I. Valeniin endormi, Noël, Reine
2t LE PRESSOIR.
REINE
Vous auriez beau vouloir ! du moment qu'on parle comme ça...
NOËL
Vous vous trompez bien. Ceusse qui doutent d'eux-mêmes sont toujours repoussés. Si Pierre voulait me demander conseil, je lui enseignerais bien la manière d'apprivoiser une jolie petite linotte comme vous.
REINE
Pourquoi me parlez-vous de Pierre ? Êtes-vous chargé de ça , vous aussi?
NOËL, regardant Valentin.
Moi aussi?... ali? Non , pas du tout. Mais on a des yeux , et on voit bien que Pierre soupire et que ça vous amuse. Dam ! c'est naturel. Vous n'êtes pas vilaine, ma foi, et ça n'est pas ennuyeux de prier une petite image comme vous ! Mais charger les autres de dire loraison... Il y en a qui s'endorment en route : c'est tant pis pour eusse ! Il y en a aussi qui ne s'endormiraient point... mais on ne les pousse pas dans le danger^ ceusse-\k^ et c'est tant mieux, pour eusse, hein! belle Reine?
Il veut lui prendre la taille. Elle s'éloigne. REINE.
Noël, si vous continuez, je vas éveiller Valentin pour vous faire honte !
V A LE N TIN, s'éveillant, à part.
Ai-je rêvé qu'elle m'appelait?
NOËL
Valentin n'est point jaloux de vous , ma mignonne ! Mais pourquoi vous fâchez-vous donc comme ça? Savez-vous que vous me feriez croire que vous avez du dépit?
(valentin écoute avec étonnement.) REINE.
Du dépit ?