‹ Le présent et l'avenir de l'Institut international d'agricultureChapitre 8 sur 11 · VI. — VOIES ET MOYENS POUR OBTENIR CES RÉSULTATS · texte numérisé non relu

VI. — VOIES ET MOYENS POUR OBTENIR CES RÉSULTATS

Par quelles voies, par quels moyens, l'Institut peut-il remplir une tâche aussi considérable, une mission aussi délicate ?

Quelle est d'abord la source et l'origine des documents qu'il publie ?

Iv'Institut est une Institution d'Etat. L,es documents et les renseignements destinés à constituer la matière des travaux de l'Institut lui sont fournis directement par les Gouvernements, sous leur responsabilité et avec leur intervention.

Ea documentation scientifique nous [est fournie, soit par les associations privées, par les syndicats, les coopératives dûment autorisées par leurs Gouvernements à correspondre avec nous, toujours sous la responsabilité de l'Etat, soit par les livres et publications scientifiques recueillis et envoyés du monde entier.

Pour s'acquitter de cette énorme tâche, il pourrait sembler que l'Institut dispose de ressources considérables. Et cependant, c'est relativement avec des sommes restreintes

que l'Institut parvient à accomplir le programme qui lui a été tracé.

Les Btats fournissent annuellement une cotisation fixe calculée d'après l'une des cinq catégories auxquelles ils se classent. L/ unité de cotisation est actuellement de 1.500 fr.

Le total des subventions des Btats atteint à peine la somme de 500.000 fr.

Si élevée qu'elle puisse paraître au premier examen, cette somme serait insuffisante, et l'Institut serait dans l'impossibilité de poursuivre ses travaux, si la Haute Munificence de S. M. le Roi d'Italie n'avait pourvu, avec une Noble Générosité, aux besoins et aux nécessités de l'Institut. C'est pour moi un très agréable devoir et un acte de profonde gratitude de signaler au monde agricole que le Créateur de l'Institut, S. M. Victor Emmanuel III, roi d'Italie a fait édifier à Rome, de ses deniers personnels, le Superbe Palais qui abrite l'Institut au milieu du site enchanteur que constitue la Ville Borghese. En outre, la Haute Prévoyance de l'Auguste Souverain de l'Italie a doté l'Institut d'une rente fixe et annuelle de 300.000 fr.

C'est grâce à ce don royal, à cette sollicitude constante et généreuse que l'Institut a la possibilité de poursuivre ses travaux, de rendre à l'Agriculture mondiale des services de plus en plus nombreux, et de s'imposer ainsi à la reconnaissance des populations agricoles.

Mais déjà sont venus les temps où les Gouvernements (devront, de leur côté, suivre le Bel Exemple du Bienfaiteur de l'Institut, et consentir à leur tour, par l'élévation de leur

cotisation, le sacrifice indispensable pour permettre à l'Institut de poursuivre les fins glorieuses pour lesquelles il a été créé.

Organisation et fonctionnement de l'Institut.

Qu'il nous soit permis de dire quelques mots rapides de T organisation et du fonctionnement de l'Institut.

Nous avons admis comme un axiome que la Composition du personnel de l'Institut serait internationale. C'est une conséquence logique de son organisation et de son programme. Nous essayons, autant qu'il est en notre pouvoir, de concilier, de fondre, d'harmoniser les connaissances, les aptitudes spéciales, les méthodes représentées par les fonctionnaires des diverses nationalités que nous engageons. Nous faisons appel à l'émulation des peuples sur le terrain de la science pour la meilleure application des choses pratiques.

Notre préoccupation dominante a été de simplifier à l'extrême les rouages de l'administration, afin de mettre chacun à sa place, et de faire rendre à chaque compétence le maximum de rendement. Nous nous appliquons à donner une organisation perfectionnée et pratique à chacun de nos services.

Notre but est d'être pratique, rapide, précis, concis, et d'obtenir le maximum de rendement de travail avec le minimum de dépenses. Aussi, la paperasserie lourde et ab-

sorbante est supprimée de nos travaux. Partout des machines : machines à écrire, machines à calculer, sténographie, dactylographie. La connaissance des langues étrangères est une condition sine qua non de l'engagement de nos fonctionnaires.

Et par ce système, nous parvenons à obtenir d'un nombre d'employés qui n'atteint pas la centaine un rendement de travail et des résultats qui exigeraient ailleurs plusieurs centaines de fonctionnaires. Pour obtenir ce résultat, il est nécessaire de donner une organisation systématique et unifiée à toute la documentation de l'Institut.

Nous essayons de faire de tous les travaux de l'Institut une chaîne continue, tous les efforts s' additionnant au lieu d'être recommencés, depuis la formation de la Bibliothèque et1 de son catalogue jusqu'à la bibliographie, les lectures et analyses, les résumés, les traductions, les publications des services.

Ces résultats ne peuvent être obtenus que par un travail continuel, par une vigilance et un esprit d'émulation qui, je dois le proclamer, dirigent les efforts des délégués qui ont l'honneur et 1a responsabilité de représenter les intérêts collectifs de l'Institut et les intérêts particuliers des Etats adhérents.

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