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‘ Si M. Morel ne se présente pas et qu'on dise qu'il soit absent, ils demanderont le supérieur pour fuire perquisition et recherche dans tous les lieux du séminaire.
“ Si le supérieur refuse ou que d’autres veulent s'opposer à cette recherche, les huissiers, sans user de force n1 violence, se contenteront
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de faire un bon et fidèle rapport par écrit de ce qui leur sera dit et fait.”
Munis de ces instructions, les recors se présentèrent au séminaire, M. Morel s’y trouvait et se laissa conduire au château, sans protester. M. Provost, le major de la ville, avait reçu ordre de le recevoir et de lui laisser toute liberté de s’y prononcer.
Le notaire Romain Becquet, greffier de l’officialité, ne fut pas aussi heureux. Arrêté pour n'avoir pas vouln livrer le dossier de son tribunal, il fut écroué dans la prison commune, sous la garde de son confrère Génaple, en compagnie de Maugue qui pratiquait lui aussi le notariat à la côte de Lauzon.
M. Morel était déjà détenu au château depuis six jonrs. lorsque M. Jean Dudouyt, prêtre du séminaire, prenant le titre de promoteur de l’officialité de Québec, demanda que son confrère fût rendu au juge ecclésiastique pour qu'on procède devant lui conjointement avec l'autorité civile. Cette requête fut rejetre mais le conseil prit note de la qualité de promoteur
de l’officialité de M. Dadouyt.