POULE
houilles se sont faites pendant les bouleversements du soir qui commença le cinquième jour, ou de ce que les forêts primitives furent consumées et entierement détruites par laction du feu et des eaux, au sein des premiers sédiments dont elles furent recouvertes. La science, sur ces points, est en formation ; mais elle a déjà en tant de choses été précédée par la lumière des Ecritures, qu’on doit être assuré de voir un jour ces traits se concilier comme tous les autres.
Pour nous en persuader en finissant, rappélons-nous seulement, en peu de mots, quelques -uns des faits de la création, où nous avons déjà vu la science rendre hommage aux Ecritures, et souvent même sur les points qui d’abord fui étaient apparus comme les plus étranges et les plus incroyables.
Elle a dû reconnaître premiérement , avec les Ecritures , que la terre est sphérique; ce qu’elle avait longtemps nié.
Secondement : que la terre est suspendue sur le vide ; ce qu’elle avait longtemps ignoré.
Troisièmement : que la terre a été créée dans la plus haute antiquité.
Quatrièmement : que la lumière y a existé
et y a fait vivre les plantes longtemps avant que le soleil fût allumé.
Cinquièmement : que la croûte de la terre repose sur un feu intérieur. |
Sixièmement : que’ cependant cette croûte a été longtemps couverte des eaux, et qu’elle est sortie de l’eau,
Septièmement : que les plus grandes montagnes de notre globe ont surgi par la puissance du feu.
Huitièmement : que la terre a été enveloppée d’une atmosphère et que l'air est pesant.
Neuvièmement : que atmosphère est chargée d'un travail immense en séparant les eaux supérieures et les eaux inférieures.
Dixièmement : que les rivières descendent en la mer, qui n’en est jamais remplie, el qu’elles remontent aux lieux dont elles étaient descendues. |
Onzièmement : que les vents marchent en circuits et qu’ils retournent à leurs circuits.
Douzièmement : que les étoiles des cieux sont en un nombre immense, infini, comme le sable de la mer; bien que la science des anciens n’en comptât qu’un millier.” Treizièmement : qu’elles. ne sont pas des
divinités, comme le croyaient les anciens philosophes ; mais qu’elles sont des êtres matériels et qu’elles n’ont aucune influence sur les destinées des hommes ou des nations.
Quatorzièmement : que les cieux ne sont nullement une voûte solide, nullement un firimament, comme avaient pensé les anciens, et comme l'avaient cru, d’après la science de leur temps , tous les traducteurs grecs et latins du Vieux Testament et tous les Pères de Eglise; mais comme ne l'avait jamais dit une seule fois , la sainte Ecriture, qui s’est contentée de désigner les cieux par le terme si beau et si admirablement choisi de l’'Etendue.
Quinzièmement : que les plantes ont été formées sur la terre longtemps avant l’homme.
Seizièmement : que les animaux de la mer et de l'air ont été formés longtemps avant ceux de la terre.
Dix-septièmement : que les oiseaux sont contemporains des poissons et des animaux marins.
Dix-huitièmement : que les animaux et les
plantes ont eu sur la terre un commencement, et qu'il fut un temps où ni les uns ni les autres n’existaient.
Dix-neuvièémement : que l’homme n’est sur la terre que depuis un temps comparativement fort court, ayant été créé longtemps après les plantes, après les oiseaux , après les animaux
marins, après les insectes , après les reptiles, après les animaux terrestres.
La science, vous le voyez, n’est donc qu’un enfant devant les Ecritures. Que faut-il en conclure ? Adorons Dieu, mes amis, adorons Dieu dans la sagesse de ses œuvres, dans sa magnificence, et surtout, surtout dans le don ineffable de sa Parole. Et quand la science humaine prétend opposer encore de nos Jours ses dernières notions aux saintes Ecritures, écoutons-la, mais en nous rappelant que depuis trente siècles elle n’a cessé d'élever des objections sur d’autres points beaucoup plus importants, à l’égard desquels elle a dû suc- | cessivement reconnaître son erreur. ;
On apprendra, pour la leçon prochaine, les versets 26, 27 et 28.