SCÈNE XIV
Les Mêmes, CLAUDINET.
CLAUDI.net. Ah ça! qu’est-ce que vous faites donc, vous antres?., vous nie plantez là.
augustine. Parrain, Mamzelle Clairval m’avait demandée.
claudinet. C’est que je ne peux plus rester seul, moi, d’abord!.. C’est drOle l’clfet que ça me fait... je suc à grosses gouttes... J'aimerais mieux faire dix paires de souliers que de rester là le bec dans l'eau, à savoir si ça réussira.
giblot, i une des portes latérales. Qu’cst-ccque vous diriez donc, si vous étiez à ma place?..
claudinet. Ob ! c’est que, vois-tu, faudrait , pas que quelqu'un s'avise de sifllcr la pièce de mon garçon.
giblot, tout-it coup. Bon !.. v’ià une anicroche , j’en étais sûr!..
claudinet. Une anicroche !.. Mon Dieu! je vas me trouver mal...
girlot, sans l'entendre. Prcsqu’à la fin! quel malheur!..
claudinet. Quoi donc?., mais quoi donc ?.. I Tu vois bien que je ne suis pas à mon aise.
girlot. Comment , vous ne remarquez pas?
claudinet, ellrayé. Non...
girlot. La scène devient obscure...
claudinet. Vraiment?
girlot. Il y en a huit qui coulent...
claudinet, impatienté. Huit! de quoi?
giblot. De mes bougies, donc!
claudinet. Imbécille!.. tu m’as fait une peur !
augustine, riant. Ce pauvre M. Giblot!
giblot. Oui... riez. Si on s'eu aperçoit... je suis déshonoré.
claudinet, s'essuyant le front. Ouf!., je n’en puis plus!., c'est égal... C’est un vilain métier que celui de père d’un auteur... ça fait trop de mal.
(Applaudissemens en dehors. Musique à l'orchestre jusqu'au commencement du final.) augustine, écoutant. Oii applaudit... on demande l’auteur... Voilà Baptiste qu'on mène sur la scène.
claudinet, regardant. Mon fils!., mon enfant!.. Oh! c’est pourtant vrai... Entends-tu les bravos, Giblot?
giblot. Je crois bien... Ils résonnent à mon cœur... j’en ai ma part.
augustine. Baptiste est ramené par ici... on l'entoure... C'est un succès... Oh! quel bonheur !
giblot. On vient... Diable! éloignons-nous un peu.
claudinet. Je voudrais pourtant bien entrevoir le garçon.
giblot. Eh ben! tenez, là... à cette porte... personne n’y passe...
(Ils se tiennent à la porte de droite.)