GASPARD
Mais oui.
Courtois.
Tant mieux, morbleu, tanl mieux. Je vous avoue, que je n'osais pas m'en flatter ; car monsieur votre père, m'avait écrit que vous vouliez absolument retourner à Brives.
Mon père vous avait écrit cela ?
Courtois.
Oui. Comment diantre avez-vous changé d'avis aussi promplement?
G- A s p A R D , embarrassé.
Je me suis apperçu que cela paraissait faire beaucoup de plaisir à Mademoiselle, et je me serais reproché de vous refuser une chose qui m'est aussi agréable qu'à vous.
Croyez que je sens tout le prix d'un pareil procédé.
D'après vos dispositions, je me suis occupé de vous chercher un logement ; je sais qu'il y a une maison charmante un véritable bijou ,à deux pas d'ici. Vous sentezvous disposé à la visiter ?
Très-volontiers.
Et moi , je m'empare dé Lise , pour aller hoir lé petit vijou.
Courtois.
LTn instant. Lise , tu diras à ton père de prier M. Prud'homme de nous attendre \ s'il venait pendant notre absence. ( bas à Gaspard. ) C'est mon notaire , nous terminons tout dans la journée , et je vous compterai la dot, G a .s p a r d.
Quoi! monsieur , avant que mon père ait envoyé celle qu'il me destine ?
Est-ce que je ne connais pas votre père depuis trente ans?
COMEDIE. i7
Gaspard.
Il est vrai. ...
Courtois.
Après la petite catastrophe qui vous est arrivée, voua ne serez pas fâché de vous trouver en fonds. E"AUBiGNAC,à part.
Je bous en réponds.
Courtois.
Je fais une réflexion : un jeune homme ne peut pas rester sans argent. ... si voulez même sur-le-champ quelques petites avances ....
Gaspard.
Je?suis pénétaé de vos bontés ; mais je ne dois pas accepter.
Courtois.
Eh bien! nous en reparierons plus tard : allons voir la maison.
Daubignac, bas à Gaspard.
Que lé Diavlé t'emporte.