‹ Le premier livre pastoral de Maurice Du PlessysChapitre 23 sur 23 · DES MUSES RETROUVÉES · texte numérisé non relu

DES MUSES RETROUVÉES

Ab Jove principium Virgile

Ce n'e?t point aux rives d'un fleuve Où dorment les vents et les eaux Que fait sa véritable preuve L'art de conduire les vaisseaux ; Il faut, en la plaine salée, Avoir lutte contre Malée Et près du naufrage dernier S'être vu dessous les Pléiades Eloigné de ports et de rades.

Pour être cru bon marinier.

Malhebbe

Le blé dcjà florit en innombrables piques ;

Plein déjà du soigneux dessein Oe combler de son sang tes ferventes barriques. Bacchus hâte pour toi la rondeur des raisins; Déjà nouant le pampre à son grave portique, Ton seuil est ferme au plus fameux du Palatin Et jà. qu'on voit seconde aux emprises belliques. Déjà la \'ictoire arme le zénith de ton destin ! En vain, encontre au pavois qu'une troupe gaillarde hausse,

Gueules dont tu te gausses, Entendes-tu la haine faire rage comme matins ;

Vois, épuisant tout le noir lait dont elle est grosse,

Sur l'arène retomber Tenvie ; Vois que, de ton or, avide en vain, Genséric ira qui convie . Le cupide Avare pérégrin :

Soins vaniteux ! Caution de ta vie.

Minerve t'a lacé son propre gorgerin :

Comm' pour rien doncques, aux inébranlables môles.

Neptune charge en escadrons marins, Entends, César! entends ruer son impuissant tumulte à ton trô La canaille mamelu' d'airain !

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