‹ Le pressoir drame en trois actesChapitre 8 sur 92 · MAITRE BIENVENU · texte numérisé non relu

MAITRE BIENVENU

Comme si on ne le savait pas !

PÈRE VALENTIN

Dam 1 j’aurais cru que vous n’en saviez pas le premier mot!

BIENVENU

Bien, bien! j’entends! Je vous vois venir !

PÈRE VALENTIN

Je ne viens pas, je m’en vas... après que vous m’aurez donné un peu de feu pour allumer ma pipe... («veo aigreur), si ça n’est

pas trop indiscret 1 (Près do la cheminée, à Reino qui lui offre la pincette) ,

Merci, petite, merci! Rien que ça d’écuelles! encore un service • neuf? vous avez donc compagnie, aujourd’hui? ça devient tous les jours plus cossu chez vous ! (Reine lui ofTre une chaise qu'elle a êiè prendre au fond.) Eh bien, mesdemoiselles , à quand les noces?

REINE. 1

Les noces de Suzanne avec le grand Noël? Ça ne tardera pas, et votre garçon m’y fera danser.

PÈRE VALENTIN

Mais quand dansera-t-il à la tienne, ma pauvre fille? Pas do si tôt, j’en ai peur!

BIENVENU, qui a contenu son impatience arec effort. 11 est assis *4- au coin do la cheminée, le dos tourné au spectateur.

Vous en avez peur? Qu’est-ce que ça vous fait?

PERE VALENTIN

Dam ! on plaint toujours une jeunesse qui n’a pas le sou !

BIENVENU, assis dans son fauteuil, le dos au public.

On n’a pas besoin de fortune quand on est comme elle est.

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