‹ Le pressoirChapitre 45 sur 91 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

BIENVENU, REINE, SUZANNE, NOËL, VALENTIN père et fils, et PIERRE,

Ces derniers sont près de la tonnelle , pour se :acher de lui.

BIENVENU entre par le fond , un panier de vendangeur au bras , et tenant une serpette ouverte , comme s'il continuait à vendanger.

Une filleule si douce , si gentille !... pas un défaut! Un frêne

qui paraissait sain comme l'œil! (H vendange par distraction latrelUeda

père vaientin.) Toutcs Ics pcincs à la fois ! Mou fils désolé! mon honneur eniaché!... Ils diront que c'est moi qui ai refusé mon consentement, par avarice! Que j'avais employé un mauvais hois par ignorance !

LE PÈRE VALENTIN, le voyant ravager sa treiUe.

Eh bien, qu'est-ce qu'il fait donc? ma vigne?

VALENTIN, le retenant.

Laissez , laissez , mon père ! Ne le dérangez pas encore !

( On continue le bouquet que Reine orne d'un ruban pris sur sa cornette. ) BIENVENU , à part.

Ah? ils sont là?... ils ne travaillent plus... ils ne me disent rien ! Allons , je comprends! ils y ont renoncé ! tout est perdu ! Montrons nous philosophe... soyons calme !

(il s'assied sur une souche en jetant sa hotte avec colère. Les autres s'approchent et l'entourent doucement. )

REINE , à sa droite, poussée par Suzanne, lui présentant le bouquet timidement.

Mon parrain...

BIENVENU

Eh bien, quoi? un bouquet? Est-ce que c'est ma fête? une jolie fête , vraiment !

SUZANNE

Mon père , embrassez-la ! on embrasse toujours ceux qui vous apportent les premiers une bonne nouvelle.

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