M MUE
peut tout auprès de Dieu, c'esl à notre profit. Sa puissance ne lui est donnée tjue pour qu'elle nous défende.
Si elle est la reine des anges, c'est pour les envoverà notre garde; si elle est la reine lie l'Kirlise, c'est pour en protéger les enfants; si elle est terrible au démon. c'est pournous uieltreà l'ahri de ses assauts. Oh! notre faiblesse est u'i.niilf I SuiiiiiL'llons-nous rlonc à la puissance de Marie ; en elle nous trouve- 1 IIS un .f(>jii: Pros/}ere, firocede et régna. Adveniat reynum tuumt 0 Marie, votre règne est lœtitia, pa^v et (jaudium in Spiritu sancto. Dominure nostri tu et Filius tutu! Je vous soumets tout; Ame, corps, etc.
1372. — m. Là où la beauté et la puissance n'ont point d'empire, la bonté triomphe. Marie, c'est l'expression la plus touchante de la bonté divine. [..... — .,,(jj Jans l'Kvangile une pandc dure qu'elle ait prononcée et je vous
i de vous délier d'elle et de ne pas l'aimer. Mais loin de là : Vita, ., ,c.. ...-,. ^pes nostra. Mater inisericordiœ. Elle est notre Mère, c'est le secret
de sa bonté pour nous.
("i^^t 1)1, Ml lui-même qui nous l'a donnée pour .Mère. Transportons-nous I i ' is est étendu siu' la croix ; il sent que ses veines sont épuisées,
].' ros gouttes de son sang s'échappent de ses plaies. Entr'ouvant
^' - N eux fermés soit par la douleur de son agonie, soit par le recueillement i' --i prière, il aperçoit à ses pieds sa Mère et le disciple bien-aimé ; Mulier, ■Il il à Marie, en lui montrant saint Jean, ecce filius tuus ; deinde dicit dis- < ' dn: Ecce Muter tua ! Mon fils, voilà votre .Mère ! Quelles paroles ! Reliiez que celui qui les a dites, est celui-là même qui, par une parole, a . lunivers T'est Dieu; et, pour Dieu, parler c'est faire. 11 y a 'i'- s qui ne savent que parler et qui ne font rien. La parole
'l*> Dit^ii, Il ment efficace, opère ce qu'elle signifie. Quand donc il mon-
1 saiulJean, et en la personne de saint Jean, à nous tous, comme ut tous les Docteurs; et quand il nous dit à tous : Voilà votre Mère ; t il met au cœur de .Marie tous les sentiments, toute la tendévouement d'une mère véritable. Or, qui dira la tendresse riir de l'homme est insondable : Cor omnium... incrusta- A\c. du cuMir <le la mère ?
l.iT.i. \<<y:i. I.IU- feuune <pii a mis au monde un enfant, elle ne vit plus pour elle-même, mais pour celui qu'elle aime plus que sa propre vie. Elle lui .(,,.,.,.. .... . '!s, ses nuits, ses soins, son lait, et s'il le fallait, son sang. Son
il malade, la pauvre mère est là, toujours à ses cotés, rien ne
. r à ce berceau, à cette couche. Elle essuie les larmes qui cou-
i' 1/ ; • - ; «le son enfant, elle apaise ses cris, elle prévient ses besoins, ne
wi-.ndre pour elle-même ni nourriture, ni sommeil. L'enfant
.•t>t-il, ou est-il entraîné par les lois militaires sur une
devient la mère f
Kesle-l-eilf dans sa maison f Son corps y reste ; mais son cœur n'y est plus.
l.'Amo do cette femme semble s'être envolée à la poui'suite de son fils. Où
|(e heure, se demande-t-elle atout instant? Peut-être qu'il est avec
IIS qui le perdent. Qui sait s'il n'est pas sur un champ de bataille?
peut-être la faim, le froid. Et si ses membres avaient reçu quelques
. si on l'avait fait prisonnier? Elle ne pense qu'à lui. Elle ne vit que
la. Uh '.enfants, vous ne comprendre/ jamais ce que vous devez à vos
^. \a mère elle-même ne saurait pas dire tous les trésors d'amour que
dans son oiMir ; et bien souvent elle ne parle que par des lar-
donc, enfants, ne contristez pas votre mère par votre déso-
l-i-^-IU''»'.
r.'.7 4. .Mais s'il en est ainsi des mères de la terre, qu'en d<tit-il être de la
^' ■' '"' de Dieu, qui est devenue la n(^tre? Toute la tendresse
mche de Caslille et de tant d'autres femmes aduiirables,
I I. H, Il .«se du cuMir de Marie. El si vous voulez la
|Mr'i\.' I. avec moi ce qui se passe au «lalvaire. .Marie
\! i' '■ I I . S i'.i Voulu, iiiiiis sDiMiiii's devenus s<'> rnr.tiils.
|iie [tour ^ rhrist ii Ile
lute lui es :; I sur la t' pie
i ait voulu : il ne peut pas mourir sans le consentement «le sa .Mère.
lie, qu'allcz-vous faire 1
542 SFJIMONR DE MISSIONS
Qui sacriûcrcz-vouB, Jésus ou les hommes ? Si vous sacrifiez Jésus, les hommesspnmt sauvés; mais il vous faudra voir mourir celui qui est à la fois voire Fils el votre Dieu, ce Jésus votre seule consolation, le bien de tous les biens. Kl si Jésus ne meurt pas, nous allons être tous perdus à jamais. Mnrie n'bésilo pas. Kllc voil Jésus brûlant du désir de verser son sang pour les hommes, elle entre dans ses sentiments et «'adressant î\ Dieu; Père infiniment juste, dit-elle, il vous faut une victime pour expier les péchés des hommes, et une victime digne de votre sainteté.. Mon Fils, Jésus peut seul, par sa mort, apaiser votre colère et mériter leur grâce, à mes pauvres péclieurs, à tous ces hommes que je viensd'adopter. Père saint, acceptez sa vie, jevous l'olTre; et, s'il le faut, je suis prête à mourir avec lui, afin «juils ne périssent pas, mes pauvres enfants de la terre ! Dieu accepte l'offrande de Marie; Jésus incline la tète et remet son âme entre les mams de son Père ; el nous sommes sauvés par la mort de Jésus et le sacrifice de Marie.
1375. 0 amour, ù générosité de nu» Mère ! Dites-moi, mon frère, si après votre péché, la justice humaine s'était saisie de vous et vous avait condamné à mourir sur un échafaud; si^ au moment où vous seriez atterré par cette sentence, une femme, qui ne vous dût rien, venait vous consoler el vous dire: Hassurez-vous, j'ai un fils unique que je chéris tendrement : je vais lui persuader de s'offrir à la mort à votre place; si la justice humaine acceptait cette proposition, et que le fils unique de cette femme prit les chaînes dont vous seriez chargé, afin de vous ren<lre votre liberté ; sil portait sa tète sur l'échafaud afin de vous laisser la vie sauve, pourriez- vous vous défendre pour cette femme d'une reconnaissance qui ne finirait qu'avec vos jours? Et si vous la maltraitiez, si vous l'insultiez après un tel dévouement, ne seriez-vous pas fiétri par tous, comme un sans-cœur el un ingrat ?
Eh bien ! ce que jamais femme n'a fait, ce que jamais mère ne fera pour vous sauver, Marie l'a fait réellement. Pour vous (lélivrer non de l'échafaud, mais de l'enfer, elle a sacrifié, non pas un fils ordinaire, si rempli fùl-il de
3ualités, mais Jésus son Fils, son Dieu, dont elle connaissait tous les charmes ivins. Pourriez-vous, oseriez-vous ne pas l'aimer ? Et si vous lui refusiez votre reconnaissance el votre cœur, quelle ne serait pas votre ingratitude 1 Ah! que Dieu vous préserve d'une telle noirceur! Il semble que la tendresse de Marie a été épuisée par le sacrifice qu'elle a fait de Jésus, el qu'elle n'a rien pu, ni dû faire de plus pour nous. Eh bien ! il n'en est rien !
Jésus, en mourant pour nous, nous a sauvés, nous a mérité le pardon de nos péchés el toutes les grâces qui nous sont nécessaires. Marie, en unissant son sacrifice à celui de Jésus, est devenue la dispensatrice des grâces. Jésus lui a confié tous ses mérites, tous ses trésors; et l'a chargée de les distribuer à qui elle veut : en sorte que, selon le sentiment des saints Docteurs, rien ne descend du ciel sans passer par les mains de Marie. Oui, tous les dons de la grâce qui sont répandus sur nous, nous viennent de Jésus comme de leur source, mais nous viennent par Marie qui en est le canal. D'où vient que la virginité inconnue sous la loi ancienne est pratiquée aujourd'hui par un si
f;rand nombre d'âmes, que le renoncement effectif aux biens de la terre est e fait de nos jours de tant de communautés religieuses des deux sexes, etc. Saint Bernard en donne la raison : Tanto tempore humatio yeneri fluenta gratiie de fuisse, quod 7ion intercederet tam desiderabis aauœductus. Par elle viennent tous les biens. Voilà l'enseignement des saints Docteurs.
1376. Faisons-en l'application, et vos cœurs se fondront de reconnaissance pour la Sainte Vierge : baptême, éducation chrétienne, première confession, première communion, remords après le péché, inspirations salutaires, pertes, déceptions, amertume au sein des plaisirs, préservation de la mort après vos fautes, tout cela, faveurs de Marie. Je ne parle pas des peines et des accidents auxquels elle vous a fait échapper, ni des faveurs temporelles dont elle a comblé vous ou les vOtres, bien qu'il n'y ait pas une famille, peut-être pas une âme, qui n'ait reçu auelque bienfait signalé de la .Mère de Dieu ; mais ie me contente de dire que la main miséricordieuse de Marie vous conduit au berceau à la tombe, répandant des grâces sur vous à toute heure. A votre agonie; elle tentera tout pour vous sauver, quand le démon tentera tout pour vous perdre. Elle veillera à côté de votre lit de douleur ; elle vous offrira en*
StAtttR 543
Côre le pHrdon (jiic vous aurez si souvent refusé. 0 tendresse, ô clémence, ô miséricorde, o sollicitude incessante du cœur de Marie !
1377. Conclusion. Et celle Vierge dont la beauté ravit les anges et I)ieu lui-m^me, vous ne l'aimeriez pas ? Et cette Heine toute-puissante qui étend
Çarloul son doux empire, vous ne lui consacreriez pas vos cœurs ! Et cette . 1ère si bonne ipii pour vous a sacrifié son Jésus, (|iii déverse sans cesse sur vous tous les trésors delà grAce, vous ne lui oiïririez pas tout votre amour? Oh ! prenez garde, celui qui u de la haine pour .Marie aime la mort. Si vous voulez vivre, il faut aimer .Marie ; et je sens que tous vous me dites : Je l'aime. Oui, dites-le lous; mon pauvre pécheur, diles-Ie dans votre cœur : Marie je vous aime, je veux vous aimer toujours, ne m'abandonnez pas !
Et puisque tels sont vos sentiments, je vais aujourd'hui vous faire une prière, vous demander une grAce et cela pour l'amoiu- de .Marie ; mais sachez bien
aue les saints n'ont rien refusé de ce qu'on les priait d'accorder pour l'amour c .Marie. Que tlis-je, on a vu des scélérats ne pas résister à la prière qui leur était faite au nom de .Marie. Ecoutez plutôt : François Sforza, duc de .Milan, venait de s'emparer d'une place forle appelée Caseneuve ; ses soldats, rencontrant dans la ville une jeune personne, admirable de vertu et de beauté, la lui avaient conduite. La pauvre enfant tout effrayée priait, sans soupç^onner les dangei's qu'allait courir son innocence.
Oiiand elle est en présence du duc ivre de sa victoire et quand elle a compris ses desseins criminels, elle tombe à genoux ; et, prenant un médaillon, qu'elle avait toujours sur la poitrine, et où élail gravée limage de .Marie, elle le lui présente en disant : « l'our l'amour de .Marie, prince, respectez l'innocence de votre sujette. » Or le misérable, sm" le point de commettre un crime, s'arrête ; et, après un instant de silence ; « Allez, vertueuse jeune fille, et pour l'amour de .Nlarie vous prierez pour moi. »
Nous voyez donc que ce misérable n ose pas refuser ce qu'on lui demande pour l'amour de Marie. Ce n'est pas à un criminel, ivre d'orgueil, que je m'adresse, mais à des fidèles qui aiment .Marie; c'est à une population pleine de bienveillance pour nous; c'est à vous, qui nous donnez tant de consolalions, que je viens faire ce soir une prière poin* l'amour de .Marie. Et s'il le faut, je me mettrai à genoux, et, les mains jointes, les larmes aux yeux, je vous demanderai une faveur pour l'amour de .Marie. .Me la refuserez- vous? Oh ! non. Eh bien! je vous en conjure pour l'amour de .Marie :
1378. — 1) Ne péchez plus, à parlir de ce jour; plus de blasphèmes, plus de profanations du dimanche, plus de négligences de la part des parents, plus de <l< ' le la uart des enfants, plus de haine, plus de discours, plus de 1 • l'S. plus de violation de l'abstinence. Me le refuserezvous i Ail . ji- MM?, (1 II 1 que dans vos co.'urs vous dites tous ; Pour l'amour de .Marie, nous renonçons au péché mortel. Du reste, point de vraie dévotion à la Sainte Vierge chez ceux qui ne renoncent pas au péché mortel, que .Marie abhorre.
i'M\i. — 2^ Pluji de mauf aises actions. .Vlais je n'ai pas fini ma prière. Marguerite. Iillede .MaxiHjilien II, fit un pèlerinage en Espagne à Notre-Dame du M(.riisiii;ii ; et elle promit à la Sainte Vierge de rompre les liaisons de sa I' ;iii l'avaient égarée. La Vierge inclina la tête pour lui montrer
• OUI r résolution lui était agréable ; et Marguerite, de retour au
palais de son père, écrivit avec son sang : « Moi, .Marguerite d'Autriche, l'offre mon co-ur et toutes me? affections A Marie. » .\vez-vous entendu, ieuursse, et vous tous qui seriez engagés dans des liaisons ou des occasions dan- K' icuscs? Je Vous demande, pour l'amour do Marie, de rompre ces liaisons, de fuir ces compagnies, de ne plus aller dans celle maison, tle brûler ces livres, ces lettres, ces feuilletons qui vous perdent. .Me le refuseriez- vous ; n'est-ce pas pour votre bien que je vous fais cette prière ?
13X0. — :{) Tous les jours une pratique de dévotion à .Marif. Ce n'est pas fini, j'ai < i !.• A vous faire pour l'amour de Marie, l'a
mi.ssionnairc i garçon de neul A dix ans, qui faisait avec
uno ' '' iMiiiir.iDii' I msMiiiT de toute - ' ' '' ' ' ' '■■:•;
SOS I .innées, il avait oontracté do
élail ^.iiiij. iout à fait depuis quelques auut.va utji. i.^ uu^^i' .■..>w.v .•
r.4'4 Sr.RMOXS DR MISSIONS
rail cet cnlanl redevenu si sage. « Mais, mon enfant, lui demanda-t-il, comniont avcz-vous Irioniplié de ces tentations? — Ah! mon Père, j'ai prononctHe nom de Marie, «juand j'ai été tenté, et je ne suis plus retombé. — Oui donc vous a appris à prononcer le nom de .Marie dans la tentation ? — C'est ma mère ; et. depuis qu'elle me l'a dit, je l'ai toujours fait. »
U admirable enfant, o admirable mère! De grAce. je vous le demande poiu" l'auioiir de la Sainte Vierge, invoquez Marie dans la tentation, enfants, jeunes gens et vous tous que le démon cherche à faire tomber. .Mères, enseignez cette |)ralique A vos enfants dès le berceau, et faites-leur sucer avec le lait l'amoiu-de .Marie. Ne passons pas un jour sans donner à la Sainte Vierge quelque preuve de notre dévotion et de notre amour. Saint Liguori recommandait, dans ses missions, à tous les lidéles de réciter tous les soirs, avant daller prendre leur repos, trois .Ife Maria en l'honneur de l'Immaculée (lonception de .Marie, pour obtenir la pureté. Il avait recueilli de cçtte pratique les fruits de salut les plus merveilleux. Qui ne peut réciter tous les soirs ces trois Ave Maria (1) f
1381. — 4) Venez à la mission. Knfin, je n'ai plus qu'une grâce à vous demander pour l'amour de Marie, c'est de venir aux instructions au moins une fois par joiu", et d'y amener tous ceux de votre maison ou de vos connaissances qui ny viendraient pas. Pour l'amour de .Marie, a.yez pitié de ces i)auvres Ames, pour lesquelles la mission est peut-être la dernière grAce ; ne les abandonnez pas ; usez de toutes les industries du zèle pour les convier à ces saints exercices, et vous aurez la joie d'avoir sauvé une Ame. J'ai lini. Que le ciel s'ouvre, que la Reine du ciel apparaisse à nos Ames sur son trône de lumière, qu'elle incline vers nous ses regards et son cœur. Tombons à genoux à ses pieds, et tous consacrons-nous à elle pour toujours, par la bouche de votre pasteur vénéré (ou par la bouche d'un enfant, dont la voix plus pure sera mieux entendue). (Voir n"* 252, 257.)
Autre plan sur la Sainte Vierge.
V.\Si. Ecce mater tua. Circonstances de cette parole. Il ne dit pas sicut mater, mais ecce mater, vraie .Mère. Les paroles de Dieu sont eflicaces. Il faut donc prendre A la lettre ce titre que lui donne souvent l'Eglise. Et, en elTet, pour être mère, il faut : l» donner la vie; 2» entourer l'enfant de soins et de tendresse. Or, Marie : I, nous donne la vie. Au paradis terrestre. Dieu, source de toute paternité, la donne à Adam ; mais pour la transmettre, il lui adjoint Eve, mater omnium viventium. Dieu est source de toute vie spirituelle par Jésus-Christ. Mais Marie lui est adjointe; et de là les enseignements des saints qui nous apprennent (pie Marie est la dispensatrice des grAces. 0 Marie, vous êtes donc ma .Mère. II. Mais donner le jour sans les soins, c'est être mère dénaturée, et les soins sans le jour, c'est être marAtre. Les soins, la tendresse de .Marie, nous sont démontrés : i*' par l'Evangile : elle sacrilie son Fils ; 2o par la tradition. Quel culte l'Eglise rend A .Marie! pourquoi, sinon parce que .Marie veille sur l'Eglise, parce que l'allligé, le pauvre ont partout trouvé en elle une .Mère ? 3« par les manifestations miséricordieuses de .Marie, son apparition de la Salette, et 4» par l'expérience. Qui n'a pas ressenti sa tendresse? 0 Marie, vous avez donc tout ce qu'il faut pour être ma vraie Mère, je suis votre enfant.
Autre plan sur la sainte Vierge.
d'i83. Ecce enim ex hoc beatam me tlicent omnes générât iones. Quelle
(1) Ia B. Joscio, de Saint-Berlin, qui vécut à Saint'Omer. au xn* siècle, très dévot à la Sainle Viftrfçe, ne manquait jamais de chanter chaque jour, après Matines, les cinq psaumes : Maijnificat. Ad Dominum cum Iribularer. Helribue. In converlendo. Ad te levavi, qui commencent par une des lettres du nom de M.irie, et de faire précéder chacun de ces psaumes d'un Ave Maria. Une cuit, vers la fêle de saint André, le sous* prieur n'ayant point trouvé frère Joscio au choeur, se rendit au dortoir : il était mort. Cinq roses toutes fleuries s'épanouissaient sur son visage, et le mot Maria était écrit sur celle qui sortait de sa bouche. En 1014, ce miracle se voyait encore sculpté derrière le chœur, et la chapelle de l'Assomption fut nommée : « Chapelle du Bieobeareiu Juictu », depuis la fêle qu'oa institua ta iûo honneur.
NtAUiiî 545
nmiiliôtie faite par une liuiiihle Vierge de quatorze ans! Klle est réalisée, le inonde l'iionore ; vous ihonorez; rien de plus juste, rien de plus liro, rien de plus doux.
. — [o A cause des vertus de Marie. Son humilité à l'annonfiation,
dans la Visitation, son esprit de prière. Dos son enfance au temple,
Jerume nous apprend que son ciiMir était un jardin émaillé de toutes
' 'iirs des vertus qui n'ont fait <iepuis que s'embellir, de sorte qu'elle a
.1 ité en (|uelque manière de «levenir, i' la Mère de Dieu, dignité surémi-
II !i'i' qui l'établit la parente de la Trinité et qui sera à jamais le sujet des
' ' 'Mil •iiM'uts des anges et des saints.
v . >i. Dieu pour couronner ses vertus et sa dignité, l'a élevée au ciel.
- l'accueillent. Quœ est isfa quœ ascendit de t/eserto, elle monte
de tous les chœurs célestes. Astitif Itei/ina a dejctris fuis. Les
- sont ses servileiu's, Marie est la digne Heine du monde. Le Père, le
le Saint-Kspril llionorent. Sur la terre, l'Kglise l'honore par les fêtes
|ii . Ile célèbre, par les pratiques de dévotion qu'elle autorise et encourage.
'• Vierge, sau.-luaire de toutes les vertus, Mère de Dieu, Heine du (iiel et de
la terre, puisque Dieu et l'Kglise vous honorent, n'esl-il pas juste que je mêle
lua voix à ce concert universel ipii chante votre gloire, d'autant plus que
11. /iien n'est plus sulufaire pour moi. Les saints nous disent que celui ■ |ui n'honore pas Marie est menacé de périr, comme l'enfant qui n'a point de nourrice ; qu'un vrai serviteur de Marie ne peut se perdre. Kt cela s'explique : M II il' est la dispensatrice des gr;\ces. Par conséquent tous les dons du Ciel (M>si'nt par ses mains, .\ussi rex[)érience prouve ipie la dévotion à Marie est !>' propre des jKirents qui craignent Dieu, des jeunes gens chastes; et ceux qui naiuient pus Marie aiment la mort (1).
(1) Toutefois, c'est simplicité de croire que ceux qui sont de quelque confrérie ou qui
fijnl tous le» jours quelques prières à la sainte Vieri,'e seront infailliblement sauvés ; car
I vous n'otjservez les coinmandemenls, si vous mourez en éiat de péctié mortel, vous
•-»', malgré toutes les confréries et dévotions. Autrement, que deviendrait
de Dieu, qui nous apprend qu'il rendra à chacun selon ses œuvres. Quelle
LMik:iii;.iii<jn, quelle compagnie, quelle confrérie plus sainte et plus divine que celle de
Jésus, <le la sauue Vierge et des sainis Apôtres! JuJas, néanmoins, s'est perdu eo celte
confrérie; et si quelque révélation dit le contraire, elle est sujette à caution; une seule
• de l'Ecriture est préférable à mille révélations particulières. Toute révélation,
(ppaniion, et toute doctrine qui est contraire à la parole de Dieu, doit ôtie rpjetée
' tromperie de l'ange de ténèbres, qui se transligure souvent en ange de
I' amuser le peuple et le renier de la dévotion solide et du chemin assuré
••-' '■ ' 'rvation des commandements de Dieu et la fuite du péché
très assurés qu'un ange du ciel, de la part de D eu, ou le bouche, aurait dit que tous ceux qui seront d'une telle con- 1:10 »u qui uioiu tous les jours telle prière à la sainte Vierge seront sauvés, je vous pMiiiiuia dire, «an» dani^er de mentir, encore que vous soyez de cette confrérie et que V"ii^ ! >ainte Vierge, que vous serez damné éternellement, si vous
n*-' ti' ts de Dieu et si vous mourez en mauvais état ; car quelles
I' ' - , nuelles, plus expresses et plus certaines en l'Ecriture sainte
1 : (.elui qui croira et qui recevra le bapirme vra »auvé : Quiconque
> '<• nom du Seiyneur tera sauvé : (Jui mange ce pain (de l'Eucharistie)
"enl. El, toutefois, plusieurs de ceux qui croieot et qui sont baptisés ne
'•<•■■-■' "' -■■•-■■■ •....:.v.i..i I -..M,.» 1...., jg gjm q„j cryjjnt^ (jg
t. avec l'amour de Dieu et I lit que tous ceux qui sont
do ic.c ( . .1 • I i: ou qui feiout lelitt prière seiuul aauvt3:«, quand elle viendrait de Dieu ia'':iit-, L'Ili! .1 m s'inilendre avec celle clsu»*', pourvu qu'on parde le* coinmandemenls de Dieu el (|n'' ' ' ; -..up
servir ; en Sei-
gaeur I ne su:.i ^ ..;,...., ,.„ , .. ..„ .., ,..i.. . . ..„ ^ ^, uoup
muinsceus qui lovoqueni la sainte Vierge ei qui lui disent : Vierge isinte, priez pour Dous.
Ce i| • ou lu en qn- que
la !>.ii iitionàl'lic Tt,
et l«iiL->su3 ÏIIU3 iiu>aiui.'/. \iiiii; ( vciunu. c UM i-iMiiiiii- M ïiiu» dlsitZ ', tiiu •> v'uiïiiii du
via mirscul(ux aux noc:s de Caoa; donc elle nt'ea obtiendra aussi, et je ne dois pas laire
540 SI.KMU.Nb l)h MISSIONS
lit. /{ien n'eit plus dou.r, car Marie est noire Mère. I»ieu nous i a iKinnt-e pour telle : elle est noire avorute el notre inèdiatrice, noire rcfufçe. noire espérance. Donc, ne refusons pas à .Marie l'honneur qui lui est ilù, ne relusons pas à nos Aines les avantaj^^'es el les consolations que nous procure celte (It'volion. Donc... {Ici indiquer les prafit/ues de dévotion à la Sainte Vieri/e, ;t'> t.'iSo.)
Plan de saint Léonard de Port-Maurice.
i:W4. Sola sine exemplo. Ouel est après Dieu l'obiet le plus cher à nos cœurs ? (Test Marie. (> Vierge, arrachez ma langue, si chaque son de ma voix n'est pas un dard qui fasse entrer votre amour dans les cœurs. I. Sola sine f.remplo, plus aimée de Dieu ; II. Sola sine e.cempto, plus aimante pour les hommes rpie toutes les créatures.
I. Quelle idée avez-vous de .Marie? (Test une grande dame, proche parente de Dieu, une .Mère qui a sur son Fils les droits des autres mères, chef-d'œuvre tel. »pie Dieu n"a rien produit de plus grand ; pour elle il a épuisé en quehiue sorte sa puissance. Kn créant les créatures, il mit de côté ce qu'elles ont de plus parfait pour le donner A Marie ; le soleil, la lune, la lumière, toutes les créatures sont un croquis de .Marie. Primof/enita ante omnem creatnram. \.n première dans lintention, sinon dans lexécution. Noire-Seigneur dit à sainte Thérèse: Si je n'avais pas fait le monde, je le ferais pour toi seule.
Propter /lanc, dit saint Bernard de .Marie, tofus mundus factus est. (ie n'est pas seulement dans l'ordre de la nature, c'est aussi dans celui de la grâce. .Mettez d'un côté anges et saints : Deus plus amat solatn virf/inetn quatn reliquos sanctos omnes. Los autres saints ont été sfyiiHés du péché originel. .Marie en est exempte. S'il fallait sacrilier tous les élus el les anges pour sauver sa Mère, Jésus emhrasserait sa Mère. Et il lui a donné son pouvoir : et elle peut en quelque sorte autant que Dieu même. Or Dieu peut nous sauver, donc .Marie le peut. Faites comparaître un pécheur; tous les saints demandent sa condanmation ; Marie par un seul mol, un signe, demande son salut. elle l'obtient. Ah ! c'est qu'elle appelle Jésus du nom de Fils.
II. La plus aimante. La charité envers les hommes est la même que l'amour de Dieu. L'une est donc en proportion fie l'autre. Deus totum nos habere roluit per Mariam. C'est vrai pour tous. (Enumérer les faveurs reçues par Marie.) Objections de ceux qui n'ont que des peines. Quel bien m'a fait la Sainte Vierge, disait un misérable ? Ingrat. ré|)on<lit une voix du ciel, tu devais aller après tel péché mortel en enfer, Marie t'en a sauvé. Saint Bernard assure (pi'elle n'a jamais renvoyé les mains vides.... iJemandez et convertissezvous, et elle vous accordera tout, ou vous donnera mieux que ce que vous demandez. Les peines sont des movens de saint el des grAces. Sainte vie movennant la conversion, et elle vous obtiendra la persévérance flnale. Vous n'avez [tas persévéré parce que vous n'avez pas fait concourir conversion et dévotion. Je classe mon auditoire: vous n'avez pas une vraie dévotion A .Marie, malheur A vous ; vous avez ime vraie «lévolion à .Marie, le ciel est à vous. Mais quels sont les vrais dévols? (le ne sont pas ceux qui n'ont (^ue quelques pratiques, mais ceux qui ont l'horreur du péché. En voici la raison : Ce qui plait A Dieu plail à Marie et vice versa.
.Marie n'est «lonc pas l'avocate des pécheurs ? Elle l'est, pourvu qu'ils ne .soient pas obstinés. Eifo sum mater peccatorum se emendare volentium, dit-elle A sainte Brigitte. Ceux-IA, .Marie esl leur Mère. (Jeux qui s'obstinent dans le mal peuvent-ils se regarder comme ses vrais serviteurs? .Nous ne souffririons pas une servante débauchée dans notre maison ; et tout en étant vicieux, nous prétendons être vrais serviteurs de .Marie ! Nf»us perdons une Ame tjui est en état de grAce, pouvons-nous donner A .Marie un plus grand déplaisir ? Les saints ont eu un tel amour de Dieu que, pour ne pas l'offenser,
provision de vin pour mes noces. C'est coniroe si vous disiez : Son flis a rendu la vae à trois aveugles, et il a ressuscité trois morts; donc je ne me dois pas soucier de perdre la vue ni la vie. il me les rendra miraculeusement aussi bien qu'aux autres ; comme si vous ne saviez pas cette maxime du druit civil et cette règle do droit canon : Quand on accorde un privilège ou une faveur particulière à quelqu'un, c'est sans tirer à coasé» quence, et les autres ne doivent pas prétendre qu'on leur en fera autant. (Le JEcnc).
PRATIQUES DE DÊVOnON ENVERS MARIE o47
ils onl enduré le Teu comme saial Laurent, livré leurs membres comme saint Jacques l'Intep'is. Quand nous commettons le péché, nous blessons tellement le id'iir de Marie, que si elle était encore mortelle, elle n'hésiterait pas pour I. • éviter ce malheur, de livrer son corps au fer et au l'eu ; et nous
1 lis l'aimer ! Mais si le pécheur veut se convertir, qu'il ait confiance.
{jiw m- i.iil pas la more pour un fils infortuné ! Je vois Marie tendre les bras à ce péi-heiu*. etc. Vous qui avez laissé tel péché que vous êtes heureux ! Mais crovez-vous avoir compris toute la bonté de Marie ? Non, il faut attendre qu'elle nous reçoive en paradis (description de celte réception). Cupio dissoli'i ef esse cum Maria, ilelei ne vaut-il pas mieux que tous les plaisirs? Mais sommes-nous tous dignes de ce bonheur ? Non : il faut le devenir ; pécheur qui avez résisté, le tonnerre des jj;randes vérités n'a pas réussi, le nom de Marie réussira, parez le coup, vous serez vaincu, sortez de l'église avant. Vous a-tdii iaiiiais demandé une grAce au nom de .Marie ; refuserez-vous la pre- ^ qu'on vous la demande ? Mon frère, convertissez-vous ! Pécheur, uqtorter à Marie cette victoire ; priez, ùmes ferventes. Et moi, pécheur, je ne vous demande pas, je vous conjure de vous convertir. Si un pécheur reste insensible, hélas, je ne puis rien de plus, je suis si coupable moi-rat^me. 0 Mère, faudra-t-il l'abandonner ? Parlez vous-même. Et Marie parle, écoutez-la. Lui refuserez-vous ? Non. (/'mis s'adresser à Jésus et demander pardon au nom de Marie.) Jésus pardonne à la condition que vous Î)ardonniez. Donc plus de haine. Offrez-vous tous à elle. Et maintenant je inis par une question : Etes-vous tous de vrais dévots à Marie? Si oui, au revoir en paradis : le paradis vous est assuré.