ACTE III, SCÈNE XI
BIENVENU
PERE VALE.NTIX, à part. %
C'est bien heureux !
SUZANNE
Oui , mon père !
VALENTIN
Non , maître !
PIERRE , bas et Tivement avec énert-ie.
Tais-toi! oh! tais-toi!... Ne m'empêche pas de me relever vis-à-vis de moi-même!... (naut). Adieu , mon père!
BIENVENU
Il le faut donc?
REINE, à Bienvenu , qui la tient dans ses bras.
Il reviendra , mon parrain !
PIERRE , passant à Reine et lui tendant la main avec franchise et élan.
Oui , ma bonne Reine, je veux mériter Tamitié qu'on m'accordait !
VALENTIN , l'amenant sur le devant du théâtre et lui tenant les mains.
C'est fait, mon Pierre, tu la mérites, notre amitié; car, si! ne faut quun mauvais moment pour nous perdre, il n'en faut aussi qu'un bon pour nous sauver. . . Et à présent , regarde-moi. . . oui, regarde-moi bien... Est-ce qu'il s'est passé quelque chose de triste entre nous? Est-ce que nous ne nous aimons pas encore mieux que ce matin? Est-ce que, généreux à demi, tu vas me laisser là à moitié heureux?
PIERRE, se jetant dans ses bras. '
Ah ! tiens, vrai , je ne sais pas !
|. Noël, Suianne, Reine, Bienvenu, Pierre, Valentin fils. Valentin père
PERE VALENTIN, à soutils
Eh bieaj tu ne t'en vas point?
VALENTIN
Non, mon père ! (a Bicnrenu, eu lui montrant pierre.) Ni lui nOn pljS < (Pierre se jette dans les bras de son père.)
1 . Ou m'a dit que cette faute de fraudais avait été remarquée ; mais je crois qu'on doit mettre dans la buucbe des artisans les façons de parler les plus naturelles , même quaoc elles sont incorrectes ; même quand les personnages ont élevé instinctivement leur langage aTe<- leurs idées dans une crise d'émotion exceptionnelle. Des gens plus instruit) font , d'ailleurs , dans la rie familière , cent fautes de français par jour, et ils ont biei raison. {Note de l'auteur.)
"^Wersitas
La Bibliothèque
niversité d'Ottawa
Échéonce
The Library
University of Ottawa
Dofe due
ms.
h MARS 1995