I.A «:OMTKSSE
Vous ôles galant , raonscignour.
LK PRIXCK.
0!i! mon Dieu , non !.. ot c'est ce qui nie fàchc... car, à mon Age, je devrais Tt^lrc... mais on m'a 6lev6 si ridiculement ; aussi , je me promets bien de consulter les officiers de mon régiment sur une foule de choses...
LA i.OMTESSr.
Ah! monseigneur, y i>ensez-vous?.. cela ne serait pas convenable... quels conseils pourricz-vous attendre de ces jeunes étourdis?..
LE PRINCE
Au fait. Ils se moqueraient pcut-Atre de mon ignorance... mais comment faire?., enfin, ce soir, je donne un bal,., il faudra que j'en fasse les honneurs... Eh bien, je serai au supplice... s'il faut parler à une femme, je deviendrai rouge, je balbutierai... je ferai rire à mes dépens... et c'est très désagréable, pour un prince surtout.
L\ COMTESSF..
Allons, monseigneur, vous avez tort de vous défier ainsi de vous-même, votre r()le est si facile., continuez à être simple, naturel, soyez ce que vous êtes, enfin... et croyez bien que cette timidité, que vous appelez de la gaucherie, est un défaut dont les femmes ne vous sauront pas mauvais gré.
LE PBINCE.
Bien vrai!., ali! comtesse, vous me ravissez! moi qui me décourageais déjà!., tenez, désormais, je veux toujours m'en rapporter à vous... et, quand je serai embarrassé, je viendrai vous demander vos conseils... vous ne me les refuserez pas ?
LA COMTESSE
Ne suls-je pas votre amie ?
LE PRINCE
Que vous êtes bonne ! tout ce que je vous demande , c'est de me donner de l'aplomb, de l'assurance; enfin, tout ce qu'un jeune homme doit avoir.
Air du Piégc.
Naguère encor^ me disaient mes régens.
Pleins des hauts fails^ et d'Alhènc et de Rome ,
Grâce à nos soins intelligens.
De vous, nous saurons faire un homme:
Un homme !.. ont-ils donc réussi?..
Vous ne le pensez pas, je gage.
Mais j'ai l'espoir qu'enfin, ici ,
Vous achèverez leur ouvrage î