L. DE GOESBRIAND, Év. de Burlington, Vt
Lerrre pe Mer Wapnams, ÉVÊQUE n'Ocnenspur6, E.-U. Traduction.
Ogdensburg, N. Y., 3 juillet 1886.
Eminence,
Bien que je me reconnaisse en retard pour vous offrir mes félicitations, je puis cependant vous assurer qu’aucunes ne sauraient être plus cordiales que celles que je vous présente à l'occasion de l’éminente dignité que vous confère le Saint- Siège en vous élevant au Cardinalat de la Sainte Eglise Romaine.
Je me réjouis de ce que cet honneur vous a été conféré comme une reconnaissance de vos mériles el de votre dévoue-
ment envers le Saint-Siège ; et aussi parce que les enfants les plus éloignés de Ja très ancienne et vénérable église de Québec, sont admis à exprimer le bonheur qu'ils éprouvent de ce que celle Dignité a été accordée à Ja Mère-Eglise de l'Amérique, si dignement représentée en votre personne,
Avec le plus profond respect pour Votre Eminence, je suis
bien sincèrement dévoué in Christo, ? Encar P. Waprams, Ev. d'Ogdensburg.
ttes
LETTRE pe MGR Hrary, ÉVÊQUE DE PortLann, E.-U, Ecrile en français.
| Portland, le 20 juin 1886.
Eminence,
Permettez, je vous en prie, à mon amitié et à mon respect, de vous offrir des félicitations sur la dignité auguste que Notre Saint Père a voulu conférer sur vous et sur le Canada en vous élevant au rang de Prince de l'Église.
Je souhaite que votre Éminence puisse porter cet onus dignilatis encore ad mullos annos pour le bonheur du Canada et de l'Église,
Votre ami dévoué en J.-C, JAMES AuG. HEary,
Év. de Portland.
Lettre be Mon MeQuain, Evique ne Rocnesten, E.-U, Traduction.
Rochester, N.-Y.. 10 mars 1886.
Monseigneur l’Archevéque,
Dans l'espérance que les nouvelles contenues dans les dépéches de ce matin relativement à votre promotion à la dignité
de Cardinal, sont vraies, et dans la persuasion qu'elles le sont, je vous prie d’agréer mes cordiales félicitations, ainsi que mes meilleurs souhaits d’une longue vie, qui vous permette de jouir de cet honneur mérité et de continuer à travailler à l'avenir, comme dans le passé, pour le plus grand bien de notre église d'Amérique, Bien sincèrement votre ami et frère en N.-$.
+ B.-J. McQuan, Év. de Rochester,
LerrRe ve Mer ELver, ARCHEVÊQUE DE CINCINNATI, EU, Traduction.
Cincinnati, Ohio, 11 juillet 1886.
À Son Éminence
le Très Rév. Elzéar Alexandre Taschereau Cardinal élu, Archevêèque de Québec.
Votre Éminence voudra bien me pardonner si je fais usage de la langue qui m'est la plus familière, la langue anglaise, pour lui présenter mes félicitations.
Bien que je n'aie pas l'honneur d’être connu personnellement de vous, cependant, en commun avec tous ceux qui s'intéressent aux affaires religieuses, il y a longtemps que je suis devenu familier avec les grands travaux de Votre Éminence pour la gloire de Dieu, et avec les glorieux succès dont Il les a couronnés. Aussi est-ce avec une grande joie que nous en constatons la reconnaissance par la plus haute autorité possible sur la terre.
C'est aussi avec la joie des enfants à l'égard de leur mère, que nous voyons l’insigne honneur fait au vénérable siège de Québec, vénérable, non pas tant encore par son ancienneté,
que par les grandes vertus qui ont distingué pendant si longtemps ses Prélats, ses prêtres, ses corps religieux et ses excellents fidèles.
Nous trouvons en cela un puissant encouragement, pour nous aux États-Unis, à imiter cette pété dont vous avez si longtemps donné un illustre exemple ; et à renouveler nos actions de grâces au Dieu Toutpuissant pour cette multitude de bienfaits qui, de cette source abondante, ont coulé sur tout notre continent septentrional.
Notre Province ecclésiastique de Cincinnati a des motifs spéciaux de reconnaissance envers Québec, pour en avoir reçu les premières semences de la Foi par le ministère des travaux apostoliques de saints missionnaires, qui ont arrosé notre sol de leurs sueurs et de leur sang de martyrs.
Serait-ce trop que de vous demander la continuation de vos prières pour nous vos indignes enfants ?
Dans les sentiments d'un profond respect et d'une grande joie, je demeure
l'humble serviteur en N S$S.,
+ Waizziam Henry Ever, Arch. de Cincinnati.
LETTRE DE Mer DE CHARBONNEL, ANCIEN ÉVÈQUE DE Tononro.
Crut, Drôme, 12 juin 1886.
Éminence,
Je dois trop au Canada pour ne pas prendre la plus vive part à l'honneur insigne que Sa Sainteté Léon XIE, vient de lui accorder, en élevant au Cardinalat son plus ancien et digne métropolitain,
Que l'Éminentissime successeur de l'apostolique Montmorency, fondateur de l'église du Canada, daigne agrécr, pour sa santé et la participation au Gouvernement général de la Sainte Église, les meilleurs vœux de l’ancien évêque de Toronto,
son très respectueux et tout devoué serviteur,
+ Fn.-Anm., Ancn.-Ëv. pe SuzopoLis, CAPUCIN.
LerTrre pe Mer Davin, ARCHEVÊQUE SYRIEN DE Damas. Damas, 6 juillet, 1886.
Éminentissime Monseigneur,
Permettez au dernier des évêques orientaux, celui dont le nom n’est point connu à Votre Éminence depuis l'époque où Elle l’a comblé lui et son clergé de ses faveurs, de venir, à l'occasion de son heureuse élévation à la sublime dignité de Cardinal de la Sainte Église Romaine, Lui déposer très respectueusement ses humbles hommages de joie, de félicitations et de reconnaissance. Si je viens an peu tard m'acquitter envers Votre Éminence d’un devoir si honorifique et si doux, c'est que la distance qui sépare l'Orient de l'Occident, ne nous laisse pas être au courant des évènements de l’Europe à temps.
Daignez donc, Éminentissime Monseigneur, m'excuser et agréer cet humble tribut, avec lequel, en vous baisant {rès respeclueusement la Pourpre sacrée, j'ai l'honneur d'être
de Votre Éminence Révérendissime le très humble et très obligé serviteur, C. J. Davin,
Archevêque Syrien de Damas.
Lerrre pe Mon Kinoy, Ancu. p'Ernèse, RECTEUR pu COLLÈGE IRLANDAIS À ROME.
Traduction.
Rome, Collège [rlandais,
27 mai 1886.
Cher Seigneur Archevèque,
Que Votre Grâce me permette de joindre mes humbles mais très sincères félicitations à celles que vous rer vez de vos innombrables amis, à l’occasion de l'éminente dignité que le Vicaire du Christ doit vous conférer dans le prochain Consistoire,
Cette dignité de la Pourpre Romaine, la plus haute dans l'Église, a été bien méritée par les vertus et la sagesse dont Votre Grâce a fait preuve dans sa longue et méritoire carrière ecclésiastique, laquelle fournit une ample garantie que, dans Ja brillante position à laquelle vous allez être élevée, vous les ferez briller d’un éclat encore plus vif, pour la plus grande gloire de Dieu, le bien de l'Église universelle, la gloire du Sacré-Collège, ainsi que pour l'honneur et l’accroissement de notre sainte foi dans toute l'étendue du Canada.
Souhaitant que Votre Grâce puisse jouir pendant de nombreuses années de la dignité qu’elle a si bien méritée, j'ai l'honneur d'être, avec une profonde vénération, cher Seigneur Archevèque,
votre très humble et dévoué serviteur, + T. Kimpy, ArcH. D'ÉPHÈse,
Recteur.
Lerrre pe Mer CLUT, ÉVÊQUE D'ARINDÈLE.
Hôtel-Dieu de Montréal, 26 septembre 1886.
Monsieur le Vicaire Général,
J'ai été très honoré et très touché de l’amabilité de Son
Éminence, Monseigneur l’Archevèque de Québec, de m'avoir
fait informer par vous de l’honneur insigne que lui faisait Sa Sainteté Léon XII, en le nommant Cardinal de la Sainte Église Romaine.
Je dois vous dire que cette nouvelle m’a fait le plus sensible plaisir. Honneur et longue vie au Souverain Pontife régnant de nous avoir donné au Canada un des premiers princes de l'Église dans l'illustre personne de Monseigneur Taschereau, archevêque de Québec.
J'ai appris cette agréable nouvelle, étant en voyage, me rendant de Good-Hope (au Cerele Polaire) à l'Hôpital de l'Hôtel-Dieu de Montréal, où ma santé épuisée vient reprendre des forces,
J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Vicaire Général, votre très humble serviteur,
+ Isibone, Év. D'Annoèee, 0. M. I.
Nous avons déjà dit que, partout où Son Eminence le Cardinal Taschereau a eu l'occasion de passer, soit pour la visite pastorale, soit pour d’autres raisons, on lui a présenté des adresses ; un certain nombre lui ont été apportées par des délégations ; d’autres enfin lui ont été envoyées à Québec.
La plupart deces adresses ont des allures solennelles et sont magnifiquement enluminées. Toutes ont été réunies et réliées splendidement dans un volume grand in-folio, et formeront ainsi un magnifique souvenir de nos fêtes cardinalices.
Ces adresses ont revêtu des formes diverses : les unes, eonformément à un usage anglais, sont la reproduction de réso-
lutions adoptées dans une assemblée régulière des corps respectifs qui les ont envoyées comme témoignages de leurs sentiments ; les autres sont sous forme de discours rédigés pour le corps ou la société, puis soumis et adoptés, après révision au besoin, com me expression des idées de ceux au nom de qui les adresses sont présentées.
Les adresses sous forme de résolutions, ne présentant pas de développement oratoire, sont généralement courtes; et comme elles expriment à peu près les mêmes sentiments et les mèmes idées, leur rédaction diffère peu. Ainsi elles se rapprochent, suivant le cas, soit des résolutions du Conseil-de- Ville de Québec, soit de celles de la société St-Jean-Baptiste, soit de celles des citoyens de la même ville, que nous avons reproduites plus haut,
Quant aux adresses. sous forme de discours, elles sont beaucoup plus variées, chacune d'elles tirant généralement, des circonstances locales, un cachet particulier qui la distingue des autres. Aussi regrettons-nous davantage de ne pouvoir les reproduire toutes, car toutes sont remarquables à un titre ou à un autre.
Comme nous avons publié les adresses, de différentes catégories, qui ont fait partie des démonstrations solennelles de nos grandes villes, nous n'en reproduirons ici que deux autçes, que notre espace limité nous permet de citer, et qui ont des ülres spéciaux à être conservées dans ce volume,
L'une, celle des citoyens de Ste-Marie, Beauce, lieu de naissance du Cardinal Taschereau, se rettache à sa personne même, et rappelle, surtout dans la réponse de Son Éminence, les souvenirs d'enfance toujours si intéressants. L'autre, du Barreau d'Arthabaska, développe admirablement les idées que nous avons essayé de faire ressortir dans les pages qui précèdent, relativement au bon vouloir qui règne dans le cœur de notre société civile, et à la borne entente qut existe entre les deux sociétés, civile et religieuse, de notre patrie.