Puis Dieu dit : Que les eaux fourmil
lent d'un fourmillement dames vivantes, et que les volatiles (les êtres ailés) volent au-
dessus de la terre sur la face de l'étendue des cieux.
21. Puis Dieu créa les grands monstres marins el loute dme vivante qui se remue , dont les eaux ont fourmillé selon leur espèce, et tout étre ailé selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. — Et versets 22, 23 : Tel fut le cinquième jour.
24. Puis Dieu dit : Que la terre fasse sortir des dmes vivantes selon leur espèce, le bélail et ce qui glisse et rampe, el tout animal de la terre, selon leur espèce. Et i en fut ainsi.
25. Et Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, et le bétail selon son espèce, cl'lout ce qui glisse et rampe sur le sol selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Tel fui le sixième jour.
Quelles admirables créations que celles de ces deux jours ! et que de choses il y aurait à dire, soit de ces monstres de la mer et de toutes ces âmes vivantes dont les eaux foisonnerent, soit de tous ces oiseaux et de tous ces insectes qui volent dans Pair : depuis la baleine jusqu'au moindre vermisseau, depuis Paigle.
des Alpes jusqu’au plus faible moucheron !
Que de choses encore de toutes ces âmes vivantes sorties de la terre, de ces grands animaux, de toutes ces créatures qui glissent et rampent sur le sol, depuis l'éléphant ou le rhinocéros jusqu’au colimaçon !
Je ne suis là-dessus qu’un ignorant; mais si je vous disais seulement le peu que j’en connais, ne fût-ce que sur une fourmi, par exemple; sur le cœur, le sang et les veines d’une petite souris; sur les ailes , la trompe et les yeux d’une mouche, ou sur ses petites pattes qui soutirent l’air et lui permettent de marcher sur un plafond à la renverse ; ne füt-ce encore que sur ces animalcules qu’on ne voit qu’au microscope, je n’aurais pas assez de nos 52 dimanches.
Je me contente donc de vous dire, quant à ces animalcules, que le professeur Ehrenberg
a découvert que le fripoli (cette substance si dure que nos horlogers de Genève emploient à polir les pierres précieuses) est entièrement composé de carapaces ou coquilles de la gallionella, animalcule si petit qu’on en compte 41,000 millions d'individus dans un seul pouce
cube du tripoli de Bilin (1). Je me contente
(1) Lyell, Eléments nouveaux de géologie , p.38, 39.
DR
encore de vous dire, quant à d’autres animalcules, qu’on en compte par cent milliers dans une seule goutte d’eau , et qu’ils ont tous cependant leurs petits organes aussi bien constitués que la baleine dans les mers. Et relativement à la baleine, pour vous donner une idée de sa grandeur, je me contenterai de vous dire que si j'en appliquais une debout contre la plus haute tour de Saint-Pierre, vous ne devez pas imaginer que vous pussiez alors l'examiner depuis le faîte de son toit ; car elle s’éléverait encore deux fois plus haut que le clocher; je veux dire qu'il faudrait mettre, pour l’examiner , trois clochers Pun sur fautre; car notre tour n’a, dit-on, que 100 pieds de haut, tandis que, d’après Lacépède, on voit des baleines de 100 mètres ou 308 pieds de longueur.
Mais je m’arrête , et je m’abstiens de dé- tails sur ces admirables créations du cinquième et du sixième jour , parce que je désire vous parler aujourd’hui des choses étonnantes que les savants ont trouvées dans les entrailles de la terre.
Je me borne à vous dire que, d’après le pro-
fesseur Dick (1), la science comptait déjà, il y à peu d'années, dans les créations du cinquième jour, 4,000 espèces d’oiseaux encore vivantes, et3,000 espèces de poissons également vivantes, outre plus de 1,600 autres espèces aujourd’hui détruites, que le professeur Agassiz a trouvées dans les entrailles des rochers ; et dans les créations du sixième jour, 600 espèces de quadrupèdes et 700 espèces de reptiles encore vivantes ; sans compter 44,000 espèces d'insectes visibles et des milliers d'insectes invisibles , outre tout ce qui a péri.
Mais revenons à nos versets de ce jour; que l’un de vous relise les versets 20, 21, 24 et 25.
Il faut, avant d'aller plus loin, vous faire. remarquer trois choses sur ces quatre versets.
C’est d’abord qu'ici les animaux, soit de la mer, soit de la terre, sont appelés des ämes vivantes. Vous le voyez donc, ce qui fait la différence des plantes d'avec les animaux, ce n’est pas la vie, c’est la pensée, ou, comme s'exprime la Bible, c’est lâme. Les animaux , les poissons, les oiseaux sont des dames vivantes.
(1) The christian philosopher, vol. IE, p. 291.
En second lieu, quand il est dit des plantes (au verset 11): Que la terre pousse son jet ; et des animaux (aux versets 20 et 24) : Que la mer fourmiile d'un fourmillement d’ämes vivantes ; que la terre fasse sortir des ämes vivantes ; ce n’est certes pas à dire que la terre ou que la mer soient par elles-mêmes capables: de les produire. Non, sans doute. Aussi entendez-vous ici qu’il est ajouté (au verset 21) qu’alors Dieu créa ces grands monstres marins, que « Dieu créa ces âmes vivantes dont les » eaux fourmillaient , » et que « Dieu créa » tout être ailé selon son espèce. »
Ce fut donc une création; car si Dieu pou- vait nous créer de rien , il pouvait aussi nous créer de quelque chose. Il n’a qu’à dire, et, par sa vertu divine, la mer elle-même produit des baleines ou des oiseaux ; et la boue de la terre des éléphants, des chevaux ou des colimaçons.
Il en fait des dmes vivantes ; il les produit, comme il produisit l’homme, de la poudre de la terre; et il souffle dans leurs narines une respiralion de vie.
Aussi, pour nous montrer mieux cette importante vérité, notre Seigneur, quand il donna
Je
la vue à un aveugle-né, fit-il avec sa salive de la boue; voulant par là nous faire bien comprendre que la parole de sa bouche peut rendre toute-puissante la boue même de la terre, et qu’au dernier jour, il pourra dire à cette même terre de rendre ses trépassés , et nous relever tous ainsi de la poudre du tombeau.
| Enfin, remarquez bien, en troisieme lieu, dans nos versets d'aujourd'hui, que Moïse, après avoir raconté la première création des êtres organisés , je veux dire celle des plantes ou du troisième jour, divise toutes les autres créations qui précéderent celle de l’homme en deux grandes classes : celles du cinquième jour et celle du sixième.
Les premières naissent dans les eaux, les eaux en fourmillent; mais c’est Dieu qui les crée, nous dit Moïse : poissons, oiseaux, insectes ailés, tout ce qui remue dans les EAUX.
Les secondes sortent de la terre, la terre les fail sortir ; mais c’est aussi Dieu qui les produit, nous dit encore Moïse : {out animal de la terre, bétail, tout ce qui glisse et rampe sur le sol, selon son espèce.
Voilà donc, d’après la Bible, souvenez-vous-
en bien, les trois grandes périodes successivés de la création des êtres organisés ; voilà trois périodes dont nous ignorons la durée, et trois périodes séparées les unes des autres par des soirs dont nous ignorons également la durée.
Première période : herbes et arbres ; seconde période : êtres marins et volatiles ; troisième. période : animaux qui marchent ou glissent ou rampent sur la terre. |
Eh bien! mes chers enfants, je vais vous dire maintenant, en aussi peu de mots qu’il me sera possible, comment on retrouveà grands traits ces trois mêmes périodes, ces mêmes successions et ces mêmes faits dans les découvertes de la géologie.
Vous allez voir que, depuis 80 ans, les savants ont pu toujours mieux les lire écrits en caractères de marbre dans les rochers de nos montagnes et dans les entrailles de la terre.
Mais avant d’en venir à leurs découvertes, il faut que je vous en dise une qu’a faite un savant anatomiste de cette ville, un bien cher ami que j'ai perdu , l’excellent docteur Prévost, qui m’en a parlé plusieurs fois comme rendant un remarquable hommage à la Parole de Dieu. — La voici. On peut être
étonné (dans votre verset 20) que Moïse fasse sortir ensemble de l’eau et dans une même époque deux classes d'êtres aussi différentes que les poissons et les oiseaux. Qui est-ce qui aurait imaginé d'avance un tel arrangement ?
Eh bien! chers enfants, on a découvert entre eux de grands rapports anatomiques.
Outre que les uns comme les autres se propagent par des œufs; outre que les uns nagent dans l'air avec des ailes, tandis que les autres volent dans l’eau avec des nageoires ; voici ce qu'a trouvé avec étonnement le docteur Prévost, et ce qui a fort intéressé le monde savant : c’est que les globules de leur sang sont les mêmes et ne ressemblent point à ceux des animaux sortis de terre au sixième jour.
Passons donc aux géologues. — Leurs pères, vous ai-je dit, furent deux Génevois, et plus tard un Prussien des mines de Freyberg, nommé Werner.
La Suisse est de toute l’Europe l’un des pays qui les instruisent le mieux , à cause des immenses bouleversements qu'ont subis nos Alpes. Quand vous irez dans le canton de Berne, mes enfants, pour, y contempler la magnifique Jungfrau, haute de 13,700 pieds,
rappelez-vous de vous y faire montrer, sur son flanc nord, les renversements inexprimables qui s’y sont faits depuis la création du cinquième Jour.
Quand j'étais comme vous un enfant, et plus tard un jeune homme, j'aimais passionnémen! à courir les montagnes, le Jura, le Salève, le Môle, le Brezon et d’autres chaînes plus lointaines de la Suisse et de la Savoie. Mais là je me rappelle avec quel charme nous entendions de grandes personnes nous réciter un fait bien étrange : c’est qu’on y rencontrait fréquemment dans les ravins des coquillages de mer changés en pierres, des cornes d’Ammon , par exemple, dont quelques-unes étaient grandes comme une roue de carrosse.
Bien plus : c’est que souvent, si vous brisez une roche de la montagne, vous trouvez un poisson pétrifié dans le cœur de la pierre ; vous reconnaissez tres-bien la forme de sa bouche, ses yeux, Ses nageoires ; vous pouvez compter ses écailles ; et si vous la faites scier et polir dans sa longueur, vous pouvez étudier quelle élait de son vivant la structure de ses entrailles, comme ferait de nos jours un chirurgien examinani à l’hôpital l’intérieur d’un cadavre.
Nous aimions à faire des collections de ces restes étranges, comme vous en faites des apollons, des morios et des autres papillons de nos - Alpes. Et quelquefois aussi des paysans du voisinage nous apportaient des dents de requin trouvées dans les rochers, dents souvent encore tres-pointues et garnies de leur émail.
Il y a non loin d'ici des montagnes où ces animaux pêétrifiés sont entassés; et c’est pour leur multitude qu'aux Ormonds, par exemple, la magnifique paroi de rochers qui borde celte riante vallée, et dont la tête neigeuse s’élève à 9,000 pieds au-dessus de la mer, a été nommée les Diablerets par les anciens habitants du pays, parce que , ne sachant comment se rendre compte de ces élonnants objets, ils les attribuaient au Diable.
Ces faits extraordinaires, mes amis, tous les géologues, depuis 80 ans, les ayant étudiés avec ardeur et sur les points de la terre les plus distants, les ont retrouvés partout dans des roches semblables à notre Jura et dans d’autres terrains analogues. [ls y ont vu des co-
quillages de mer, des poissons, des lézards, des insectes ailés, des monstres immenses , -des espèces de chauves-souris énormes ; mais
FT jamais, jamais des cadavres d’homine ; jamais des cadavres de nos animaux terrestres ; Jjamais ni bétail, ni chevaux, ni cerfs, ni éléphants , ni lions , ni tigres.
Eh bien ! qu’en ont-ils conclu ? — Ils en ont tiré cette conséquence bien simple : c’est que le Jura et Îles terrains semblables sont plus jeunes que les poissons, mais plus vieux que le bétaii, que les lions et que les hommes. N’est-il pas, en effet, bien clair que ce ne sont pas les poissons qui sont entrés dans la roche du Jura, mais, au contraire, que c’est le Jura, c’est le Salève, c’est le Môle, les Voirons, qui se sont formés au sein des eaux depuis la création des poissons, pendant que la mer déposait une vase calcaire et argileuse, et que cette vase , après avoir enveloppé et tué tous ces pauvres animaux, s’est ensuite, comme je vous lai dit précédemment , changée en de durs rochers?
. Voilà donc de premières conclusions trèsévidentes, chers enfants; mais ce n’est pas tout ; continuons.
Les géologues se sont mis à faire encore deux. autres ordres de recherches. Ils ont étudié, d’un côté, les terrains qu’en divers pays on
trouve placés au-dessous des roches sembla-
ner bles au Jura; et, dan autre côlé, d'autres terrains qu’on irouve placés au-dessus.
Et voici ce qu’ils ont découvert.
Sous les bancs du Jura, ils ont rencontré de grandes couches dun grès blanc très-dur formé d’un sable siliceux aggloméré par leau, et.ils y ont trouvé de nombreuses eui preintes de bambous, de palmiers énormes , de roseaux gigantesques semblables à de grands arbres. Plus bas, ils sont arrivés à des couches de grès rouge dur et très-ferrugineux , où ils ont rencontré ces admirables et riches bancs de houille ou de charbon de pierre , restes merveilleux: des antiques et immenses forêts qui couvrirent autrefois loute la face de la lerre.
On y trouve souvent aussi des coquillages et de certains poissons , mais jamais le moindre ossement d'aucun homme, jamais ossement d'aucun de nos animaux terrestres. Ces terrains houillers , séparés par des rocs que la mer a successivement déposês par-dessus; forment quelquefois en Amérique: un ven:
semble de couches de 10,000 pieds d'épaisseur, | rs oé
Plus bas enfin, qu’ont-ils trouvé Après des rochers qu’ils ont nommés « siluriens , »
où l’on trouvail également des arbres extraordinaires en grand nombre el des coquillages , ils sont finalement arrivés à des couches de roc argileux et granilique, où vous ne rencontrez plus aucun reste quelconque ni d'animaux , Marins , ni de reptiles , ni de poissons , ni de corail, ni même d'arbres ou de plantes.
Et qu’en ont-ils donc encore conclu ? — Je vous lirai ce que dit à ce sujet le savant Buckland. Il cite le fameux Cuvier, qui a dit dans son discours préliminaire (vol. E, p. 9) : « Ce qui étonne davantage, et ce qui n’est pas moins certain , C’eSl Que LA VIE N’A PAS TOU- JOURS EXISTÉ SUR LE GLOBE, €t qu'il est facile à Vobservateur de reconnaître le point Où ELLE A COMMENCÉ à déposer ses produits. »
Mais ce n’est pas tout; car après avoir examiné les terrains plus bas que le Jura, plus bas que le charbon, plus bas que les roches siluriennes, et être arrivés aux terrains formés
avant que la vie eût commencé sur la terre, il restait encore à examiner, d’un autre côté, les terrains placés plus haut que les roches semblables au Jura; par exemple, les plâtrieres de Paris, les lits de craie, souvent d’une immense épaisseur , qu’on rencontre en Po-
— 196 — | logne , en Poméranie, en Normandie, et dans une partie de l’Angleterre.
Eh bien! c’est ce qu’on a fait; et qu’y at-on trouvé? —On ya rencontré, pour la première fois, les mammifères et les animaux terrestres (bœuf, cheval, ours, tigre, éléphant) qu’on ne trouve jamais dans le Jura: et de plus, des animaux inconnus énormes, que M. Cuvier a le premier décrits, qu'il faudra vous faire montrer dans les musées, et dont je vous ferai voir ici des portraits après ma leçon. Mais on n’y a point trouvé d'hommes.
Eh bien ! encore une fois, je le demande, qu'ont jusqu'ici conclu les géologues , de toutes ces découvertes où ils sont arrivés?
Ils ont conclu avec la Bible :
1° Que la vie n’a pas toujours existé sur la terre, et que l’observateur peut y reconnaître le point où elle a commencé. Elle n’a donc commencé que par un miracle, c’est-à-dire par une intervention directe de la puissance créatrice, contre ce qu’on appelle les lois de la nature, ou plutôt avant l'existence de ces lois.
20 Que l’homme est la plus jeune de toutes les créatures organisées que le Dieu tout-puissant ait placées sur la terre ;
3° Que les animaux terrestres, les grands mammifères, les éléphants, les chevaux, le bétail, les rhinocéros, sont les plus récentes créations qui aient apparu sur la terre avant l’arrivée de l’homme ; |
%° Enfin (et tous les géologues sont d’accord à le soutenir), que la grande échelle des temps géologiques fossilifères se divise naturellement en trois grandes parties, qu’ils ont appelées la primaire, la secondaire et la lerliaire.
Ils sont d'accord, dit le célebre géologue Hugh Miller, que ce qui caractérise la primaire, ce n’est pas ses coquillages ou ses poissons, quoiqu'’elle en ait ; mais c’est qu’elle fut, par-dessus tout, l’époque « des plantes et des herbes portant semence selon leur espèce : »
c’est qu'aucun autre âge du monde n’a eu une telle flore ; c’est que ce fut alors une luxuriance de puissante verdure, de sombres et impénétrables forêts, de hauts pins, de gigantesques araucaires, de fougères devenues de grands arbres ; c’est que de cette période extraordinaire nous avons encore aujourd'hui pour monument ces inépuisables mines de charbon qui font à cette heure la richesse
el la force des nations ; et qui, par exemple, pour pe parler que de PAngleterre, y font par les machines un travail équivalent (selon Buckland) à ce qui exigerait 400 millions d'hommes s'il était fait par des mains.
Ce qui caractérise la période secondaire , dit encore Hugh Miller, ce n’est plus ses plantes : son trait proëminent, ce sont ses immenses monsires marins, ses oiseaux gigantesques, ses animaux ovipares innombrables et énormes, avec des ailes ou sans ailes, dans Pair ou dans l’eau ; ses affreux crocodiles, plus hauts que léléphant.
Et ce qui enfin caractérise la période: rerliaire, ce ne sont plus tous ces reptiles : ce sont ses bêtes de champs par leur grandeur et leur nombre, ses mammouths, ses rhinocéros, ses mastodontes, ses mammifères monstrueux.
Jamais la terre n’a rien vu de semblable.
Allez visiter des musées, chers enfants ; on vous fera voir un peu de tout cela. Les.
savants d'Angleterre et de France ont eu soin de ranger leurs salles successives selon ces trois divisions, particulièrement l’admirable musée britannique, qui est une des merveilles du monde.
deveux , à,ce sujet, vous réciter une scene intéressante qui s’y passa pendant la grande exposition de Londres, un jour que s’y trouvait M. Hogh Miller, l’un des plus savants géologues de notre temps. C’est lui-même qui l’a racontée à l’Union chrétienne des jeunes gens de Londres, le 7 février 1854.
Il était alors venu de nombreux ouvriers manufacturiers de toute Angleterre pour visiler ces choses, et ils étaient dans la seconde division, occupés à en contempler les animaux monstrueux, entre autres le plésiosaure, avec ses affreuses mâchoires, ses dents de crocodile encore polies et brillantes, les orbites de ses yeux d’un pied de diamètre , ses nageoires de poisson el son cou comme un serpent boa. — «Ah! monsieur, » direntils à Miller, « qu'est-ce donc que ces étranges monstres ?» — « Messieurs, ce Sont les monstres marins el les orands repliles de la seconde période de la création des êlres organisés. »
Les manufacturiers furent très-satisfaits ; et ils se rappelèrent sans doute les versets 20 et 21 de notre leçon.
Ensuite, quand ils vinrent dans les appartemenis de la troisième période et devant les