XVIII. - Dévotion à lu Sainte Vi(>rK<v
1770. <■ On prie, <lit sain) Liguori, celui <pii donne les exercices aux prêtres M' no point omotiro cotte instrudion. El en effel ce discours est peut-être le plus utile, puisque sans la dévotion de .Marie, il est moralement impossible qu'un prêtre soit im bon prêtre. »
apportai en récitant rofflec 'livin. Un jour, ^innl en voyage, Il «te leva, selon ta conlume, pvi nuit pour i "' .11 lii. Il 'psalmodiait
ai ros. Un lin. ■ une épai8!«e fumée
quj .. iiftii fiirl. l .. u V. ,; le feu et alluma le
tison (H ,r la fumée, t^ ^ ne lui du rien alors; mais le lomlemain
matin h <'ler. et lui imp<>- uiencc de plunieurs tours, en f«i«nnl une
leçon à ses autres clercs sur le soin avec lequel ils devaient éloigner les plus légères distractions en récitant l'office.
760 DIMANCHES KT FÊTES DE l'aNNÉE
Si la courte durée des exercices ne permellail pas de donner un sermon sur la Sainte Vierge, du moins faudrait il y suppléer, au n. 1707 de l'instruction qui précède, en indiquant quelques pralioues de dévotir)n envers Marie.
Le saint docteur établit d'abord la grande thèse que Marie est la dispensatrice de toutes les grftces, (voir n. 1373 et suiv.) et il conclut : « Or, si tous doivent cire dévots à Marie à cause delà nécessité morale de son intercession, combien ce devoir n'est-il pas plus pressant pour les prêtres, qui chargés de plus grandes obligations', ont besoin de grâces plus abondantes pour se sauver! Nous devrions, nous autres prêtres, rester complètement aux pieds de Marie pour implorer son secours.
» Saint François de Morgia éprouvait les plus grandes inquiétudes sur la IKisévérancc et le salut des personnes qui n'avaient pas une dévotion spéciale rnv.is la Sainte Vierge. » Saint Liguori traite ensuite de l'enicacité toute piiis.sanic de la médiation de Marie et il ajoute: <> Pourquoi tant de personnes ne reçoivent-elles point do grAccs do Nlarie? Parce qu'elles n'en veulent F oint. (]elui qui est esclave de quelque passion, do l'intérêt, de l'ambilion. de impureté, no veut point do la grAce d'en être délivré, et par con.sétpjent ne la dom.mdo pas; car s'il la demandait ;\ .Mario, à coup siir il l'obtiendrait... Mfiis pour mériter plus siîroment sa protection, ayons soin rie Ihonorer autant (pio nous pourrons. Le grand serviteur de Marie, saint Jean Iterckmans, étant à l'article de la mort, fut interrogé par ses frères sur ce qu'ils avaient à l'aire pour captiver les bonnes gn\cos de Marie : Quidquid minimum, dtimmodn sit co/isfans. leur répondit-il. »
1771. N.-B. Insister à la lin de la retraite sur le recueillement, afin de n'en pas perdre les fruits, sur l'exécution immédiate do ses résolutions en commonçîint une vie vraiment sacerdotale, en accomplissant tous ses devoirs de pasteur, sur la fidélité au règlement, et recommanflor la persévérance. O insensafi fïaiafœ, disait saint PauLyw/*- vos fascinat'it ? Sic stulti esfis ut cum spiritu cœperitis, carne consummemini. (Gai.., m.) Vœ his qui dereli- (/uenint vios rectas. (Eccr.., ii.) Frafres mei dilecti, stabiles et immobiles : (I. (ion., XV.) Permane in his quce didicisti et crédita sunt tibi. (11. Tim., n.) Videte vosmefi/tsos ne perdatis quœ operati estis, ut niercedem plenam recipiatis. (II. .Ioan., vui.) — Judas commença bien, et vous savez comment il finit. Congédier l'auditoire, en disant avec Jacob: Vade, et vide si cuncta prospéra sint inter fratres tuos. (Gkn., xxxvu, 14.) Sortez de la retraite, comme les Apôtres du cénacle. Le feu n'a été allumé dans vos cœurs qu'afin de se répandre dans les cœurs des fiilèles.