ODE A MAURICE DU PLESSYS
Leur fureur s'est accrue à combattre dans l'ombre Nos glaives éclatants les ont couverts de nuit; Rien n'a pu les garder où le soleil reluit, Leur effroi, ni leur nombre.
Aussi, réjouissant nos coeurs, et plus encor,
Celui qui nous permit ces luttes, Nous ferons retentir de lyres et de flûtes Les rives où jadis passa le bélier d'or.
Tynd arides !
Lumière continuelle sur la mer, guides D'Argo, nef héroïque entre les flots arides, Votre double puissance aujourd'hui va lier A nos fronts le laurier !
Qiie fleurisse à présent le thyrse et que la rose Se mêle dans la coupe au vin des Immortels ; 11 nous est réservé d'avoir des honneurs tels, Plessys, sur toute chose.