‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 109 sur 416 · K CHKMIN DK LA CHOIX ol · texte numérisé non relu

K CHKMIN DK LA CHOIX ol

toire, surtoiil k celles de mes parents, de mes amis et de ceux pour qui j'ai i)lii^ iIDblijfalion de prier (I).

* Preuiière KtHlIon : Jésus est condamné à mort. — Jésus est iiit' rlépinos, rooouvcrt d'un lambeau de vi^lement de couleur de poiirpn^, son t'or[»s est tout iléchiré de plaies. 11 a les mains liées et il parait en cet état devant l'ilate. i'.e gouverneur espérait, en le présentant ainsi au peuple, inspirer la pitié et obtenir sa grAce, car il le savait innocent ; mais de toute part la foule i^rie : Toile, crucifiye eum. Si hune dimittis, non es amiciu Cœsaris. Nihil enim muli fecit. Sanguis ejus super nos et super filios nostros. Kt, intimidé par les cris et les menaces de la populace, il lui livre Jésus ut crucifif/eretur. iiest donc le peuple qui porte la sentence de njorl <-outro ce Jésus qui a passé en faisant le bien, qui a guéri ses malades, etc. L'ingrat, il a tout oublié; et. ilemandant la délivrance de Harabbas qui adonné la mort au\ vivants, il crie : Mort à Jésus ({ui a rendu la vie aux niorfs.

I. ingratitude des Juifs n'a-t-elle pas été la notre? Mort à Jésus, avonsn •■■ ' mtes les fois que nous avons commis le péché mortel : Nolumus Il 'ire super nos. Je veux le plaisir, l'intérêt, la créature : Toile,

eu.v .. /. *. .-.lis. Ah ! mon Dieu, quel mal nous aviez-vuus fait et qu'avons-nous gagné en vous bannissant <le nos Ames :* Hélas ! le péché qui détruit la vie que vous aviez en nous, a ruiné aussi toute notre paix, tout notre bonheur ; aussi voulons-nous le bannira son tour! Mort, non à Jésus, mais au péché ; je iiniil.miiif ;"i iiiiM-t mes passions, qu'elles soient crucifiées ; à mort ces liais îles dangereuses ! 0 Jésus, venez, vivez et régnez à ja-

rn r (2).

I. \{' Si)/k,iin%k : Jésus est charf/é de sa rroijc. — La croix préparée

i> csl longue de quinze pieds et large <le huit. Le Sauveur la contemple

avec joie: il voft en elle la i-lef ave.- laquelle il va ouvrir le ciel à tantd'i\mes,

l'autel sur lequel il va se satrificr pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Si saint .Vndré. en vovanl la croix qu'on lui préparait, s'écria : U heureuse

ciHiix. depuis si longtemps désirée : O bona crua- diu desiderata, per terne

"7 .' quels durent élre les transports d'amour du Sativeur, qui avait

uipiré aprcs sa passion! (Juomodo coarrtor ust/uedum perficiatur.

donc avec anioiir, et l'innocent Agneau, résolu à porter la

lies, la charge sur ses épaules, qui en sont meurtries. Après

;iii sommes pécheurs, oserons-nous uuirnuu'er cl nous plaindre

|iie la l*rovi<ience nous envoie 1 (lublions-nous donc la jKirole du

.-I i/nelrfuun veut venir à ma suite, tju'il porte sa croi-v ? Per

tribulationi's oportet nos intrare. U croix, pour chacun de nous,

• pour le Sauveur, vous èles la clef du riel. Je vous embrasse donc

1 que part que vous me veniez. M<' seriez-vous oITerle par des bour-

que je vous trouverais légère : Momentaneum et levé triùulationis

i\ œternum yloriœ pondus operatur in nabis. Si labor terret, merces

\\V Station : ./- ■ une première fois. — Jésus était épuisé

\\\j I' l'iii lu (jans ition. Les lK)urreaux du reste le [toussent

fis ; et il lonibe sous la croix. Les fpines s'enfoncent le auguste ; et le sang qui ruisselle sur son visage, se

f\) On pourn relire nrec fruit h passion que nom avooa précédemment écrite, quand

\. On fera bien aussi, alln de ne pas prolonger sur certaine* slaiions. uu même de se conièn-

' ; . ■ , ' ir»

avec fruu. Oa ferati, a un aecuad ekert;ic«. l'esliurlalioa aur le* staUuaa viûim la pr«> inièr« foi»,

bréger, on pourrait »e conienlerde récilerap ' station, un f'at«r

ou un Ave Maria, dini l*> hm d'oht^nir la gr.'i * la On dr l« «ta-

lion \>ir '•■ préiiicateur, ou li i' ition. «'n ,v<rf -ft

prières aprr^^ <hai|ue «latioo I ■• slaiion à l'auii of

ce iiai(il« rdmia : Cfirétiem, v... ..v .. » ..u.^,^ vvU : Viç§ Jérnu, v... i- . —

in'^lîinl à lu poussière «lu chemin, recouvre comme d'im voile celle bcaiit. (jui ravil les ungps. i'.o]\n ijui |iorlo toul par la force de sa parole ne peut se porter lui-mi''iue ; celui <jiii soulieut l'univers est renverse à terre. (Juei poids «|ue celui ipii fait tomber uii Dieu ! Ce poids, c'est celui de nos crimes : Posait hominiis in eo ini(/itifafeni omnium nosfrum.

C'est nous, ô Jésus, qui avons pesé de tout le poids de nos blasphèmes, etc. sur vos épaules meurtries ; ce sont nos crimes iiui vous ont renversa écrasé. Oh ! péclieiu's, oseriez-vous encore porter une faute çrave dans volnconscience? Jusqucs à quand resterez- vous sans sentir le poids du péché qui fait tomber le Tout-Puissant ? .Si vous ne le sentez pas aujourd'hui, vous le sentirez un jour, quand il vous entraînera dans l'abime de l'enfer et vous renversera sous les pieds des démons. Déchargez-vous donc aussitôt d'un tel fardeaii par inie sainte confession.

VM)i. IVe Station : Jésus rencontresa Mère. — Où était Marie pendant que Jésus prisonnier était battu de verges, condamné à mort et chargé «l. sa croix ? .\h ! elle suivait de près celui qu'elle aimait mille fois plus (]u elb même ; mais la foule ameutée lui avait barré la route : elle n'avait pu venii jusqu'auprès de Jésus, pour l'aider à porter sa lourde croi\. pour le relevci de sa chute. Mais prévoyant le parcours qu'on allait suivre pour se rendre au Calvaire, elle était venue l'attendre à un détour du chemin.

Klle entend les cris, le murmure de la foule. 11 va passer mon Jésus, se ditelle ; et son cu'ur bat plus fort ; la rougeur se répand sur le front de la divine Vierge. Dés que ses yeux ont rencontré son divin Fils, l'ardeur de son amour triomphe de sa timidité et de ses craintes; elles'avance jusqu'à lui : 0 mou Fils, dit-elle, ù mon Jésus ! Jésus, tout courbé qu'il est vers la terre, a entendu sa voix. Dès lors, il oublie toutes ses souffrances pour ne penser qu'à la douleur de Marie. Donnez-moi celte croix, ù mon Fils, que je la porte et que j'y meure avec vous. Ni la vie ni la mort ne peuvent nous séparer.

O ma Mère, la croix que je porte n'est rien comparée à la douleur qui m'op presse en voyant couler vos larmes! Marie ne répond que par des pleurs ; Jésus pleure à son tour. Lui qui versa des larmes sur Lazare et sur Jéru.salem, comment aurait-il pu ne [)as pleurer à la vue de sa Mère ? Ils échangent ensemble des regards qui disent plus que tous les discours. Les bourreaux eux-mêmes purent-ils ne pas être attendris de cette scène déchirante?

L'un d'eux pourtant, autjuel il larde d'arriver au (lalvaire et deconsommer son crime, sépare violemment la Mère du Fils. La Vierge tombe alors d'abattement sur une pierre qu'elle couvre de ses pleurs et qu'on vénère encore. Cette [lierre s'amollit au contact de ses larmes bnilantes. U cœurs endurcis, serez-vous plus insensibles que cette pierre ; et la douleur de Jésus et de Marie, que vous avez causée par vos crimes, ne vous arrachera-t-elle pas un soupir, pas un regret, pas une larme de contrition? 0 Jésus, faites-moi miséricorde ! 0 Marie, obtenez-moi ma grâce!

1303. V*' Ntatlou : Simon de Ci/ rêne aide Jésus à porter sa croiv. — La douleur cruelle aue le Sauveur avait ressentie, en voyant couler les larmes de sa divine Mère, l'avait affaibli plus encore que les autres souffrances ; il chancelait et se traînait à grandpeine. Les bourreaux craignaient qu'il ne succombât en chemin et qu'ils n'eussent pas l'infernale consolation de le crucifier. Henconlrant donc un homme de (lyrène, nommé Simon, ipii passait par là. ils le forcèrent de porter la croix. Hélas! il n'y avait là aucun des disciples qui pût rendre service à son bon .Maître : lous avaient fui ! Il ne se trouve qu'un étranger: encore faut-il que les soldats emploient la contrainte pour lui faire accepter la croix. 0 croix, que vous avez peu d'amis!

U Jésus, combien qui vous sont fidèles dans la consolation et qui vous aban- «lonnent aux jours de l'épreuve ! Et si quelques-uns portent la croix à votre suite, c'est après avoir toul fait pour s'en décharger. Faites-nous donc comprendre le prix lie la croix, >) mon Dieu, afin que non seulement nous ne cherchions pas à la fuir, mais que nous l'emtirassions avec joie, comme la planche de salut qui nous fera échapper au naufrage éternel ! 0 croix de mon Jésus, je vous adore, je vous aime et je vous bénis ! Désormais c'est avec joie que je veux vous porter jusqu'à la mort : Et perte me recipiat qui per te me redemit. 0 mon Dieu, quand les épreuves, les pertes, les déceptions,

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li^s mépris macoahloront, je «lirai avec vous : Mon Père, que votre volonté nit fuite, et non la mienne.

13Ui. VI'' Station : Véronit/iie essuie le risuf/e fie Jésus. — Les bourreaux

Mix coups ont ajouté les insullos. Ils ont niMé leurs impurs crachais à la sueur,

Ml sang, à la poussière qui ilèlifîuraicnl déjà le visage du Sauveur. Véronifpie

• rfucontre. Klle ne peut le soulTrir en cet élal ; son amour pour JéSus, la

-■' : elle fend la cohorte de solrlats qui entourent le divin Sauveur et

jiie un linge hlanc sur la face adorable de Jésus, qui reste empreinte sur

\c vode de Véronique. Comme les bourreaux autrefois, les impies, les blas-

(jhémateurs d'aujourd'hui lancent des outragescontre Jésus. N'y aurait-il plus

■ . iiéreuses qui voulussent laver ces affronts?

au siècle qui n'a plus :'e Véroniques pour réparer, par le dévoueiiiiM Cl 1 auiour, les blasphèmes ou l'indifférence des autres ! O Ames pieuses, jui vovez Jésus offensé, ne vous laissez pas arrêter par les railleries ni par I liaine des méchants; volez à lui, dites-lui votre amour, offrez-lui l'hommage U-' votre dévouement ; et ce divin Sauveur en retour imprimera son image lins votre cieur. comme sur le linge de Véronique ! Il vous rendra de plus n plus seudjlable à lui : ce sera votre première récompense,en attendant celle !ii ciel qu'il vous réservera : Vos esfis qui permansisfis mecum in tentatiuni-' us meis, et er/o dis/iono robis sicut disposait mihi Pater meus ref^num. i'M)^}. VII" Slation : .h'sus retombe. — Simon de Cyrène n'avait porté la loix que |»eu de temps. Le Sauveur en est de nouveau chargé ; et, ses forces - épuisant île plus en plus, il arrive en face d'une énorme pierre sur laquelle lait écrite la sentence qui le condamnait à mort. Et, à la vue de cet arrêt njusle provf)qué par le peuple, qu'il a comblé de bienfaits, il fait une seconic chute plus lounle que la première et dont il a plus de peine à se relever. ' I Jésus, vous retombez pour réparer nos rechutes. Hélas ! que de fois nous vous avons promis d'éviter le péché : un peu après nous oublions nos résolutions et nos promesses !

(iréa turcs faibles, nous ne faisons pas le bien que nous voulons ; et nous faisons le mal r^ue nous ne voidons pas. Ah ! si vous vous étiez contenté d'expier notre premier péché mortel, notre perle était certaine et il n'y avait plus poiw nous d'es[)érance ! 0 Sauveur compatissant, en retombant et en vous rel.'v.iiit enc(u-e. vous ni'apprenez à me relever sans désespoir et vous m'en m- liit'Z la gnïce ! 0 Jésus, jamais la nuillitude de mes chutes ne me fera déisfnier de voire miséricorde; et, comptant sur votre bonté, je me relève- I li avec «'oui'agc pour ne plus retomber jamais !

VMWi. VIII'' Ntatlon : Jésus console les femmes île Jérusalem. — Pendant lue les Apôtres elles disciples ont fui. les saintes femmes suivent Jésus au I alvaire : la foi donne k la femme, si faible par nature, un dévouement 'et un courage supérieur parfois à celui de l'homme. Les saintes femmes ne peuvent retenir leurs larmes, en contemplant les soudrances et les humiliations lu Sauveur. .Mais Jésus ne veut pas nu'il v ait «le la faiblesse dans leurs lariiies, ni une compassion tn»p naturelle p(»ur ce «pi'il endure. Illesinviie donc i pleurer non sur lui, mîiis sur elles-mêmes et sur leurs enfants, sur leurs ;.ropres péchés et sur les péchés de leiu's familles, qui sont la vtii'itable cause le ses aoulTrances.

I^cs pleurs qii'il préfère sont ceux que l'on verse sur le péché. La contriion, la «louleur de nos fautes, voilà ce que Jésus veut de nous, (le qui prouve mieux encore que les larmes, la sincérité du repentir, c'est la détermination terme où l'on est de ne jdus pécher et d'éviter les occasions du péché. Sentez-vous celte contrition, chrétiens ? (» vous qui pleurez pour un amour-propre froissé, [tour la perte d'un vil intérêt ou d'une créature, entendez Jésus <|ui vous dit : Super ras ijisus ffete et su/ter (ilios vestros. Pleurez donc le ninllicur que vous avez eu de perdre Dieu et son ciel, <le mériter l'enfer et 1 i-irer par vos désonlres la colère divine sur vos enfants. 0 mon Jésus, MiiM riirorde et pardon !

i:t07. I\'' Nialion: Jésus tombe une troisième fois. — Jésus ap[u-i>che <lu sommet du (ialvaire. Il a sous ses yeux le lieu où il vm <iy .rucilié et mourir, tjuel accablant spectacle ! Mais ce qui oppresse da\ ii c«i'ur.

c est In pensée que sa passion et sa mort vont être |iiini | in sujet

de réppobalion. Mon P/'re, dit-il, je veiix bien souffrir pt mourir : mais je ne veux pas qu'un spul cIo vos onlnnls pôrisso , Je ne puis me résigner à ce qu'ils se ponlput .i i.uiiais {>ar leur obstination, les pédieurs pour Icsijuels je vais répandre Juscpi'à la «lernière goulle de mon sang. Kl il tombe épuisé et abattu.

0 pécbours obstinés, vous fûtes la rause de cette dernière cbiite rie Jésus, la |»lus douloiMTu.se dp toutes! .Sorait-il vrai que tant de soufTrances ne serviront qu'à vous rendre plus coupables ? .lésus portant sa croix, Jésus soulTrant, Jésus abattu. Jésus triste jusqu'à la mort à cause de vous, ne dira-t-il rion de plrjs à votre cirur que la voix de votre con.sciencc, qui vous crie depuis lougtemps ; Convortis-toi, que la voix de la mort qui vous poiu'suil et tout à l'Iieure va vous frapper, que la voix de l'enfer dont les goufTros s'entr'ouvrent sous vos pas : Hodie si vocem Dnmini nuitieritis, nolite ohf/urare confa restra. (l'est aujourd'bui, c'est maintenant, devant Jésus étendu dans la poussière, qu'il faut détester cette liabitude, y renoncer k janiais.

1H08. \'' NlHlioii : Jésus (li'ponillè de ses létemerifs ft ahreuvé de fiel. — Les vêtements du .Sauveur se sont collés sous le poids de sa croix, et, par suite des coups (pi'il a reçus en cliemin, sur les plaies que la flagellation lui a faites. Les bourreaux .saisissent sa robe et rarracbent avec violence, rouvrant ainsi toutes les blessures du .Sauveur ; et de nouveau, depuis la plante des pieds jusqu'à la tête, il n'a pas ime place saine. Les bourreaux ne devaient-ils pas en être attendris? Ab ! n'attendez aucune compassion do ces co'urs de tigres ! Oi'ind ils voient Jésus bnilé de soif, par suite des tourments endurés, des fatigues, des sueurs et de la poussière de la route, ils n'ont & lui présenter ipje du fiel et du vimiigre.

C'est ainsi <pie Jésus expie les plaisirs sensuels, les intempérances, les excès dans la boisson des pécbeurs. (» Ames qui ne vivez que poin* le plaisir des sens, qui accordez à votre corps et à votre palais tout ce cpii les flatte, considérez donc combien ont coiîté cber à Jésus les infAmes voluptés dont vous avez fait vos délices et dépouillez-vous donc enfin de l'orgueil, de l'immodestie, de la sensualité qui vous enveloppe comme d'un bontoux vêtement, poiu" vous revêtir de pureté, de motleslie, de pudeur et de pénitence !

1H()9. .M*- NiHlIoii : /("'sus est crucifié. — (Voir ci-dessus, /\«5io/i, n»* it[H) et i^'M jusqu'à : Kst-ce assez ?)

O bourreaux barbares, vous n'avez été que des instruments ; c'est le pécheur qui a vraiment crucifié Jésus-Cbrist. Kt il y en a qui le crucifient de nouveau en renouvelant le pécbé, en détruisant encore la vie de Jésus, la vie de la grâce qu'ils étouffent. Mais, entre les pécbeurs, ceux qui renouvellent d'une manière plus frappante le crucifiement, ce sont les sacrilèges qui, dans une communion mal faite, profanent le corps et le sang de Jésus et boivent leur jugement et leur condamnation. , Ah ! chrétiens, devant cette croix où Jésus est attaché par nos jtéchés, renonçons à toute faute grave et surtout au sacrilège. Dès demain, allez avouer ce péché que le démon vous a fait cacher jusqu'à ce jour.

{'Mi). \ll'' Klalion : Jésiia mort sur la croi.r. — {\o\r Passion, n" l!f92. Les forces dn Dieu tout-puissant, etc.)

{'M\. .Mil'- Ntalloii : Jésus déposé de la croix et remis à sa Mère. — Nous venons de contempler Jésus sur la croix, au milieu des transes de la mort : et maintenant il repose froid et sans vie sur le sein de sa Mère ; Joseph d'Ariniathie l'a descen<lu de la croix, et Marie l'a recueilli avec amour. Ah ! voici la croix la plus digne de nos pleurs, les bras sacrés d'une Mère inconsolable ; elle conlenijtle une à une toutes les plaies de Jésus, et chaque regard rouvre les blessures «le son co-ur ; elle arrose tour à tour de ses larmes son front auguste, déchiré par les épines, ses pieds et ses mains percés, son côté ouvert par la lance.

O Mère de douleur, vous réunissez dans votre âme les deux plus grands tourments de la terre, vous embrassez le corps sans vje de votre Père et de votre Fils ; car vous êtes à la fois la fille de Jésus-Christ vrai Dieu et la Mère de Jésus-Christ Dieu et Hoinmc : Mugna est relut mare contrit io ///a. Lorsque, parmi l'ancien peuple juif, on trouvait le corps d'un homine assassiné, la loi voulait qu'on réunit auloux' du cadavre tous ceux du voisinage et que ;

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