‹ Le premier pas de son altesse; vaudeville en un acte. Par MM. De Leuven et DeforgesChapitre 2 sur 26 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LA COMTESSE, seule, entrant, et à la cantonnade.

Que tous les gens de service du château prennent à l'instant la grande livrée, et qu'on ordonne à tous les liabitans de se porter avec enthousiasme au-devant de monseigneur. (S'avançant.) C'est smgulier, je suis tout émue depuis que j'ai reçu cette lettre de sir John Pilbury , qui m'annonce l'arrivée du prince... 'c'est pourtant un événement tout naturel... Elevé dans cette résidence dont feu Lord Wilford, mon mari était gouverneur, le prince ne l'a quittée que pour aller terminera Londres son éducation... et il y revient à sa majorité, ramené sans doute par ses souvenirs d'enfance: j'ai peine à m'expliquer le ton mystérieux de ce billet... relisons...

» Ma chère Lady, nous partons dansune heure pourRichmond; le Prin- » ce y sera à midi précis, ne manquez pas de vous trouver au château à » son arrivée... cela est très essentiel. Un grand rôle se prépare pour nous » si nous savons bien nous entendre : c'est ime alliance que je vous offre ; )) nous discuterons ensemble les clauses du traité... je n'ai pas le temps de » vous en dire davantage... à demain...

» Votre tout dévoué, joun pilbury. »

C'est un habile courtisan que maître John Pilbury , secrétaire intime de son altesse... il ne néglige rien pour capter les bonnes grâces du jeune prince... N'importe , voyons-le venir... (On entend le roulement d'une voiture.) Une voiture !.. serait-ce déjà le Prince?..

(Elle court à la glace et rajuste sa coiffure.) TN DOMESTIQUE, entrant et annonçant.

Sir John Pilbury ! (Il sort.)

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