainte Église, et recevoir ce haut témoignage de la confiance du Saint-Père. Je me réjouis de voir toutes nos causes triompher dans voire personne,
Je ne sais vraiment comment remercier le bon Dieu autant que je le voudrais, Je crois entrer dans vos intentions en demandant à saint Joseph, que vous aimez si vivement, de suppléer à mon insuffisance, et d'environner votre chère et! vénérable personne d’une tendresse et d'une protection égales, aux honneurs accumulés sur votre auguste tête, Et je demeure, : avec une affection vraiment filiale, plus que jamais,
votre tout dévoué .
+ Ecrnècr, Év. pe Nicoer.
LETTRE DE Men Bossé, PRÉFET APOSTOLIQUE Du GOLFE ST-LAURENT.
Pointe-aux-Esquimaux, 29 avril 1886.
Monseigneur,
La distance nous relègue à la onzième heure.
Et cependant, à la première nouvelle de votre prochaine exaltation à la Pourpre sacrée, la Préfecture entière n'a eu qu'un cœur, et ce cœur, débordant de joie et de filial dévouement, était à l'instant à vos pieds, sous votre main bénissante.
Oui, Monseigneur, nous nous réjouissons (olis prœæcordiis de ce grand évènement que vous appelez à bon droit un abème, car c’est un abime de gloire pour l'église canadienne décorée en son digne chef.
Il y a bien longtemps que le sang canadien coule pour Dieu et son Église. Voilà ce dont votre Pourpre auguste sera toute baignée et teinte. Elle sera le drapeau de victoire de tant de nos compatriotes, fidèles à leur Dieu et à leur Dame l’Église, et fidèles usque ad effusionem sanguinis inclusive. Oui, vous
êtes notre porte-drapeau : sequemur le quocumque ieris, nous savons par quel sûr et glorieux chemin.
Tout cela élève Votre Grandeur bien haut. Mais précisement parce qu'elles viendront de celte hauteur, vos bénédictions et vos paroles n'en seront que plus effectives. Comme aussi, parcourant celte distance qui nous sépare de vous, la dévotion de cette Préfecture entière envers votre excellentissime personne, vérifiera ce dicton : vires acquirit eundo,
Avec infiniment plus d'éloquence que nous ne pourrions le faire, on dira à Votre Éminence l’ad multos annos ; mais nous défions quiconque de le dire avec plus de cœur que la Préfecture Apostolique du Golfe St-Laurent. Que votre cœur paternel nous accorde en retour sa bénédiction et un souvenir en ses saiutes prières.
Daignez accepter ces vœux et sentiments de vos enfants très humbles et tout aimants, F. X. Bossi Ptre, Préfet Apostolique du Golfe St-Laurent.
Ls Ar. Lax6Lois Ptre, Vice-Préfet, P. Tnépence Pire, Missionnaire, au nom des Missionnaires de la Préf. Ap. du G. St-Laurent. Sr STE Manrine, Supérieure du Couvent St-Joseph du Labrador.
ARTHUR CARTER, au nom des fidèles de la Préf. Apost. du G. St-Laurent.
Lerrne pe Mer Lyc, ARCHEVÈQUE DE TonoNrTo.
Traduction.
Palais St-Michel, Toronto, 18 mars 1886.
Très Révérend et Cher Archevèque,
Permettez-moi, à l'occasion du quinzième annivertaire de la consécration de Votre Grâce, de vous présenter mes plus
cordiales félicitations ; et, dans la prévision certaine de votre prochaine promotion à la dignité de Cardinal, de multiplier mes félicitations au centuple.
Personne n'est plus heureux que moi de ce double honneur que le Saint-Père a l'intention de conférer et à vous-même et à votre vénérable siège de Québec,
Je n'ai aucun doute que, sous plus d'un rapport, la promotion de Votre Grâce va produire un immense bien, non seulement à votre province, mais aussi à toute l'Amérique,
De Votre Grâce le très humble serviteur et Frère en J.-C.,
+ Jon Joscen Lyncu, Archevèque de Toronto.
Lerrre DE Mon Jamor, ÉVÊQUE DE Perensonoucn, Onr.
Peterborough, 12 mars 1886.
Monseigneur,
Depuis un certain nombre de jours, je vois dans les journaux, qui le donnent d’une manière positive, que Votre Grandeur va bientôt être élevée à la dignité de Cardinal. Je crois à cette heureuse nouvelle d'autant plus que, pendant que j'étais à Rome dernièrement, j'ai entendu dire que très probablement il en serait ainsi sous peu. J'y laissai même une lettre dans laquelle je disais que nous, au Canada, nousserions très honorés de voir Votre Grandeur élevée au Cardinalat.
Permettez-moi donc, Monseigneur, de vous offrir mes humbles félicitations et de dire que la promotion de Votre Grandeur à la pourpre cardinalice sera un très grand honneur à l'église du Canada. Bien entendu que la principale part de l'honneur en reviendra à cette ancienne église de Québec, la Mère de toutes les églises du Canada et de plusieurs des États- Unis. Mais comme les enfants se réjouissent de la gloire et de la dignité de leurs parents, nous aussi, enfants de l'ancienne
252 EXTRAIT DE LA CORRESPONDANCE église, nous nous réjouissons de l’insigne marque de distinction donnée au plus illustre de ses Archevèques.
J'ai l'honneur d’être avec respect, Monseigneur, votre très humble serviteur el ami,
(1) + Jean François, Év. de Peterborough.
LerrRe DE Mon CLEARY, ÉVÈQUE DE KiN6sTON, ONT. Traduction.
Kingston, Ont., 20 juin 1886.
Cher Seigneur Cardinal,
Il y a quelques jours, pendant que j'étais très activement occupé aux exercices d'une Mission donnée dans ma Cathédrale, j'ai reçu, par l'intermédiaire de votre digne Vicaire Général, un avis officiel de votre élévation à la dignité cardinalice.
Je m’empresse de saisir le premier moment libre pour offrir à Votre Éminence mes bien vives félicitations de cet honneur de la plus haute dignité ecclésiastique, conféré à votre personne en considération de vos mérites et aussi pour honorer votre siège archiépiscopal, église-mére de loutes les églises épiscopales du Canada.
Je me réjouis de ce grand évènement avec Votre Éminence, et aussi avec Québec, dont Kingston a l'honneur d'être la fille aînée.
Souhaitant à votre Éminence de nombreuses années de santé - et de bonheur dans son auguste dignité, j'ai l'honneur d'êlre
de Votre Éminence le très humble et très dévoué serviteur, + JAMES VINCENT CLEARY, Évèque de Kingston.
(1) Hélas ! Une mort prématurée n'a pas permis à Mgr Jamot de {voir ici-bas les fêtes cardinalices,
Lettre DE Mon Canseny, ÉVÊQUE DE HAMILTON, ONr. L ‘Traduction.
Hamilton, 25 mars 1886.
Mon cher Seigneur Archevèque, Je viens de recevoir de Rome des nouvelles qui confirment la rumeur de votre prochaine élévation à la dignité de Cardinal de la Sainte Église. En union avec vos nombreux amis et admirateurs, je m’empresse de vous offrir mes sincères et cordiales félicitations pour votre promotion si bien méritée,
Je me réjouis, non seulement à cause de vous, mais aussi à cause de cette fidèle et loyale église du Canada, dont les droits à une distinction sont maintenant reconnus par le sage et savant Léon XII.
Je suis sûr de n'être que l'écho des sentiments de tous nos
Évèaues et de tout notre clergé, quand je dis que, par cet honneur conféré au digne Prélat de l’église-mère en Canada, nous nous sentons tous honorés, et que nous sommes profondément reconnaissants envers le Saint-Père pour celte marque signalée de sollicitude paternelle.
Priant le Seigneur de vous accorder de nombreuses années pour jouir de vos insignes honneurs et pour ajouter à l'éclat de la longue série des Sénateurs de l'Église, je demeure, mon cher Seigneur,
de Votre Grâce le dévoué et fidèle Frère en N.S., + JAMES J. CARBERY,
Év. de Hainilton.
nm
Lerrre De Mon Watsn, ÉvêQue pe Lonpon, Onr.
Traduction.
‘London, Ont.,
16 mars 1886.
Mon chet Seigneur Archevêque,
Dans l'espérance que les nouvelles publiées par les journaux “touchant votre prochaine élévation à la dignité de Cardinal,
sont vraies, je vous prie de vouloir bien agréer l'expression de mes cordiales félicitations ainsi que de ma joie à l’occasion de cet honneur insigne que le Saint-Père se propose de conférer à vous personnellement, à l'ancien et illustre siège de Québec, et à l'église canadienne toute entière.
Certainement, s’il y a sur ce continent un siège plus digne d'honneur que tout autre, c’est bien le siège de Québec, mère féconde de tant de diocèses, que tant d'illustres évêques ont honoré par leurs vertus, leur science et les grands services qu'ils ont rendus à la religion.
Je me réjouis, Monseigneur, de ce que, parmi ces grands prélats qui ont présidé aux intérêts religieux de Québec, ce soit Votre Grâce qui ait élé choisie par le Vicaire du Christ pour être le premier Cardinal canadien.
Que Dieu vous accorde, Monseigneur, la grâce de soutenir le haut rang du Cardinalat avec mérite pour vous-même et avec honneur pour notre église canadienne, c’est là, soyezen sûr, ma fervente prière.
J'ai l'honneur d'être, Monseigneur, vec la plus haute estime, votre dévoué serviteur et frère, + Joux Wazsu, Év. DE LONDON.
Lertre DE Mer O'Manony, ÉVÊQUE COADIUTEUR DE ToRoNTo.
Traduction.
Toru...0, 14 juin 1886.
Au Très Rév. Cyrille-E. Legaré,
Révérend et cher Monsieur,
J'ai l'honneur d’accuser réception de votre lettre du 7 de ce mois, m’informant de la promotion si bien méritée au Cardi-
falat de Sa Grâce l’Archevèque de Québec. Veuillez avoir la bonté d'offrir à Son Éminence mes meilleures félicitations à l'occasion de ce glorieux évènement, mes vifs remerciements pour l'honneur d'en avoir été informè par votre intermédiaire, et surtout l'assurance des vœux ardents que j’adresse au ciel afin qu’Elle jouisse longtemps des honneurs que lui confère le Saint-Père, pour la gloire de Dieu et pour l'avantage de l’Église catholique dans ce Dominion du Canada.
Veuillez agréer, très Rév. Monsieur, les bons souhaits de
votre dévoué en N.S.
f S. O'Manony, Év. »'Eupocia,
Coadjuteur de Toronto.
LETTRE pE Mer O'BRIEN, ARCHEVÊQUE D'HALIFAX, N.-E. Traduction.
Halifax, N.-E., 25 mai 1886.
Cher Seigneur Cardinal,
J'attendais des nouvelles authentiques avant de vous adresser mes félicitations. J'arrive un peu tard peut-être ; mais mes félicitations n’en sont pas moins sincères. L’éminente dignité à laquelle le Saint-Père a gracieusement voulu vous élever, est une juste reconnaissance de l'importance de votre siège, ainsi qu’une récompense de vos longs services dans l'Église de Dieu.
Puissiez-vous vivre longtemps pour faire valoir votre nou velle position : tel est, Monseigneur le Cardinal, le vœu de
votre obéissant serviteur
Ÿ C. O’BRiEx, ARCHEVÊQUE D'HALIFAx,
Lermne ne Mon SWEENY, ÉVÊQUE DE ST-JEAN, NouvEAu-BRUNSWICK, Traduction.
Le St-Jean, N. B., 12 juin 1886.
Très Rév. C.-E. Legaré, Vicaire Général.
Très Révérend et cher Monsieur,
J'ai recu votre honorée lettre m'annonçant l’agréable nouvelle que le Saint-Père a bien voulu élever Monseigneur Taschereau, le distingué archevèque de Québec, à la haute dignité de Cardinal de la Sainte Église Romaine, Cet honneur signalé, que l’histoire du Canada a à enregistrer pour la première fois, doit être une source de joie non seulement pour l'ancien siège de Québec, mais pour loule l'église du Canada. Yeuillez avoir la bonté de présenter à Son Éminence l'expression de mes meilleurs respects et de mes vives félicitations à l'occasion de ce glorieux évènement. Croyez-moi, cher Monsieur,
bien sincèrement votre dévoué en N. $.
+ J. Sweeny, Év. DE ST-JEAN.
en
Lerrre DE Mon Mclntyne, EVÈQUE DE CHARLOTTETOWN, [. P.E. Traduction.
Charlottetown, Ile du Prince Édouard.
15 juin 1886.
Très Révérend C. Legaré, V. G, Très Révérend et cher Monsieur,
J'ai l'honneur d’aceuser réception de votre lettre du 7 de ce mois, me communiquant l'avis officiel de l'élévation de Sa Grâce l'Archevêque de Québec à la dignité de Cardinal. C’est pour moi une vive satisfaction de vous exprimer loute la joie que me cause ce grand évènement,
Monseigneur l’Archevêque a été, par son érudition, une gloire pour l'église du Canada ; comme Cardinal il va répandre un aouveau lustre sur son histoire.
Les catholiques des Provinces Maritimes prennent un aussi vif intérêt à cet acte de Notre Saint Père Léon XHII, que peut le faire le peuple de Québec. L'’honneur du Cardinalat conféré à l'Archevêque de Québec, est un honneur qui rejaillit sur tous les catholiques du Dominion et sur toute l’église du Canada.
Les catholiques du diocèse de Charlottetown, de même que leur évêque et leur clergé, se réjouissent en cette circonstance avec tout le peuple canadien, et ils unissent leurs prières aux miennes pour obtenir que le digne Archevêque, ainsi honoré par l’Église en devenant le premier Cardinal canadien, puisse être conservé longtemps à la tête de son vaste diocèse, source de l'église canadienne.
Veuillez, très Révérend et cher Monsieur, offrir à Son Éminence mes plus cordiales félicitations, ainsi que celles de mon clergé et de mes diocésains.
Agréez pour vous-même l'expression de la très haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être
votre tout dévoué en N. S.
+ Peter MclnTyRE, ÉV. DE CHARLOTTETOWN.
Lerrre pe Mer Rocens, ÉVÊQUE DE CHATHAM, N.-B. Traduction.
Chatham, N.-B., 15 avril 1886.
Révérendissime et Éminentissime Seigneur Archevêque et Cardinal désigné,
Je ne fais que d'arriver de ma visite pastorale à Tracadie, Pokemouche, Caraquet, Grande-Anse etc., le long de la mer à partir de Chatham, et de Grandes-Chutes, St-Basile, St-François et autres ans de Madawaska sur la rivière St-Jean, ce qui
m'a retenu pendant tout le dernier mois. Cette longue absence m'a empêché de satisfaire le désir que j'ai depuis longtemps déjà, d'écrire à Votre Éminence pour lui exprimer mes plus respectueuses comme mes plus cordiales félicitations à l'occasion de son adjonction par le Saint-Père au Collège des Cardinaux.
Cet évènement, qui n’a pas été {out-à-fait inattendu par ici, n’honore pas seulement les éminentes vertus personnelles et la science de Votre Éminence, ainsi que l'Université Laval, dont vous avez été pendant tant d'années l'illustre Recteur avant votre élévation au poste d’Archevêque, mais aussi cette vénérable église de Québec, mère féconde qui a donné naïissance à (ous les sièges du Canada, sans compter un grand nombre d’autres contenus maintenant dans les limites des États Unis.
Tous, nous sommes profondément reconnaissants au Père commun des Fidèles pour cet honneur accordé à l'église du Canada ; car tous, Évâques, prêtres et fidèles du Canada se sentent honorés dans l'église-mère de Québec et dans la personne de son très éminent Pontife.
Daignez done, Révérendissime et Éminentissime Seigneur, accepter l'hommage de mon plus profond respect, de mes plus cordiales félicitations, de mes meilleurs vœux de bonheur, ainsi que de mes humbles mais ferventes prières, pour que Dieu veuille bien achever son propre ouvrage, en bénissant, guidant, éclairant, forlifiant et soulageant Votre Éminence, pour vous permettre de remplir heureusement et effectivement tous les devoirs de votre éminente position ad multos faustos annos /
J'ai l'honneur d’être, mon Cher Seigneur Archevêque et Cardinal désigné,
le très humble et très dévoué serviteur en J. C. + James Rocens, ÉVÊQUE DE CHATHAM.
Lerrne pe Men CAMERON, Évique p'Ancnar, N.-E. Traduction.
Antigonish, 26 avril 1886.
Monseigneur l'Archevèque,
Je profite de cette occasion pour féliciter du fond du cœur Votre Grâce, la Province de Québec et tout le Dominion, de l'honneur insigne et bien mérité qui doit vous être conféré par l'immortel Léon XIII. Aucun diocèse, j'ose presque l’affirmer, n'éprouve, à la nouvelle de votre prochaine promotion au Cardinalat, une joie plus sincère et plus universelle, que le diocèse d'Arichat, qui a eu si longtemps raison de vous regarder comme un ami insigne et un bienfaiteur. Que le divin auteur de tout don parfait et excellent vous accorde toujours sa grâce en abondance pour sa prepre gloire et pour la sanctification des âmes : telle est, Monseigneur l'Archevèque, la fervente prière de
votre tout dévoué ir Christo, + Joux, ÉvÊQUE D'Anicnar.
Lettre DE Mér Taché, ARCHEVÊQUE DE ST-BontFACE, MANITOBA.
Ottawa, 13 mars 1886.
Monseigneur,
La nouvelle de votre élévation au Cardinalat est trop précieuse au cœur des Évêques du Canada pour que je me refuse l'honneur d'en féliciter et Votre Grandeur et le pays tout entier. Cette nouvelle faveur du Chef de l'Église nous montre en quelle estime il a votre personne vénérée, et aussi tout l'intérêt qu'il porte à l'église canadienne. Daignez, Monseigneur, recevoir mes félicitations les plus sincères, et les vœux que je forme pour le bonheur, la vie et la santé du premier Cardinal canadien. Si Votre Grandeur me le permet, j'irai, vendredi prochain, me joindre à votre clergé et aux fidèles de
votre ville arehiépiseopale, pour fêter l'anniversaire de votre consécration épiscopale.
Agréez, Monseïgneur, Vassurance du profond respect et du dévouement entier de votre très humble et obéissant serviteur,
+ Anex. Anen, pe Sr-Bontvace, 0. M. }.
eee +
Lerrne ve Mon Grannix, Évique De Sr-Auverr, Nono -Ouesr.
Notre-Dame-des-Anges, 45 mars +886.
Monseigneur,
Si je pouvais disposer de quelques jours, j'en profiterais pour me rendre auprès de Votre Éminence et vous félieiter de læ houle dignité dont Sa Sainteté veut récompenser vos mérites et honorer l'église du Canada et k siège de Québee en particulier, Je ne doute pas que ces bruils ne se confirment, Si même ce n'étaient que des bruits, ils vous seraient honorables par eux-mêmes. Je ne balanee pas à vous saluer du litre d'Éminence, et vois plus que jamais en vous l'honneur spéciah du Saint-Siège, un eonseiller de Sa Saintelé et un électeur du futur Pape. Je m'ineline avec un profond et joyeux respees devant vous, Monseigneur, et vous prig de me eroire
le très bumble et respectueux serviteur en 3. C. et M. E.,
f Vuraz J., Év. ve Sr-ABErT, 0. M. I.
RE
Levrre pe Mer D'Ifenbomez, VICAIRE APOSTOLIQUE DE LA CoLoMBE BAMTANNIQUE.
New-Westminster, 49 juin f886.
Éminence, Nous avons appris, avec une vive et profonde joie, votre promotion au Cardinalat.
Sa Sainteté, par cette promotion, a récompensé vatre zèle, votre dévouement, votre fermeté et votre sagesse. Elle a voulu, en même temps, honorer l’église du Canada, si remarquable par son attachement inviolable au Saint-Siège. Nous vous prions d'en recevoir nos humbles félicitations.
L'éclat de la haute dignité où Notre Très Saint Père Léon XII vient de vous élever, rejaillit sur la Province eeclésiasdique de Québec et sur le Canada tout entier.
Daignez agréer, Éminence, l'expression de nos respectueuses félicitations, et les vœux sincères que nous formons pour votre bonheur et vetre prospérilé ad multes anros.
Je demeure de Votre Éminence de très humble et obéissant serviteur en N.S., + Louis, 0. M. I., V. A.
Lerrre DE Mon SEGRERs, ARCHEVÉQUE-ÉVÊQUE DE VANCOUVER.
Victoria, Ile Vancouver, 22 juin 1886.
MF Cyrille-E. Legaré, V. G.
Monsieur le Vicaire Général,
Je vous suis très reconnaissant pour l'honneur que vous me ” faites de me faire part de la aouvelle de l'élévation de S. G. Mgr l'Archevêque de Québec à la dignité de Cardinal. Cet honneur insigne accordé à l'église de Québec, et, à juste titre, au Prélat éminent qui la gouverne, fait la joie de tous ceux qui, comme moi, s'intéressent profondément à la prospérité religieuse du Canada.
Je vous prie, M. ie Vicaire Général, de me servir d'interprête, et de présenter à Son Éminence l'expression de ma sincère et cordiale félicitation.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Vicaire Général, votre humble serviteur en J. C., + Cu. J. Secuers, Archev.-Év. de Vancouver.
Lerrne DE Mon Power, Évique ne Sr-JEAN DE TERRENEUVE. Traduction,
St-Jean de Terreneuve,
30 juin 1886.
Révérend et cher Vicaire Général,
Je profite du premier courrier depuis la réception d& ‘tre gracieuse lettre, après mon retour de Rome, pour exn: er, par votre bienveillante entremise, mon extrême sonheur d'apprendre l'élévation à la Pourpre Romaine de l'éminent Archevêque de Québec.
Pendant que j'étais dans la Ville Éternelle, en mars dernier, j'ai eu le délicieux privilège d'ajouter mon humble témoignage à la conviction générale que la promotion proposée de votre illustre Prélat serait une source d'extrôme joie pour toute la hiérarchie, évêques, prêtres et fidèles, non seulement pour le Dominion du Canada, mais encore pour tant d’autres diocèses qui autrefois ont participé à la sollicitude pastorale de Québec.
Je compte sur votre grande bonté pour être, auprès de Son Éminence, l'interprête de mon profond respect pour son noble caractère, et de mes sincères félicitations pour l'honneur qu'il a si bien mérité. +
Je regrette de ne pouvoir éerire dans le gracieux langage de votre chère France : vous voudrez bien accepter la volonté pour le fait.
Votre très obligé serviteur en J. €.
Ÿ T.J. Power, Év. DE Sr-JEan DE T.
Lerrre pe Mer Macponai», Év. DE Havag-DE-GRACE, TERRENEUVE. Traduction.
Hâvre-de-Grâce, Terreneuve,
28 mars 1886.
Eminence,
Aux nombreuses expressions de félicitations qui vont vous arriver de toutes parts, permettez-moi d'ajouter humblement
les miennes. Il y a longtemps que je désirais voir arriver le jour qui apporterait à l'ancien siège de Québec et à sonillustre titulaire actuel, l'éminent honneur que Sa Sainteté a résolu d'accorder à tous deux,
Avec les sentiments du plus profond respect, j'ai l'honneur d'être de Votre Éminence
le très humble serviteur, + R. Macoonao, Év. de Havre-de-Grâce,
Lettre De Man HowLey, PRÉFET APOSTOLIQUE DE TERRENEUVE OCCIDENTALE.
Eerite en français. (1) Baie St-Georges, Terre Neuve Occidentale,
14 juillet 1886.
A Son Éminense très Illustre
le Seigneur Elzéar-Alexandre Cardinal Taschereau, Archevèque de Québec, Canada. | Très Illustre et Éminent Seigneur,
Grande vraiment et inexprimable fut la joie qui remplit le cœur de l'Église catholique &u Nouveau Monde, quand il fut annoncé que Notre Benin Père et Souverain Pontife Léon XII avait décrété d'honorer, dans la personne de Votre Éminence, le Siège archiépiscopal de Québec par votre élévation à la dignité Cardinale,
Digne, sans doute, de si haute distinction est cette Église glorieuse du Canada, Église, je dis, qui, poussant de ce pelit grain de sinapis jeté, il y a 270 ans, par les humbles fils du Séraphique saint François, les Pères Jamay, Caron, Ifuet et
(1) Nous aurions craint d'enlever quelque chose au parfum de cette intéressante lettre, si nous en avions modifié la rédaction, sous prétexte d’en fairs disparaître les quelques anglicisames qui s’y trouvent, lesquels du reste n’enlèvent rien au charme de sa lecture,
264 EXTRAIT D£ LA CORRECPONDANCE
autres, à l'embouchure du Saguenay et aux bords du St-Charles, et depuis nourri et irrigué por les braves clients d'Ignace de Loyola ainsi que les nobles Lévis, Marqueite et leurs suivants jusqu'à Votre Éminence, étendait ses bras vers le Nord et l'Ouest, pénétrait les terrains des Mohawks et des Wyandats et les eaux puissantes du Huron et Niagara ; vers l'Est et le Nord, comprenait l'Acadie, Terre Neuve et le Labrador jusqu'aux eaux gélides de la Baie d'Hudson, et au Sud, par les vastes vallées du Mississipi, Texas et Rio Grande, touchait même les régions des Troyiques.—Tel fut le merveilleux progrès de l'Église canadienne dans une moitié de siècle après sa fondation, La France était alors la maîtresse du Monde Occidental, qu’elle aimait appeler « la Nouvelle France » ; et, partout où elle déployait à la brise les fleurs de lys candides de son pavillon, là aussi on voyait s'élever l'étendard sauveur de la Croix !
Depuis ce temps-là, l'Église canadienne a toujours continué sa marche en avant, appelant à la lumière de la Foi les enfants sauvages de la forêt ; bâtissant de nobles églises, capables de défier les cathédrales de la Patrie-mère ; ouvrant des salles d'enseignement pour la eulture de la sagesse, des foyers pour les pauvres et les souffrants ; envoyant des savants et de saints ministres de l'Évangile pour orner et rendre célèbres ses chaires de science et d'éloquence sacrée. Surtout est-elle illustre dans Ja longue ligne de Prélats exaltés qui ont remplir son Siège Primalial.
Grande donc fut notre réjouissance de ce que, dans nos jours, arrivait la plénitude des temps pour l'achèvement de cette gloire couronnante de votre Église, et de ce que, dans l'actuel occupant de ce Siège, nous avons un ecclésiastique si digne successenr d’un Laval, d'un Saint-Vallier, d’un Plessis, d’un Turgeon, d’un Baillargeon !
Mais, d’une manière spéciale, cette notre Église de Terre Neuve doit se réjouir à cette occasion heureuse, puisque nous pous vantons, avec honnèêle orgueil, d'être le premier enfant
spirituel du grand archidiouèse de Québec.—Plus d'un siècle avant la fondation du siège même primatial de Baltimore, votre vénéré prédécesseur, Monseigneur Jean-Baptiste de la Croix Chevrières de Saint-Vallier, le second Evêèque de Québec et immédiat successeur du saint Fondateur, Mgr de Laval de Montmorency, visitait Terre Neuve en 1689, où l'Église avait élé établie bien au delà de cette époque ; et, à Plaisance, ancienne capitale française, il établissait un couvent des Pères Récollets.
D'ailleurs, après encore un autre siècle, c'est-à-dire en 1796, alors que le vénérable Père O'Donell, fils lui aussi des Récollets, et apôtre de Terre Neuve, recevait le Bref de son élévation à l'Épiscopat, tout de suite il se dirigeait vers Québec comme à la mère-église, et là il était consacré, en votre Basilique, par mains de votre prédécesseur Monseigneur Hubert en 1796.
Que les relations cordiales et affectionnées alors existantes entre l'Église de Terre Neuve et celle de Québee ne se sont jamais refroidies, cela est bien testifié par la longue série de lettres et la correspondance conservée dans les archives de votre archevèché. Le prestige que possédait aussi notre Église peut se juger par une lettre extante dans laquelle un des prédécesseurs de Votre Éminence, Mgr Plessis, le onzième Évêque et premier Archevèque de Québec, priait l'Évèque de Terre Neuve de le décharger de cette portion de son trop grand diocèse qui a été depuis élevée au rang de Province de la Nouvelle Écosse, et qui pesait trop lourdement sur ses épaules.
Assurément done nous devons être pleins de joie, puisque l'honneur de la mère redonde à la gloire des enfants.
En parlant spécialement de la Préfecture de St-Georges, portion de l'Isle de Terre Neuve confiée à mes soins, et qui est dans le plus proche voisinage du Canada, vis-à-vis, pour ainsi dire, de votre noble fleuve Sl-Laurent, et dont l'appellation même de «Côte Française » nous rappelle à la mémoire les anciennes gloires de France ; peuplé d’une race qui, dans ses
linéaments physiques autant que dans la douce harmonie de sa langue, nous fait remonter aux temps de la primitive Ég'ise d'Acadie et aux jours du vénérable « Padlias » (1) Biard ; je puis bien dire que nous souhaitons à Votre Éminence toutesles bénédictions du ciel, et en particulier, de longues el heureuses années, pour rendre encore service et honneur à l'Église du Canada, et pour jouir de la dignité du Cardinalat et de la principauté de la Sainte Église, dont Notre Saint Père a daigné vous décorer.
De la part de ce bon peuple, j'ai l'honneur de me soussigner
de Votre Eminence très Illustre le fils le plus dévoué et fidèle, M. F. Howzey, D. D.
Administrateur de la Préfecture Apostolique de St-Georges, Terre Neuve Occidentale dite «Côte Française ».
Lerrre De Mér A. M. Bsancuer, Evèque n’fBor4A, E.-U. Eminentissime Seigneur,
Je viens de recevoir des journaux de Montréal, du 8 eourant, qui donvent la bonne nouvelle de votre élévation à la haute dignité de Cardinal de la Sainte Eglise Romaine. Je me hâte d'offrir à Votre Eminence mes félicitations, les joignant à. celles qui vous son! adressées de la Province de Québec et autres lieux, exprimant la joie la plus vive. Puisse cet heureux évènement contribuer à resserrer de plus en plus les liens qui jusqu'ici ont uni l'Eglise du Canada à la Sainte Eglise
(1) Mot par lequel les sauvages Micmacs désignent le prêtre. C’est une modification du mot ‘“ Patriarche ”’ : les Miomacs n'ayant pas la lettre R dans ‘ Leur alphabet, la remplacent par L dans les mots de langue étrangère qu’ils adoptent,
Romaine, et faire que la foi se perpétue de génération en généralion dans l'Eglise du Canada. Ad mullos annos !
le très humble serviteur, A. M. A. BLANCHET, Evêque d'Ibora.
Lerrre DE Mer CoRRiGAN, ARCHEVÊQUE DE NEW Yonk, E.-U.
Traduction.
New Yoik, 17 mai 1886.
Eminence,
Le Très Révérend Archevêque de Baltimore me télégraphie qu'il vient de recevoir le biglietto di nomina comme Cardinal de la Sainte Eglise.
Comme vous devez avoir reçu un avis semblable, veuillez me permettre de présenter mes humbles mais vives félicitations à l’illustre Siège de Québec, félicitations qui n'ont été retardées jusqu'ici que par timidité et crainte d’intrusion.
Vous souhaitant une longue vie pour l'honneur et l'avantage de la Sainte Église,
Je suis de Votre Éminence l'humble serviteur in Christo, f M. A. CoRniGaN, Arch. de New York.
LETTRE DE MGr DE GorsBRiAND, Évèque De Buruinéron, E.-U.
Burlington, Vermont, 13 mai 1886.
Monseigneur, C’est avec une joie bien sincère que j'ai appris la grande nouvelle, Je m’empresse de vous envoyer mes félicitations,
en vous priant de vouloir bien les accepter. Cet honneur élait bien dû, ce me semble, et à Votre Grâce et au bon peuple canadien. 11 me semble qu'avec un Prince de l'Église au Nord, et un autre au Sud, nous allons, dans cette partie du monde, nous sentir unis plus étroitement que jamais à la Chaire de saint Pierre. Je ne puis oublier, Monseigneur, que le petit coin du monde qui forme le diocèse de Burlington, fut autrefois sous la juristiction des évêques de Québec, et qu’il fut en partie visité par Monseigneur de Laval ; mais une autre circonstance tend à unir davantage ce diocèse à l’archevêché de Québec, c'est qu'il est en grande partie habité par des enfants du Canada ou par leurs descendants.
Permettez-moi donc de vous le répéter, Monseigneur, et moi-même el mes enfants spiriluels, nous sommes très heureux de l'honneur insigne qui va bientôt vous être conféré.
Recevez, Monseigneur, l'assurance des sentiments distingués avec lesquels
j'ai l'honneur d'être votre bien dévoué serviteur,