LE ONE
dans la lettre aux commissaires. Il assurait en même temps le gouverneur qu'il agirait tou-
jours envers lui, avec courtoisie et respect.
“ D'autant plus volontiers, disait-1l, que votre caractère honorable est connu dans cette partie du monde, aussi bien qu'en Europe. Je puis vous rendre cet hominage, ayant eu connaissance de votre honorable conduite, pendant les quelques années que j'ai passées dans l’armée française à la suite de mon maitre, le duc de York et d’Albany. Maintenant que je sers le même maitre dans cette partie du monde, je me croirais heureux si je trouvais l’occasion de reconnaître en partie les attentions que vous avez témoignées à mon maitre et à ceux de sa maison, pendant les tristes jours de l’exil.”
Après avoir accompli sa mission dans Albany, Couture s'était rendu chez les Iroquois pour les avertir que s'ils ne livraient pas les meurtriers, ou du moins leurs chefs, Ononthio leur déciarerait la guerre. Prévoyant la ruine entière de leur nation, et apprenant que M. de Sorel n’était plus qu'à vingt heures de leurs bourgades, les [roquois se déterminèrent à demander quartier.
Le six de septembre, Couture arrivait à Quebec avec deux Agniers pour l’escorter, dont
M en ie FC RE DE MANS