‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 177 sur 416 · LA SCIENCE · texte numérisé non relu

LA SCIENCE

M'it ronire elle, déconrprlo et rédiiil au silence. On fuit linijours plus de cas le celte autorité q«ie de celle de riiomme. A quel tribunal en appellera celui jiii ne se soumet pas à l'autorité de Dieu ni^me?... Je ne pense pas que ^ liiii Piiil eiîi beaucoup poùlê le genre d'instructions do beaucoup de prêtres

is. qui se fatiguent Tiuiagination pour enfanter avec peine des ' ! où le stvie sacré est à peu près l>anni. D'ailleurs les périodes sont

bien arroiidits, il y a de l'ordre et une certaine décence de langage que l'on a<liniro ; in.iis en dernière analyse, tout y est froid, glaçant, parce que ir>piit-Sainl ne parle pas, et qu'il n'a pas donné la vie à ce siuiulacre... Dcjniis tant de siècles qn'on ne cesse de donner celte leçon aux prédicateurs, cornnient se lail-il qu'ils n'en soient pas convaincus? Comment espérent-ils (pie leurs soûles instructions sans Kcriliire Sainte pourront faire ipielques Irnii'-. "M ^,- -;uiver du naufrage universel ? Quel amour propre les enivre (In- i-r^^ |.i. .[ires conceptions, jusqu'au point de les leur faire préférer au I ■ Dieu même. Les sermons des Pères de l'FCglise ne sont qu'un

lient des passages multipliés de la Sainte Ecriture. La chaire, dit- ( fi. Il ;' jiMs encore formée de leur temps. Non, il n'avaient pas notre iiiilliM.lr. Nliis (C (jui prouve que leiu's sermons valaient cependant mieux

Mes. c'est (pi'ils passaient à la postérité et les nôtres n'y passeront I rmons des Pères vivront aussi longtemps que la source inépuisa-

In. I us sont puisés. Mais que ileviendront tous ces discours, fruit d'une

iiii;ii.'ination creuse, qui n'enfante que ses propres conceptions ? Ce uue devient le ver luisant qui ne traverse la belle saison que pour mourir en hi- Yor. 1,0 dédain du public lui fait lui-même une prompte justice; et souvent ils inpiinnt presque avant de naître. » (Mgr Villecourt).

<• L'élude «le I l',.riture Sainte est immense, eomment oser se jeter dans

cet aliiiiir V iiis f'ind? Il eût été moins éimin.inl il'entendre celle dillieullé de

la II" \ugustin, des Ambroise. ■ islome.... Ce sont eux pour-.

tii,' imé l'exemple le plus ren ^ de l'a-ssiduilé à celte étude.

pas d'un ecelésiastiijue qu'il possède à fond l'intelligence de la

ilure, mais qu'il l'éludie selon son pouvoir, réfen<lue de son intelligence et de son loisir. Tout le monde parle son langage natal; cependant fiift peu i|o personnes le ronnaisscnl à fond. Flenonee-t-on pour cela ii le • aux enfants à qui on ne peut donner une éducation achevée? '•. On veut toujours qu'ils en sachent assez nour leur usage. II

1 <lans toutes les choses indispensables dans le cou idi-

' I Tie. La Sainte Kcriture doit être la science des ei 's;

si pas nc.pssaire qu'ils la sachent commenter eommi' M.h.h njus.

ri enc(U'e. la Hible est si Volumineuse; elle offre tant d'obscmilés et -. elle est seule beauiouji moins volumineuse que les au- 'us at<ms expliqués dans nos classes.... Horn(Uis-nous

Il iii>us est plus important dr = 're ou A ce qui est le

dire les l'inq livres de

■ '■■■ ' ' bien connus. .

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lire évangélislcs. La rcpnt.ition du P. de

TÎW 6ERM0NS POUR LR8 ECCLÉSIASTIQUES

>« Deux mots, sur la manière •réluflior, de lire, de méditer, et d'appli»|iier l'Erriture Sainte. Par où faiit-il commencer? Saint Bernard répond : Faites passer avant tout ce qui est plus pressant pour le salut. Ainsi il faut commencer avant tout par le Nouveau Testament, et dans le Nouveau Testament, parles quatre Kvangélistes. Pendant ce temps-là, on ne laissera pas de lire l'Ancien Testament, mais ce sera plutôt encore une simple lecture qu'une élude.

» Quels btits doit-on se proposer? Ne cherchons dans l'Ecriture Sainte, qu'à nous afTcrmir dans la connaissance et l'amour de Dieu, à nous exciter au désir de la sanctification de notre ftme et du salut de nos frères. Loin de nous cotte curiosité coupable qui nous porterait à vouloir nous expli(|ucr à nousmêmes les mystères impénétrables qui y sont renfermés. Scrutator majestatis opprirnetur à gloria. Si je ne parlais pas à des prêtres, j'ajoulorais : Loin de nous des intentions criminelles, comme dans ces censeurs audacieux qui ne lisent la Sainte Ecriture que pour v trouver matière à la critique, ou «m moyen de satisfaire à la corruption do leur cœur. On peut dire d'eux, avec le saint homme Job, que le pain de vie se change en eux en fiel de dragon.

(JoB. XX, 14.)

)) Omnis Scriptura eo spiritu débet legi qtio scripta est, dit l'auteur de Yhnitation. Oh ! quelle différence dans le résultat de cette sainte élude pour celui qui ne la lit (ju'animé de l'Esprit de Dieu, et pour celui qui no la lit que comme un curieux et un savant qui veut connaître sans vouloir pratiquer !

» A moins qu'ils ne trouvent dans ce travail un aliment à leur vanité, ces dorniors finissent par l'abandonner. f> livre sacré leur tombe dos mains, ils le prennent en bAillant, et ils le laissent échapper on dormant. Je n'oserais dire nue ce sont des perles jetées devant des pourceaux ; mais du moins, c'est un livre fermé, puisqu'ils ne rompent pas le noyau pour en tirer l'amande.

» Comment faut-il méditer l'Ecriture Sainte? Comme saint Augustin : Jesum quœrens in libris. Des ecclésiastiques ont recueilli les plus grands avantages on se faisant une sainte habitude de prendre dans le Nouveau Testament le sujet de leurs méditations.

1) Ne nous accoutumons pas à faire de fausses applications de la Sainte Ecriture, c'est-à-dire, de détourner les textes de leur sens naturel. » (Mgr Villecourt.)

Eia ergo, fratres mei . qui pastores rationabilium ovîum nuncupatnini, festinate capere non sophismata paganoriiin . non carmina poetarum, non argutias Philosophoruin,de quibus tain auditores quam doctores reddituri aliauando sunf rationem, sed siiavem illatn sapientium sapientiarum seu theologiam : hœc est enim scientia scientiarutn, angelorum ferculum, archangelorum voluptas, apostolorum gloria, patriarcharum fiducia,prophetaruin spes, martyrum corona, robur virginum, religiosorum re/ectio. (Saint Augustin.)

1737. Pour nous distraire, allons faire une visite à un pécheur^ à un ignorant qui ne sait pas ses principaux mystères, ou cultivons le modeste arpent qui nous est alloué : encore n'y donnons que le temps nécessaire pour soulager notre esprit ; mais iamais celui que nous pouvons employer, sans fatigue, à l'élude et à la préparation des instructions. Il vaut mieux donner une centaine de francs à un manœuvre que de sacrifier à son jardin le temps de l'élude. Inlerdisons-nous surtout les jeux de hasard que proscrivent les canons, ne jouons jamais dans les lieux publics; les statuts de certains diocèses le défendent. Ecoulons saint Liguori sur ce sujet ;

« Que dirons-nous du jeu ? Il est certain, d'a[»rès les Canons, «jue jouer à des jeux de pur hasard, fréquemment et pendant un temps considérable, ou y jouer de grosses sommes, c'est, au moins quand il y a scandale, un péché mortel.

» Quant aux autres jeux, qu'on nomme jeux de passe-temps, je ne veux pas entreprendre ici de décider s'ils sont par eux-mêmes licites ou illicites ; mais je dis que de semblables divortissomonts conviennent corlainemont peu à un ministre do Dieu, qui, s'il veut remplir ses obligations envers lui-

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même et envers le proihain, n'a certes pas do temps de reste à donner au jeu. Je lis dans saint Jean (llirysostome : Diaholus est ^ui in arfem fudos dif/essit. (In Math. hom. G.) Kl voici le sentiment de saml .Vmbroise ; .\ori solum profuios sed omnes etiam jocos declinandos arbifror. (Kpist. 23.) Dans le même endroit, il dit que la récréation est bien permise, mais non cette récréation-là, qui trouble le bon ordre de la vie, ou qui ne convient pas A notre état . Licet interdum honesta joca aint, ta/nen ab ecclesiasticd ahharrent reguld. »

Massillon était du même sentiment ; il va jusqu'à dire : les jeux, les amusements des hommes flétrissent la dignité de Vonctiun des mains du prêtre.

« l'n prêtre joueur de profession, ajoute-t-il, est une espèce d'opprobre flans rKfîlise. Il y peni un temps dostmé à la sanctlGcation de son peuple; il y [icrd le goùl de tout ce qui est saint et sérieux dans son état; il y perd le res|ifct et la conOance de ses peuples; il y perd le calme et la tranquillité desprit. Que dirais-je encore? que n'y perd-il pas? puistpi'il y perd l'esf>rit de sa vocation et tout le fruit de son ministère. Voilà des pertes mille ois plus importantes que celles de son argent. »

Il M est pas moins sévère en parlant de la chasse : « Un prêtre, les armes il la ni;iin, représente-t-il le divin Pasteur occupé à conduire paisiblement son iruiipeau, ou le loup préparé à le détruire; Il ne daigne pas aller au secours de celles de ses brebis qui périssent, et il court comme un insensé après des animaux. 11 s'attache à une proie vile, et il méprise la proie sainte d'une Ame qu'il pourrait gagner à Jésus-Christ. »

Labora sicxit bonus miles Christi Jesu (II. Tim. h, 3). Sollicite cura teip' sum probabilem exhibere Deo,operarium inconfusibilem, recte tractantem. verbum veritatis.

Qui docti fuerint fulgebunt quasi splendor firmamenti, et qui adjustitiam... (Daniel x», 3.) (i).

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