‹ Le premier colon de Lévis [microforme]Chapitre 16 sur 33 · MR HU · texte numérisé non relu

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tous ceux d’entre les [roquois qui se présenteraient. Le trois de novembre, cinq Agniers étaient amenés des Trois-Rivières pour savoir d'eux le nom des meurtriers. Les cinq furent logés chez Couture et eurent les fers aux pieds, deux à deux ’.

Couture, qui se trouvait l'intermédiaire obligé des [Troquois, recevaient d’eux parfois des visites inattendues. Pendant que ces féroces guerriers poussaient leurs incursions jusqu’en bas de Québec, massacrant tout sur leur passage, ils respectaient cependant le logis isolé de leur ancien camarade. Ainsi, dans l'automne de 1653, au mois d'octobre, trois d’entre eux, allant en guerre à Tadoussac, brisèrent leurs canots au-dessous de la maison de Couture.

Incapables de continuer leur route, ils se réfugièrent chez lui. Couture en donna avis au gouverneur qui les fit venir au fort la nuit. *

Depuis près de vingt ans Couture avait été exclusivement engagé au service des missions hurounes et iroquoises. À partir de 1661, s'ouvre une nouvelle phase de sa carrière. Ses travaux s'étendent dans une autre direction.

1 Journal des Jésuites 2 Journal des Jésuites.

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À la vie laborieuse de l'interprète succède la gloire du découvreur. Aux lauriers de Nicolet viennent s'ajouter les lauriers d'un La Vérendrye et d’un Jolliet, Pendant que ceux-là avaient pénétré dans les régions du midi et de l'ouest,

Couture devait ponsser ses recherches vers le nord

Dès 1612, le célèbre navigateur Hudson avait reconnu la baie qui porte son nom. Cette dé.

couverte semblait tomber dans l'oubli. Les Anglais, d'ordinaire si actifs et si entreprenants, s'étaient contentés d’applaudir aux voyages de leurs illustre compatriote sans s'occuper d'en tirer profit Dans ces régions immenses, inconnues, pleines de mystères, habitaient des peuplades nombreuses. Déjà, la nation des Nippissingues avait entendu raconter qu’une race étrangère était venue s'établir sur les bords du Saint-Laurent. Cette nouvelle transmise par quelques-uns des leurs qui l'avait apprise, dans les excursions de chasse, des Sauvages du littoral, avait vivement piqué leur curiosité. Désireux d'entrer en relations de commerce avec ces gens nouveaux, curieux aussi d’'entendre les prédications étranges des hommes de la parole, un capitaine nippissingue avait été député avec plusieurs de ses compatriotes auprès

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de M. d'Argenson, alors gouverneur. Celui-ci en entendant parler de la grande mer du Nord fut désireux d'en connaître l'étendue, Le rêve des premiers découvreurs avait toujours été de trouver un passage pour se rendre aux royaumes de Chine et du Japon. C'était le but premier des expéditions de Cartier et de ceux qui l’on suivi. C'était ce que recherchaïent les premiers armateurs. Cette idée avait hanté le cerveau de tous leurs successeurs et l’on n'avait pas perdu l'espoir d'arriver un jour à cet important résultat. D’'Argenson ne voulut point perdre l’occasion de réaliser enfin le pro-

jet de ceux qui l'avaient précédé, On croyait

dans le temps que cette mer mystérieuse était contiguë à la Chine et qu'il ne s'agissait plus que d'en trouver la porte.

D'Argenson confia le soin de cette entreprise aux pères Druillettes et Dablon. Ceux-ci saisirent avec empressement cette proposition qui leur permettait, tout en cherchant à agrandir le domaine du roi de France, de trouver des nations nouvelles à évangéliser.

Au mois de mal 1661, l'expédition partit de Québec. M. de ia Vallière, gentilhomme de Normandie, Guillaume Couture, Denis Guyon,

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