‹ Le premier chapitre de la GenèseChapitre 29 sur 31 · DIXIÈME LECON · texte numérisé non relu

DIXIÈME LECON

96. Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre | ressemblance , et qu’il domine sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, et sur toute bête qui se meut sur la terre. 27. Dieu donc créa l’homme à son image; il le créa à l’image de Dieu. Il les créa mâle et femelle.

28. Et Dieu les bénit et leur dit : Croissez et multipliez et remplissez la terre et l'assujétissez, et dominez sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, et sur toute bête qui se meut sur la terre.

Nous voici donc arrivés à la dernière période de la création. C’est Dieu qui procède à la plus étonnante et à la plus belle de ses œuvres :

nous assistons, dans ce jour, à la création de l’homme.

Le palais était achevé ; tout y était prêt, tout y était parfait; car Dieu lui-même avait vu, nous est-il dit, que fout y élait bon. Et

voici maintenant qu’arrive enfin le roi bienheureux pour qui toutes ces magnificences ont été préparées; le voici qui paraît. Le voyez-vous, ce premier homme? C’est votre premier père, et c’est aussi le mien. Jugez de . ses émotions à lui (et qui pourrait les raconter ?) quand il se voit pour la première fois sur cette terre si belle, au milieu de toutes les œuvres de son Dieu! Mais aussi, que ce moment est émouvant et sublime pour la création tout entière, alors qu’elle voit arriver sur notre planète comme son sacrificateur et son roi, ce premier Adam qui devait plus tard donner lieu à l’envoi du second, afin, comme.Pa dit saint Paul, «que par PEglise des élus , » toutes les glorieuses perlections de la saiuteté, de la sagesse et de la miséricorde divine « fussent données à connaître aux principau- » tés el aux puissances dans les lieux célestes, » selon le dessein arrêté dès les siècles dans » le Christ Jésus notre Seigneur (1). » — Le voilà donc placé par Dieu sur la terre; il est dans un état de félicité et d'innocence ; il «est couronné de gloire el d'honneur ; toute la na-

(1) Ephés., IE, 40, 11,

ture est mise à ses pieds : Dieu Pa fait domipateur sur les œuvres magnifiques de ses mains ; bien plus , il l'a fait « à son image et selon sa ressemblance! »

O mes amis, demandons à notre bon Dieu qu’il nous aide à comprendre cette gloire et celle félicité de notre premier père sortant ainsi pur de ses mains , afin que nous puissions bien comprendre aussi d’où nous sommes tombés! Car voilà, mes amis, voilà ce qu’il vous faut à tous pour que vous sachiez recourir à ce Jésus, à ce second Adam, fils de l’homme et fils de Dieu, qui est à son tour venu sur notre pauvre lerre pour nous réta- “blir, pour nous relever de la mort el pour nous donner la vie éternelle !

Je reprends la suite de nos versets. C’est au vingt-sixième.

Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image.

Remarquez bien cette parole, chers enfants.

Voilà l’Ecriture qui, dès l'entrée, nous déclare Punité d’origine de toute la race humaine. Tous les peuples done qui s’agitent aujourd'hui sur le globe, depuis les neiges de la Laponie et du Labrador jusqu'aux plaines

brülantes de l’Afrique et jusqu'aux îles les plus lointaines de la mer, peaux noires, peaux rouges, peaux jaunes, peaux blanches, toutes les générations qui depuis 58 siècles sont venues tour à tour vivre et mourir icibas ; tous les hommes , en un mot, descendent d’un seul et même Adam, créé le sixième jour à l’image de Dieu.

Je vous énumérai , dimanche dernier, près d’une vingtaine de sujets où la science des modernes s’est vue obligée de donner gloire au livre de Dieu, là même où elle avait commencé par jeter des ténébres sur ses assertions et par lui lancer d’imprudents démentis. Mais j'en aurais bien d’autres à vous proposer encore , si des faits matériels de la création je passais à ceux qui regardent l’histoire de notre humanité ; car c’est là surtout que la Bible nous parle tout autrement que n’a jamais su faire la sagesse des hommes ; et c’est là surtout. aussi qu’on à dû recennaitre l’incomparable supériorité , — dirai-je? — ou la divinité de son langage.

L'ancienne science se refusait à croire tous les peuples issus d’un seul et même père : elle alléguait tantôt des peuplades monstrueuses

qu’elle disait être sur la terre, tantôt au moins des différences génériques et fondamentales qu’elle supposait exister dans l’organisme des diverses races humaines. Mais il lui a bien fallu plus récemment avouer que toutes les découvertes de la géographie , comme celles de la science , nous attestent l’unité historique , physiologique et morale de toutes les familles des hommes.

L'ancienne science croyait notre humanité aussi antique que le monde; elle nous citait des annales prodigieuses de civilisations prétendues, remontant, disait-elle, à des myriades d'années. Mais il a bien fallu qu’elle acceptät aussi plus tard, comme un fait irréfragable, la très-moderne origine des sociétés humaines ; et lon vous fera lire, quand vous serez plus grands, un beau discours de Cuvier sur « les révolutions du globe, » où ce grand naturaliste, qu’on a nommé « l’Aristote du dix-neu- vième siècle, » démontre, en dehors de la Bible, que l’homme n'existe sur la terre que depuis un très-petit nombre de milliers d'années.

L'ancienne science encore et tous ses systèmes de philosophie se figuraient une humanité à jamais divisée par la diversilé de ses

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