‹ Le premier livre pastoral de Maurice Du PlessysChapitre 22 sur 23 · LES SYLVES ET LES É P I G R A M M E S II · texte numérisé non relu

LES SYLVES ET LES É P I G R A M M E S II

Breuvages. Eh ! de quell's urnes, de quelles coupes, Serait ta noble lèvre restaurée, A toi, Critias. à toi qui bois comme une bonne outre La bouche abondante de Borée I

ALLÉGORIE HHROIQUH

Percer Nessus en croupe enlevant Déjanire, Ou le Scythe à cheval Calliope emportant. Ce sont jeux, non travaux dignes de ta jeune. ire. La Tailhède, vengeur de ces coups impudents ! Notre foi n'est sujette à de tels contretemps. Car, outre que le Ciel à nos trophc's conspire Et pour prompt soit leur pas à la honte, en effet. Ton bras sûr sait les joindre à moitié du forfait. Et ne tires-tu pas du même arc dont Alcide Terrassa d'un brigand la fuite au pied rapide !

LA STATUl. DE JHAX MOREAS

Toi Q.UE LES Cieux ont va. o tueur de Centaures ! Dans leur sang belliciueux acquitter ton serment

Et Q.UI, DU MÊME BRAS FUNESTE AU MiNOTAURE,

Couchas le triple dogiie au seuh. d'Hadès fumant

Si ton chant, d'Apollon rachetant l'anathème, Ramène sur nos lut[is sa faveur suspendu' Et qu'en prix de tes coups, les armes des Dieux mêmes Fixent a nos faisceaux la victoire étendu' :

Il8 LE PREMIER LIVRE PASTORAL

o bouches pour jamais plus juste los enflées, Nymphes de Seciuana, Naïades d'Acragas, disiez-vous par la lyre a vos voix assemblée L'athénien honneur des Gaules, Moréas !

Vous, Muses, tribunal de nos joutes lyriques, dénouez pour sa tempe un laurier surhumain. Car son aile nourrie a l'aire pindarique Laisse les vols mortels a moitié f)U chemin !

Page 1