A CRITIAS. PÊCHEUR DE BALEINES
Bon Critias. ta barque assidue aux Pléiades
Se jou' de Neptune inégal.
Transfuge impatiente des rades Oisives, ell' cingle au Nord poissonneux : la Fortune
Souffle à ta poupe chasseresse et ores Que t'envient, forçant la barrière du large.
Nos cœurs pusillanimes, los à toi, Critîas! ta main paît La troupe indocile des vagues !
La laine écumeuse, amie du foyer, Ni le chanvre au rouet riche d'un fil bourru, Ni la génisse dense aux nœuds du jonc caillée, Ni le blé battu à la grange, ni la charrue, Ni la biche aux crêtes périlleuses forcée, Ne sont tes œuvres, ô Critias ! ta main rue
Le harpon rapide aux cétacés.
Et ni non plus, d'Iach perfide le triste vin, L'hydromel, ô Critias ! ni des fruits le suc, ne sont tes vains