SCENE X
LISE, DAUBI6NAC.
Daubignac,<z part.
Je crois m'apperceboir que mon vonnet a fait fortuné; vattons lé fer , puisqu'il est chaud. ( haut. ) Aimable soubrette , plus velle et plus fraîche que jamais !... Lise.
Avant d'en entendre davantage , je suis bien aise de vous dire que si vous n'avez pas le dessein de m'épouser, )e ne puis recevoir ni vos dons , ni vos complimens. Daubignac.
Eh! prenez toujours îes complimens , cela né nuit à personne; et, quant à cette petite coiffure dont bous houlez parler, j'imagine qu'il sera temps dé nié la rendre après lé mariage.
Lise.
Vous me répondez donc...
Que nous serons unis dès ;émain , si botré vellé maîtresse né diffère pas )é vonheur dé mon maître.
i8 LE PRETENDU PAR HASARD,
Lise.
Dès démain , c'est bien prompt.
Daubignac Dans la position où je mé troubé , lé plutôt baut !• mieux.
Air de la f die en loterie»
On doit sans doute être prudent , Lorsque pour toujours on s'engage ; Mais rien n'exigé maintenant Que nous attendions davantage. II faut se hâter dé jouir , Car l'orage peut nous surprendre ; On laisse échapper lé plaisir , Quand on perd son tems àPattendré.
N'en perdez donc pas pour vous assurer du consentement de mon père ; et moi , je vais l'employer auprès de mademoiselle Adèle , pour lever les obstacles qu'elle s'aviserait peut-être d'apporter à nos projets.