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762 DIMANCHES ET FÊTES DE l'aNNÉE
exemple : « Que sert à l'homme de giKjner l'univers, s'il vient à perdre son (ime ? C'est Nolre-Soignciir qui l'a dit, c'est la vcrilé : penser autrement, c'est s'égarer. !.es saints l'ont compris, et ils sont au ciel. Tout est gagné pour eux. Kussent-ils perdu tout le reste, qu'importe ? Comprenez-le, mes frères, tout ce dont vous vous occupez disparaîtra, il ne vous restera dans le ciel, que ce que vous aurez fait pour vous .sauver. Donc, renoncez au péché el faites des «euvres de salut. »
Ou encore: « l.e baptême est absolument ncce.ssaire au salut. Nolre-Seigneiu- a «lit: Celui qui ne renaffra pas de l'eau et du Saint-Esprit n'entrera pas dam le royaume des cien,r. Donc, obligation j^'ravc do faire baptiser les enfants, de ne pas trop retarder leur baptême. Si par de tels délais on riscjuail de les lais.ser mourir sans sacrement, on se rendrait gravement coupable. Quel malheur de priver une Ame de voir pendant l'élernilé la face de Dieu qui réjouit les élus ! Nous qui avons reçu ce sacrement, vivons d'une manière conforme à notre litre d'enfants el d'héritiers de Dieu. » D'autres fois, on donne (piclques avis pour disposer les lidèles à éviter tel écueil, tel abus, tel désordre <pie l'on prévoit, k sanctiOcr leurs travaux, à se prépiarer el a préparer leurs cul'ants. leurs serviteurs, à bien célébrer telle fôle par la réception des sacrements. Nous avons flil, avec saint Liguori,ce qu'il importe de répéter souvent. (V. n° IS!) ; cl sur l'importance des avis, v. n" %)1.\
Par là, un prêtre n'esl plus un étranger pour sa paroisse. Il lui parle, el die l'écoute. Ores mœe vocem meam audiunt. Le fruit de son zèle n'est pas toujours si apparenl qu'il le voudrait ; mais s'il reste toujours (piebpie chose du mensonge, la vérité répétée souvent ne neul rester stérile. Verbam meu/n non revertetur ad me iHicuum. Klle éveille des remords, elle fait prentlre des résolutions, elle dissipe des préjugés, elle prépare des retours, au moins pour l'heure dernière. Un moribond redoutera moins la visite de son pasteur, s'il l'a entendu le dimanche ou à certaines grandes fêtes, dire avec cœur quelques paroles dictées par la foi ou la charité. Docebo iniquos vins tuas et impii ad te convertentur. On conroit que ces allocutions doivent être courtes el ne pas dépasser cin(i minutes. Conséquemmenl, ce n'esl pas une grande fatigue que de se les prescrire. Cela étant posé, à l'usaçe de ceux qui n'expli(pieraient pas, durant toute l'année, hi doctrine chrétienne, comme nous l'avons cependant conseillé au n" 18'J, traçons un plan d'instructions, 1" pour tous les dimanches, 2« pour les fêles de l'année, 3» pour diverses circonstances particulières.
PREMIERE SECTION
DOMINICALES DR l'aNNÉE
1773. 1er Diinaiicbe de l'Avent. — On peut traiter du jugement dernier comme au n" MiU ; mais afin de varier, on peut adopter le plan suivant : {" Hésurrcdion des corps el séparation. (Voir n'> {\'M\.) "1» Manifestation des consciences, el 3o sentence, ou donner le sermon suivant :
1771. Autre plan. — Sur le jugement dernier d'après fiossuet. — \jCs pécheurs ou cachent lenrs crimes, ou les excusent, ou enfin, bien loin d'en I"" 'if. ils s'en glorifient en les faisant éclater scan<laleusemenl à la face du de la terre. C'est ainsi qu'ils dierchenl A éviter la honle, les premiers s ténèbres qui cachent leurs actions, les seconds par les artifices de leurs excuses et enfin les derniers par leur impudence. C'est pour cela que Dieu les appelle au grand jour de son jugement. Là ceux «jui sont cachés seront découverts ; là ceux qui se sont excusés seront corivamcus ; là ceux ipii élaienl si fierset insolents dans leurs crimes, seront abattus et atterrés.
177."). 1. .Manifestation des consciences. (V. n" M 12). Ils seront convaincus. Le grand pape saint (irégoire, dans la troisième partie de son pastoral, compare les pécheurs à des hérissons. Lorsque vous êtes éloigné, dit-il, •le cet animal et qu'il ne craint pas d'être pris, vous voyez sa tête, ses pieds el son corps ; quand vous approchez pour le prendre, vous ne trouvez plus
qu'une masse qui pique de tous côtés, et celui que vous découvriez de loin tout entier, vous le perdez tout à coup, aussitôt que vous le tenez entre vos mains. Intra tenentis maniis, totum shntil amiftitnr, quotf totum simul ,...,^ .,,/,./„,/,/, /-s i.»'.g. paster., pari. III. ca(>. Il, tom. II, page 48.) C'est ire, de l'homme pécheur qui s'enveloppe dans ses
lises.
Vous iivez di'fouvcrt toutes ses menées et reconnu dislinrtemonl tout I'(>i(hf ilii crime ; vous en vovez les pieds, le corps et la lèle. .Viissilùt que -oz le convaincre en' lui racontant ce détail, il retire ses pieds, il is les vestiges de son entreprise, il cache sa tète, il recèle profon- • ii'iiiirii SIS ilcsseins, il enveloppe son corps, c'est-à-dire toute la suite de son intri::iit', dans le tissu artificieux d'une histoire faite à plaisir. Ce que vous pensiez avoir vu si distinctement, n'est plus qu'une masse informe et confuse, on il ne parait ni commencement ni fin, et cette vérité si bien démêlée est tr)iit-!i-coup disfianio. Qui totum jatn deprehendendo viderat, ten/iversntiimf pravœ defensionis illusus, totum pariter ignorât. (Ibid) Cet homme que vous croyiez si bien convaincu, étant ainsi retranché et enveloppé pp lui-même, ne vous présente plus que des piquants, il s'arme à son tour ous, et vous ne pouvez plus le toucher sans que votre main
su!' itée, je veux dire sans que votre honneur soil hiessé par mille
[ 'proches contre votre injurieuse crédulité et contre vos soiiprons
' rM linsi que font les pécheurs : ils se cachent, s'ils peuvent, comme lit .\dam : et s'ils ne peuvent pas se cacher non plus que lui, ils ne laissent |»as tout'' •' '" -^'excuser à son exemple. Adam le premier de tous les pécheurs, aus- son péché, s'enfonce dans le plus épais de la forêt et voudrait
poijv ... r lui et son crime: quand il se voit flécouvert.il a recours aux
excuses. Ses enfants, malheureux héritiers de son crime, le sont aussi de ses vains prétextes ; ils disent tout ce qu'ils peuvent, et f|uand ils ne peuvent ri.'u dire, ils rejettent toute .leur faute sur la fragilité de la nature, sur la viotcn-p de la passion, sur la tyrannie de l'habitude.
Tous s'excusent, tous se défendent; ils le font en partie par crainte, en partie par nr^iinil, et en partie par artifice. Ils se trompent quelquefois euxmêmes, • ont après de tromper les autres. Quelquelois, convaincus en leur ■• de l'injustice de leurs actions, ils veulent seulement amuser le monde par des raisons apparentes: puis, se laissant emporter eux-mêmes à leurs belles inventions, en les débitant, ils se les impriment dans l'esprit et adorent le vain fantôme qu'ils ont sujtposé pour tromper le monde, en la place <le la vérité, tant l'homme se joue soi même et sa propre . i.ds. i.^nce; .4^/eo nostram quoqne coiucientiam ludimus, dit le grave Ti'i-tullion.
Sous 1 ■ ' !'■ I, ce ne .«!' r '^ par de faux prétextes, mais jiar
uoehurii ince de s mi'on évitera la honte élernclle
qui en < ■• Tout >.i.i .iitniiesl' •'•■-■"' !'^ tribunal de J.'sm--
Clirist. I ire de vérité et de lira dulr<>ne. 'I n-
).),]■ 1' , ...iil qu'il n'v a point d alable pour colun i