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Desprez et François Pelletier accompagnaient les missionnaires. Les voyageurs, conduits par des sauvages, s'embarquèrent sur le Saguenay, dont ils remontèrent le cours pendant un certain temps. Mais, malheureusement, ils furent obligés de revenir sur leurs pas, soit, comme le raconte la Potherie ', que les sauvages eussent refusés de continuer leur route, par la crainte que l’entreprise des Français ne leur füt préjudiciable, soit, comme le rapportent les jésuites, que les Français eussent jugé qu'il était prudent de renoncer à leur tentative, vu les cruelles hostilités que les lroquois, exerçaient alors contre eux et contre diverses nations sauvages ?,
L'excursion n'eut pas alors d'autre résultat. Cependant l'entreprise était chose remis: et non perdue.
Deux ans après, en 1663, les sauvages de la baie d'Hudson envoyèrent de nouveau des députés à Québec et prièrent M. d'Avaugour, alors gouverneur, de leur donner des Français, Celui-ci résolut d'envoyer cinq hommes à la tête desquels il mit (Gruillaume Couture.
Couture, qui n'etait pas d’une nature à se
1 Histoire de l'Amérique Septentrionale, tome F, p. p. 141, F4, 2 Relation de 1661.