XXXI. — PraliqucM de (K^votiun envers Harie
1385. Point de dévotion plus autorisée dans l'Eglise et plus salutaire pour
rho!i ■■ " la dévotion à la Sainte Vierge. Aimer Marie c'est un signe de
pré ..Un vrai serviteur de Marie ne peut périr ; mais celte dévotion
doii . ,i ..'tenue en nous par des pratiques. Le feu s'éteint sans bois ; et
la laiii[ip, sans huile. Sans pratiques pieuses, toute dévotion meurt, (l'est pounpioi nous venons vous en indicpier (pielques-unes.
13S<>. — 1. Pour c/iai/uejour. 1" Le matin, dés qu'on s'est modestement vêtu, et le sitir. a[»rés la prière, s'incliner cievant une statue de Marie, lui dfiii.inil'!- SI In iiiiliction et la recevoir avec confiance (2). 2" L'Anf/elus au son 'le l;i i|o. II.' ; :{<» un Are Maria quand l'heure sonne. Saint Liguori le récitait loujoure, en quelque compagnie «pi'il fiil : et il avait coutume de dire qu'un Are Maria vaut le monde entier. Saint IJerniird n'entrait jamais dans sa cellule, sans saluer la statue de .Marie, en lui disant .Ire Maria. Un jour Marie lui nqxaxlit : Je te salue, Hernard. Il v a des hommes grossiers ou tiers qui O'' r'ii'l<'nt pas le salut, mais Marie est la plus polie et la plus gracit'iisp .les ni .ihires. (Voir n" ti'.K).)
i;>.s7. i'> .Si Ton trouve VAre Maria trop long, on peut se contenter d'une inNocaijnn : O .Uarie, conçue sans péché, etc. Ihtuv rtpur de .Marie, soyez rii'i, ■ . I même de redire simplcuionl le nom île .Marie. Uomhien d'Ames
nu il EL coup. d'(me vie de juM-hé. à la grAce et à la perfection, par
1 II lU de Marie ! Quel missionnaire n'a pas rencontré dans sa
\i de faits «le ce genre 1 .Mais il en faut citer un illustre dan»
I i. sç.
^: M^ avait passé dans le libertinage dix-seul ans de sa vie.de-
[iMi-, ,...,.,. |...- c- .1 vingt-neuf. Poussée parla curiosilé. elle veut suivre à Jé-
(i) Ce sujet pi>orr& se traiter avec (ruil le matin, devant un auditoire de personnes
pieuse.^, il srra rii> n liailleurs. par muni^re d'avi«, surtout i la fin delà mi-^sion, d'indiquer qii««l'[ii.>s- iin.-<« .If r-* |>rn't|ii»»'» an p<»iM)i». d^inn les ^rand<>!« réunions du «<)ir. Sainl 11'' '1. une extiortaiion sur la dév.iiion
e:i l'^s, on a soin de cboiiir lei prati»
que. .... ,
[i) Le : ird, le chevalier sans p^ur et sans reproche, avait toujours chei lai
une imuti' ^.^ .^ ■.•m de Dieu; il ne sortait jamais de sa chambre sans lui demander, à deux genoux, sa bénédiction, et il baisait la terre en son honneur.
o'iB SKUMONS niî MISSIONS
ras.ilem la foule, qui va \énérerlft sainte Croix, au jour de la fêle de son Kxullalion. L'ne main invisible la repousse loin du temple. Effrayée, elle apen.oit, dans le vestibule du saint lieu une image de Marie. Kllc lui demande la grAce d'entrer tians le temple et d'y vénérer la sainte (Iroix, et lui promet qu'après, elle se remettra entre ses mains, pour faire tout ce qu'elle lui inspirera. Klle entre sans elTorl et vénère la sainte Croix, puis revient devant limage sacrée : « Me voici, dit-elle, ù ma .Mère, je suis prèle à tout. — l'rancliis le Juunlain. lui répond une voix, et lu trouveras le repos. — Je pars, dit-elle, mais vous, ma Mère, ne m'abandonnez pas ! » Et elle se dirige en toute bi\te vers le Jourdain, le francliil et s'enfonce dans le désert.
Pendant dix-sept ans. elle est cruellement tentée. \ chacpie tentation elle se prosterne contre terre et invoque .Marie ; et la Vierge lui envoie toujours une lumière surnaturelle, qui «lissipe les ténèbres de son esprit et lui rend la paix. .\u bout de dix-sept ans, elle est délivrée de toute tentation cl passe de longues années encore au désert, menant une vie plus angélique qu'humaine (1).
iltSS. 50 In moyen de se rappeler le souvenir de Marie et de s'exciter à rinvo(juer souvent, c'est d'avoir toujours sur soi ou devant soi, dans sa maison, sur sa table de travail, ime médaille, une statue ou une image de Marie. Jeune encore, Jean-Marie Viiinney, depuis curéd'Ars, allait travailler la vigne avec son frère aine qui, plus fort (jue lui, fournissait une plus gi-ande li\clje. Pour s'exciter au travail, Jean-Marie portail à la vigne une statue de la sainte Vierge, (piil hissait sur im bAlon à ipielqucs pas devant lui ; et pres(ine à chaque coup de pioche, il jetait un regard sur la slalue. \ celte vue, il prenait coiu'age et réussissait ainsi à faire plus de travail que son frère. — Aucun chrétien ne devrait se priver de la protection de .Marie qu'assure le saint Scapulairc à ceux (pii en si»nl revêtus. La Sainte Vierge en le donnant à saint Simon-ile-Sloch, de l'ordre du Carmel, lui dit : Quiconque mourra pieusement revêtu de ce saint habit, sera préservé des feux éternels. C'est un signe de salut, une sauvegarde dans les périls, le gage d'une proteclion spéciale jusipi'a la fin des siècles (:à).
i\<Mis recevons iluscapulaire à la fin de la mission. Que tous s'en munissent.
i:WJ. G". Saint Liguori ne .sortait, ni ne rentrait jamais, dans sa maison, sans avoir lait tme visite à la Sainte Vierge, et il a composé un livre [)our fournir aux i\mes un moyen de s'occuper pieusement dans ces visites. Sainte Hose <le Lima allait visiter tous les jours la statue de \olre-IJame du Hosaire, dans une chapelle écartée de la ville (ju'elle habitait, (iomme on la vénérait comme une sainte, chacun lui faisait ses recommandations. Hose se plaçait en face de la statue, et demandait à .Marie les gri\ces dont elle avait besoin fjour elle et pour les autres; elle ne s'éloignait pas des pieds de la statue que .Marie ne lui eût fait un signe, lui indiquant que sa prière était exaucée ; et jamais ce signe ne la trompa. A son exemple, venez tous les jours visiter Marie, demandez et vous serez exaucé.
i'.VM). 7'» Hose aimait à porter un bompiet de fleurs à sa chère slalue de Notre-Dame. Elle cullivail dans ce but un parterre ; et quand même, dans I'.\mérique méridionale, le soleil, pendant les jours bnilantsde la canicule, dessèche toutes les plantes, il y avait toujours des fleurs fraîches et parfumées dans le jardin de Hose. En les offrant à .Marie, la sainte jeune fille disait : « 0 ma Mère, si j'étais une princesse, je vous otTrirais une couronne de
(1) Quand le P. Théodoric Canisius apprit la mort de son frère, le B. Pierre Caaisius,
il fut frappé d'une "i lui enleva complètement la mémoire : il oublia tous les
inoi.% excepté les ■ js ei de Marie. Pendant cinq ans que dura cet état, il ne
savait entruuTfir :■■ :iie pour prononcer les noms de Jésus et de Marie.
(i) (a) Lorsqu'en 1622, Louis XIII faisait le siège de Montpellier, M. de Beauregard, qui était à côté de lui, reçut deux balles en pleine poitrine, li chancela, mais ne tomba pas. On trouva les deux balles aplaties sur son scapulaire. Â la vue de cette merveille, le roi s'empres.<ia lui au<»si de se revêtir du scapulaire.
(6) Le général Char<^nlon, ancien député et ancien sénateur, parlant de sa conversion à deux de ses collègues, leur dit ces paroles : « Si vous voulez retrouver la paix du cœur, faites comme moi, je dois ma conversion à mon scapulaire que je n'ai pas cess4 de porter depuis la guerre de Crimée. »
PIUTK^IKS DE DlivOTION ENVKHS MAltlE 549
diamanls : nr,\h piiis(|iie je suis une pauvre ouvrière, contenlez-voiisdcs fleurs que je vous pri'scnlo avec nutn cd'ur. »
H est facile, on i orlaines saisons de l'année, de cueillir un bouquet de fleurs pour l'olTrir à Marie, soit aux pieds de sa statue ilans nos maisons, soit à l'église. Il est dos paroisses où les enl'anls, chaque jour du mois de mai apportent, le soir, un boufjuet qu'ils oiU cueilli. Mais en toute saison, il est plus facile encore de faire un bouquet de fleurs spirituelles, et Marie les préfère; ce sont les actes de vertus que l'on pratique dans la journée ; il y a le lis de la pureté, la rose de la charité, la violette de l'huujiiité que l'on peut cueillir à toute heure. (Kn donner des exemples.)
Le soir, on les présente h Marie en disant : « Si j'étais un grand saint, j^aurais bien d'autres œuvres éclatantes à vous offrir ; mais parce que je ne suis qu'une pauvre âme. je n'ai que cesquelques fleurs de vertus, jevousles offre avec mon cœur. » .\h ! à celte condition Marie vous préparera des fleure, mais immortelles, dont elle vous fera ime couronne dans le ciel.
X" I I ne pas diretm mol de la récitation du chapelet ou do l'office
de 11 ■ Conception ? Voilà qui porte honheur surtout à la jeunesse (1).
lliUi. 11. l'our chaque semaine. Le samedi est le jour consacré à Marie. 1<» Sainte Kose jeûnait ce jour-là ; 2" saint Louis IX nourrissait et servait de ses I ■ ' ' .> pauvres, tous les samedis. Il demantla à la Sainte Vierge
li. et fui exaucé. ',\<^ Des âmes pieuses, tous les samedis, rciiKiiMiiiin ,1 M;iiie. au pied d'un do ses autels, la consécration qu'elles lui ont faite d'eIlos-m«*'mes. Kilos lui offrent de nouveau leurAmo. leur cœur, leur
'•' «- '■^•ir famille, leur avenir. Quelle sainte pratique ! 4" Mais rien ne vaut
1 ■ confession faite avec franchise, contrition, etc., tous les samedis,
i . .....lie comnnmion.
WVM. III. Pour chnifue année, i" Tne neuvaineavani les principales fêtes do la Sainte Vierge, et la communion le jour de ces fôtes. Os ncuvaines consitcnt on ime lecture, pendant chacun des neuf jours, sur les vertus et les i.1. il' •; lie Mario, suivie d'une prière en son honneur : les Litanies, le Souvenir exemple. Saint Liguori recommande cette dévotion. "Èol'n pé- I im s.inctuaire de Marie ; on y fait ime revue des fautes de l'année,
ou II -l'-néralcct on en revient transformé.
V . s de dévotion les plus autorisées. Il n'est pas nécessaire
.•usiidopte toutescespraliifiies.mais ipie pei'sonne ne s'exempte
lier au moins quelques-imos. Sans cola point de vraie dévotion
a .M. nie. point d'huile dans la lampe. (Choisissez donc, entre ces diverses pra-
(j.|iio<i.rp|les qui vous vcmt le mieux, qui vous semblent plus faciles (et elles le
s), el ne passez pas un an, pas imo semaine, ])as im jour, sans alti-
I sur vous la bénédidicm delà Sainte Vierge. C'est là ce que nous
.1 1 !!- 11 iimmeltre à ses pierls, avant do quitter le saint lieu. /'/•i^re «
Miirir. (Il !■< jirornesse.
WWW. Iriiit historique. — Le maréchal Hugeaud por a, durant tout le cours do SOS glorieuses campagnes et jusqu'à sa mort, une médaille que lui
:v ■■' ' :i lillo avjint son départ pour l'Alcérie. l'n jour qu'allant livrer
I ' rçoit qu'il avait oublié sa médaille lians sa tonte, il s'arrMo
""•'■'I • "" <''M ot lui dit : « .\voc tonchoval arabe, tu fais
liercber ma médaille ol sois ici dans une