CONCLUSION
Arrivé à cette partie de mon étude, permettez moi d< souhaiter que les résultats déjà acquis par l'Institut seronl suffisants pour convertir les sceptiques, et pour faire cesser
à l'avenir, l'incrédulité des personnes, même compétentes, qui se refusaient à voir, parce qu'elles ne voulaient pas regarder.
L'Institut s'est déjà imposé non seulement à l'attention, mais encore à la haute bienveillance des Gouvernements. Ah ! certes ! nous ne nous dissimulons pas que nous pouvons heurter des traditions respectables, parfois mêmes des convictions nettement arrêtées, parce qu'elles croient représenter la Vérité absolue. Mais, la Vérité de la veille peut devenir l'erreur du lendemain. Nous demandons qu'on ne repousse pas, à priori, les conseils ou les suggestions de l'Institut, sous prétexte qu'ils pourraient provoquer des modifications ou changer les opinions arrêtées.
A la lumière de la libre discussion, nous demandons iqu'on examine et étudie de bonne foi une œuvre qui part d'un principe vrai et qui cherche à réaliser ses fins par des actes de concorde et l'harmonie entre les peuples.
Qu'il me soit permis de terminer par un acte de foi sincère en l'avenir de l'Institut ! Les quelques erreurs que nous pouvons commettre et qui sont fatales dans un organisme aussi délicat que le nôtre se corrigeront tous les jours.
L'ivraie disparaîtra pour faire place de plus en plus au Don grain. Je n'en veux pour preuve que l'intérêt croissant ipporté à nos études et à nos travaux non seulement par les Pays nouveaux de l'Amérique, mais même par les pays les )lus importants de l'Ancien Continent. Les Pays nouveaux rouvent dans notre Institution des exemples nouveaux,
tirés de l'expérience du passé, pour instituer des organes adaptés aux fins nouvelles que poursuit l'Institut.
Ivas pays anciens cherchent également dans nos travaux des inspirations et des suggestions pour modifier, perfectionner et développer des institutions déjà anciennes. Nous sommes pour eux le souffle vivifiant qui apporte, au printemps, un renouveau de sève à l'arbre endommagé par les ans.
Si les bonnes volontés ne nous font pas défaut, si a côté de l'action officielle des Gouvernements, nous pouvons; compter sur la bienveillance et le concours des hommes po-J litiques, des diplomates, des savants, des agriculteurs, en un mot sur tout ce qui constitue la force indispensable de l'initiative privée, nous pouvons espérer que l'Institut deviendra à bref délai l'observatoire agricole, l'observatoire économique du monde entier.
Grâce à sa documentation et à ses moyens d'informations et d'action, il deviendra aussi le Grand Conseil théorique et pratique où peuples et Gouvernements, collectivités) et individus viendront puiser les éléments des progrès agricoles et du bien-être.
A ce moment pourront s'accomplir les événements prévus par les Illustres créateurs de l'Institut.
La spéculation aura, sinon disparu, du moins fait placd à une situation qui permettra aux producteurs de trouver avec la régularité et la stabilité des prix, une juste rémunération de leurs travaux.
Par les renseignements précis publiés sur les exigences de la consommation, on pourra voir se produire une heureuse
harmonie et une concordance entre la production et la consommation.
Enfin, il n'est pas exagéré de prétendre que cette entente internationale entre les agriculteurs du monde entier, sur le terrain des intérêts pratiques et commerciaux, exercera une action considérable et un rôle prépondérant de pacification entre les Gouvernements et les peuples.
C'est par ce moyen, que l'Institut a la Noble Ambition de se trouver à la tête du progrès de la Civilisation et de contribuer au Bien-être de l'Humanité.
Iy'Institut s'appliquera ainsi à devenir un foyer de Conorde et une Ecole de solidarité, et à réaliser par les faits l'idéal de l'avenir.
IyOuis-Dop,
Délégué de la France Vice-Président de l'Institut International d'Agriculture.
ïnstitut Ifnternationaï b'Horicultuuc
ZDélégnj-és des Etsits sid.Ii.erem.ts ©rvo. Corm-ité permanent