‹ Le Président Wilson et l'évolution de la politique étrangère des États-UnisChapitre 6 sur 49 · LL PRÉSIDENT WILSON · texte numérisé non relu

LL PRÉSIDENT WILSON

pas toujours été dominée par son intérêt. 11 n'a même pas toujours réservé ses ironies pour ses adversaires et de temps en temps il a franchi les bornes de la politesse et laissé des blessures spirituelles où elles n'ont pas toujours été méritées. D'un autre côté, il a les hésitations qui accompagnent, en général, la pensée et des décisions mûries. Le beau moment s'échappe pendant qu'on écoute son propre raisonnement. Après tout, la valeur d'un homme se trouve dans la balance de ses vertus et de ses qualités, et la majorité des compatriotes du Président actuel des États-Unis lui a donné sa confiance croyant que le résultat de sa froide et souvent passive réllexion a été à l'avantage de son pays.

J'ai eu l'honneur de rencontrer M. Wilson plusieurs fois aux Etats-Unis en 1903 et 1904. J'ai raconté ailleurs ma première conversation avec lui\

C'était à New-York, à l'occasion de la Saint- André, patron de l'Ecosse, que les Ecossais dans le monde entier fêtent le 30 novembre par un banquet. J'étais assis entre deux hommes dont l'un à ma droite m'était connu. C'était le révérend D' Lorimer, un des pasteurs les plus estimés de New-York, né en Ecosse, mais qui s'était établi jeune en Amérique. Il me parla de son fils qui avait écrit un livre devenu célèbre : Lettres

Page 1