‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 220 sur 416 · I. Le premier degré, c'est l'abandon de Dieu. Voir n · texte numérisé non relu

I. Le premier degré, c'est l'abandon de Dieu. Voir n

II. L insensibilité. Le cœur se ferme tellement qu'on le dirait bouché par une masse de plomb. Le plomb c'est le plus vil des métaux, il ne rend aucun son quand on le frapoe. C'est l'image de cette apathie qui nou.s rend insensibles à toutes les pertes : lo Spir'' "-- ' e prophète Abdias s'en plaint : Si fures inlroissent ad te, si latrones per »i( . odo conticuiises. Si un larron allait chei vous, et commençait à crochei.: . .;;es, à dérober votre argent ou vos meubles, quand vous le verriez ou l'entendriez, ne diriez-vous mot? seriez-vous comme le plomb qui ne retentit pas? ne cricrirz-vous pas au voieur ? craindriez-vous de le scandaliser ^ non. Ce pervers prétend par ses libertés vous faire perdre votre honneur, la grâce de Dieu, votre salut; on TOUS dit: Diies-le à votre père, plaignez-vous à voire mère ou k votre maltresse; dites» leur qu'il cherche à vous déshonorer ; et vous répondez : Je n'oserais, je crains de le scandaliser, on le chasserait du logis t Et c'est pour cela qu'il le faudrait dire, afin qu'ofi le chisîâlde la maison comme on crie au voleur, afin qu'il sorte du logis et qu'il sV' : I un peu d'argent est-il plus précieux que la grâce de Dieu, qui coule le sa \ du Sauveur? un peu de linge ou un meuble, est-il plus à estimer que Voire ti .nncur et votre salut? Si vindemiatores introissent ad te nutnquid saltem racemum reliquissenl tibi. ajoute le prophète. Si une compagnie tout entière de jeunes gens était entrée en votre vigne pour la vendanger à la dérobée, cette perle vous serait sensible, et néanmoins ils vous auraient laissé quelques raisins à recueillir. Ce méchant ravai^e la vigne de votre âme par le péché, il ruine en vous les dons du Saint-Esprit, lei venus infuses, les habitudes surnaturelles, il ne vous laisse pas uu seul fruit, pas un petit grain de mérite de vos bonnes œuvres passées, et vous êtes insensibles à cette perte l

2" Aux pertes tewporelles. Saint Jean Chrysostome vous compare aux serviteurs des charlatans; vous vuyez sur un théâtre le valet d'un bateleur à qui on fait mille iodi-

Snilés, et qui ne fait que s'en jouer ; son maître le bafoue et se moque de lui, lot onne des soufllels et des coups de poing; il lui fait dire mille sottises, lui fait faire mille impertinences; les assistants se moquent de lui. et il endure tout, il se meta rire, un bon repas qu'on lui donne après la comédie, esauie toutes ces indignités. Vous êtes comme cet ins«D.<ié; depuis que cet homme pervers a gagné votre cœur, vous êtes Insensible à tout : Verberarerunt me, sed non dolui ; traxerunt me, et e'jo non senti. Vous êtes insensible à la perte du temps, à la perte de votre liDerté, et â la perte de votre argent.

Vais aimez tellement â être libre, à n'être maîtrisée de personne et à avoir l'ascendant parioui ; cependant ce l '— ■- • ■■- ►^■' •— ■ •- --- ...,.(.,;,.-. .i ..... t.., ,«r.,r,. i^ considération de vos vo- re

inclination, et vous êtes i > é-

serv(^e à donner aux pauvres, c<!pta<iaDl Vv>us lui fdile» Je.ï présenl't, vv)us lui |>iélez de l'arv'erit qu'il ne vous rendra jamais, vous lai donnez da vin on du bien de votre maître, qu'il vuus faudra reslilun ensible à tous ces dommages ï 7'r ' "ît^

et Hun senïi. Vous êtes . itesles afflictions que Ditu vou> r

vous réveiller et vous relu. . : .^i avez perdu votre procès, on v^u. . ^<i

de corrompre le culte et s'elTorce de pervertir les pieuses : t

il n'est pas difficile d'en concevoir la raison. Car de toute.^ u

le vrai Dieu est servi ; et l'intérêt de ce capital ennemi de Uicu. e-^t (juc lou.^ les autres cultes, quoique faux et superstitieux, soient religieusement observés, parce que ce soot ses ouvrages, et qu'il y est lui-méae adoré. (Boqhdalooi).

840 DO.MINICALhs i)L LAïu.Mi

d'im" - mai 1 on v .)ire enfanl est mort, on flétrit votre réputation, vous êtes sou» vei. i rien ne vous lonverlil l vous êtes insensible à toutes ces douleur?!

vei li vie et non ilului. N'ayant donc point de sentiment des maux qui vous

arrivent, m de ceux que vous faites, vous vous y accoutumez aisément, et vous tombez au troisième def;ré d'endurcissement, qui est:

III. l/aisidiiitr au péché. Les réprouvés sont dans le chemin de la penl ne les prédestin(*s dans le chemin du ciel. Saint Paul, le modèle des âmes ch ni aux Philippiens : Je ne pense point être arrivé au terme de la perfection, je ur lumiie point la léte vers le chemin que j'ai déjà fait, j'oublie tout ce que j'ai laissé derrière, je n'ai d'yeux que pour ce qui est devant moi, et je fais toujours de nouveaux efl'orls, afin d'avancer vers le bout de la carrière, et de recevoir la récompense de la vocation céleste. Les prédestinés en font de môme, ils sont infatigables dans le chemin du ciel, insatiables de bonnes œuvres; ils ne se lassent jamais de bien faire, ils mettent en oubli leurs bonnes actions passées, et, comme s'ils commentaient chaque jour, ils se hAient, ils se pressent et s'avancent sans cesse ; ils vont haletant continuellement et aspirant à de nouvelles vertus. Le malin, ils font quelque action de piété; pendant le repas, une pratique de mortification ; après dîner, une œuvre de miséricorde ; aujourd'hui, ils jeûnent; demain, ils porteront le cilice; après-demain, ils visiteront l'hôpital : Ibunt de virtule in rirlulem. Ainsi les réprouvé» ibunl in ad iiiventionibus suis, ils laissent derrière eux les débauches précédentes; ils ne regardent jamais le grand nombre des péchés qu'ils ont commis, ni l'amas des punitions 'ju'ils ont méritées; ils courent toujours après quelque nouvelle proie ; la nuit, ils feront une impureté; le matin, une insolence à l'église; en dînant, une intempérance ; après dîner, un jurement en jouant ; aujourd'hui, une ivrognerie ; demain, un blasphème, et après-demain, une médisance : lunt, ibunt !

Quand on commença à vous parler de tomber en ce péché, que de surprise, d'éloignement et d'horreur en tûlesvous? que de refus et de résistances fltes-vous la première et la seconde fois que vous y tombâtes ! que de répugnance ! que de crainte, que de honte, que d'aversion et de difficultés senliez-vousi? Vous y alliez & regrjt et à contrecœur, comme un bœuf qu'on traîne à la boucherie, comme si on vous eùl conduit au supplice. Quand vous étiez tombé, qtie de tristesse, que d'amertume, que de repentir, que de remords de conscience ! Vous ne dormiez pas d'un bon sommeil ; vous vous éveilliez en sursaut; vous n'aviez pas une bonne heure dans le jour; il vous semblait que tout le monde vous regardait. Après cela, vous y êtes allé quani agnus lasciviens, en bondisi^ant, en sautant, sans aucune résistance. Enfin, maintenant vous y allez v^Iu^ si avis festinet ad laqueum, comme un oiseau qui vole de haut en bas pour se lancer sur la proie à tire d'aile, promptemeni, non seulement sans répugnance, mais avec gatié.

IV. L'impudence, lorsqu'à la vue du ciel et de la (erre, on fait le mal effrontément. C'est ce que Jérémie reproche : Frons meritricis fada est tibi, noluisli erubescere. Vous n'avez plus la couleur de la venu; une sainte pudeur ne couvre plus votre front; vous avez banni toute honte; vous savez qu'autrefois, si votre compagne eilt fait la moindre des actions honteuses que vous faites à présent, vous auriez dit : Je m'en étonne; si j'étais à sa place, je mourrais de honte: cependant vous en faites de mille et mille fois plus infimes, et vous n'en avez point de confusion ; vous êtes si avide du faux honneur, et vous foulez aux pieds la vraie gloire! Ce mauvais homme se moque de vous, quand vous êtes .sortie de sa maison, il dit en lui-même : Quelle effrontée I il n'est pas possible d'être plus insensée que celai II le conte à ses compagnons de débauche, ils en font des railleries ; on vous montre du doigt dans le pays, tout le monde sait votre vie, on ne parle que de votre mauvaise conduite ; et vous marchez la tête levée? Quelle impudence ( \oluisli erubescere.

I.iptantur cum maie fecerint et exultant in rébus pessimis (Tnov. II. 14).

V. L'obstination dans le mal (Voir la note 'du n» 2041). Le cœur endurci, dit saint Bernard écrivant au Pape Eugène, c'est le cœur d'un pécheur qui n'a pas horreur de lui-même, parce qu'il ne se sent plus; c'est un étal de léthargie ou d'apoplexie spiriluellt» qui fait qu'on n'est pas seulement malade à l'extrémité, mais qu'on ne sent pas sa maladie. Voyez ce que c'est qu'un endurci dans la personne de l'haraon ; et sachez

que jamais homme au cœur endurci n'a été sauvé, que Dieu ne lui ait 6lé son cœur de pierre pour lui en donner un de chair; mais encore, quels sont les symptômes et les propriétés du cœur endurci? C'est un cœur qui n'est jamais pénétré de repentir, ni attendri de dévotion, qui ne s'ébranle par aucune prière, qui ne s'épouvante point des menaces, qui est ingrat aux bienfaits, infidèle aux avis qu'on lui donne, cruel à juger son prochain, sans honte pour les actions déshonnêles.sans crainte dans les plus grands dangers, inhumain dans les choses humaines, téméraire dans les divines, qui oublie le passé à l'exception des injures, qui néglige le présen', et qui ne prévoit nas l'avenir; en un mot, c'est le cœur de celui qui ne respecte ni Dieu, ni les hommes. (1)

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Cfl' 1. CV^l |)Oiir ..-s, sont iii>.

T'i ' ,1 vivenieul k- i et avoue (ju

iJi.MA.M iir^ ut: i,.\ lA:

— BNDURCISSE.MENT 847

N'est-ce pas là le portrait de queinn."- — - ° N'est-i? pas vrai que vons ne sentez point de cunirilion après que vous avez < .\, trois et quaire péchés morlels, que

vous n'en êtes pas fort en peine, qu« \ lz, que tous ^ouez, et que vous mangez

aussi galmenl que si vous n'aviez rien fait ; que vous n'éies jamais touché de dévotion ; que la Pentecôte, la Toussaint, Noël, les prières des quarante heures et les indulgences, se passent sans que cela vous attendrisse et vous fasse venir à confesse; que les prières de vutre père, de votre m^re, de vos amis et parents, qui lûchenl de vous retirer de v^j ;. (..M.i „c ne vous ébranlent pas ; que les prédications du jugement, ni les menaces éternelle, ne vous épouvantent point, que les afflictions que Dieu vous en\ > émeuvent point. Vous êtes ingrat à Dieu et à vos parents,- vous ne suivez p.ji..i L's conseils salutaires de vos amis, vous jugez lémérairemeat et condamnez les actions de votre prochain, même celles qui se pourraient interpréter bénignement ; vons êtes sans ^ ' :! d^ns vos paroles, soit dans vos actions déshonnêtes ; sans cr&ioie des da its et évidents où vous êtes. Vous allez sur la mer. vous montez sur les ; ^ es refaire, vous faites de longs voyages, vous vous querellez dans une taverne, vous vous mettez en danger d'être tué en mauvais état, en étal de péché mortel, en éiat de damnation éternelle; entre vous d l'enfer il n'y a presque rien ; un coup de couteau dans cette querelle, la rencontre des voleurs dans ce voyage, une chute du haut de ce toit, une tempête ou surprise de pirates, vous livrerait à la

dam""'" • ^ *■ ' '"■^ '■-'•"-^•■- - •- • — > - ■»• vous ne tremblez pas! Quelle au-

dai i inUumanum ad humana.

V s d'autrui ne vous touchent pas,

vou~ 'Z de viu, de vi&nUe» et de délices; tant de pauvres vivraient de votre

sup< les pour eux aussi inhumain que si vous n'étiez pas hotome Temerarium

ad ilirnia.

Vous oubliez le passé, vous négligez le présent; vous ne prévoyez pas l'avenir; vous mettez en oubli les péchés de votre vie; vous n'en faites point de satisfaction, comme si vous n'en deviez pas rendre compte au jugement. Vous laissez écouler de belles occasions que Dieu vous présente pour faire pénitence ; vous'ne prévoyez pas la mort certaine et son heure incertaine. En un mot, vous ne respectez ni Dieu, ni les hommes ; vous n'appréhendez pas la justice de Dieu ; vous ne vous souciez pas des jugements, des paroles et àf ■•-.-■•■"'■•.; des hommes, el môme ce que je vous en dis maintenant ne vous lon<- : je parlai^ à un rucher : ces sentiments et ces con.<idéra-

lions ner: , votre âme; tant de puissantes vérités, capables de faire im-

pression sur les esprits ies plus durs, n'en font aucune sur le vôtre ; vous voulez croupir dans vos vices. C'est un très mauvais signe, el vous avez erand sujet de craindre que •■.Si vous n'éte.>^ e en cet étal, si vous

avfz -uivez le conseï! -prit.

F ... .'/». sed et de pn . ,,iccaye, ut tibi dimit-

tan: se péché par fragilité humaine, n'y ajoutez pasl'obsti-

oaii ; vouloir demeurer en mauvais étal les semaines ou les

mo - > comme des enfants de Jacob : Maledictui

fur au péché est la veille de la damnation.

voir^

de d- ... - - - . :--- -.

qui ikjU-us es a Ueus dealrual te. Dieu se pialt à cunfondre,

a abfii^^fr. >». i' '>r, le plus haut pomt de la superbe, et l'audace

la p '1.1 (it^-lié ez offensé Dieu par la fragi-

lité

A • '^" ''"'"• """ '•' -■•îîtume

ne

.^ avez

<i mai que d ulTenser leu de commettre ce

> ruent un péché au précédent; car peut-être

que, : , , 'le dernier coup à votre âme ; que le pre-

Dieu : Î1 v..ît v>n r,U «t i..in !•< itn'«.1Firvp«.' frnpjw** ilc m.irt p«r !» m.itn il'iin ârufi». il volt qm» Dieu

Imî «crvir il«« 1 pn'lfnctrv

I .-,. ..>,,,,.,,.•. .,u ..M ..IV- ..-,.,,,..,,--.,„, , .. |.u>.u. . .,.,1.1 r.»,.,, ..TU

l>er9t$WDt m leur otetin»tiuD et k vouloir éUmBcr l« m^niKitre d« Umu H

.:ii i ' ;.

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les bras ou le.« .

lei

mier que vous coinnjeure/. meiira le comble & la mesure : Sed de piisii n-,

ut tihi ilimiUantur. Mais priez Dieu que si vos péchés pissés l'ont dét tis,

il ail encore pitié de vous : ^ovit Dominus mutare senteiUiam, si lu h . . ftidare deliclum; qu'il vous pardonne les péchés passés, qu'il vous pré^e^ve des futurs, qu'il vous donne sa gr&ce en ce monde et sa gloire en l'autre. Amen ! (D'après le P. Le JEO.^E).

^s:^;. Antre Nujel: On pourrîiil cncofc à propos du TuleruiU eryo Jiiihri lapides ut jacerent in eum. {loK's. xii); li'ailer le sujel ci-dessus n. \^\rl. Les irrévérences graves dans le Saint Lieu, ne sont-elles pas un niine semblable à celui des Juifs? Ou le sujet suivant :

1857. Autre plan. D'après Bossuet.

De la Térité.

Mundus... me autem odit quia lestimonium perhibeo de illo, qiiod opéra ejus mala sunt (Joatc. vu. 7.).

Le monde est injustice et une de ses grandes injustices, c'est de haïr la vérité, non en elle-même ; car quel est l'homme qui pourrait en venir à ce degré de perversité de ne pas aimer le vrai pour lequel son intelligence est faite? (1) Mais que les splendeurs de la vérité qui ravissent nos sens mettent à jour nos défauts, et que la vérité non contente de manifester ce qu'e le est, vienne à nous manifester ce que nous sommes, alors, comme si elle avait perdu toute sa beauté en nous découvrant notre laideur, nous commençons à la haïr, et ce beau miroir nous déplaît parce qu'il est trop fidèle. Tous ceux qui font le mal haïssent la lumière en craignant de s'en approcher, parce qu'elle découvre leurs mauvaises œuvres. Or, nous pouvons considérer la vérité en Dieu qui en est la source, dans notre conscience qui est un reflet de la lumière divine, dans les hommes qui parlent en son nom, o(i dont la vie sainte est un enseignement ; et de quelque part que la vérité se présente, elle contrarie nos penchants mauvais. En Dieu elle les condamne; en notre conscience elle nous trouble; dans les autres hommes elle nous confond, soit qu'ils nous la prêchent, soit qu'ils nous fassent par leurs paroles ou par leurs œuvres des reproches sur notre conduite. Et c'est pourquoi les hommes ptrvers la repoussent de toutes parts. Mais nous, chrétiens fijëles, apprenons à aimer la vérité partout oii elle est : en Dieu, en nous-mêmes, dans le prochain.

l. Ea Dieu. La loi éternelle qui condamne le crime, et récompense la vertu est en D eu, ou plutôt c'est Dieu lui-même. Et comme cette loi sainte condamne le pécheur, l'attache aveugle au péché porte en nous nécessairement une secrète disposition qui fait désirer de pouvoir détruire la loi de Dieu, et Dieu lui-même qui en est le principe.

Tous ceux qui transgressent la loi de Dieu baissent sa vérité sainte, puisque non seulement ils l'éloignent d'eux, mais encore qu'ils lui ^ont contraires, la détruisent en eux-mêmes, et ne lui donnant aucune place dans leur vie, ils voudraient la pouvoir détruire partout ou elle est, et principalement dans son origine : ils s'irritent contre ses lois, ils se fâchent que ce qui leur platt désordonnément leur soit si sévèrement défendu; et, se sentant trop pressés par la vérité, ils voudraient qu'elle ne fût pas. Car que S'iuhaite davantage un malfaiteur, que l'impunité dans son crime f et pour avoir cette impunité, ne voudrait il pas pouvoir abolir, et la loi qui le condamne, et la vérité qui le convainc, et la puissance qui l'accable? et tout cela n'est-ce pas Dieu même, puisqu'il est lui-même sa vérité, sa puissance et sa justice? C'est pourquoi le P&almiste a prononcé : L'insensé a dit dans son cœur : il n'y a point de Dieu. (l's. lu, 4) ; et saint Augustin, expliquant ces mots, dit que ceux qui ne veulent pas être justes, voudraient qu'il n'y eût au monde ni justice, ni vérité pour condamner les criminels.

Considérez, h pécheurs, quelle est votre audace ; c'est à Dieu que vous en voulez ; et puisque ces vérités vous déplaisent, c'est lui que vous haïssez, et que vous voudriez qu'il ne fût pas. Nolumus hune regnare super nos.

■iior-

' •■ lie U Ixjuiic C'>ii!.rKu..<.', U Uiiiuir do U

l'f de la vertu : elle soûle iiiiniorlalis<^ ceux .. ...:.,.,; |."r (II. ;,iirii' ,l.-^ liuiiiieurii piiiilics aux i rend res|>' ' la pauvreté de ceux qui

il' inspire !•■ mes, forme des hommes

i ' 1 .. - , Je «-c nom. Tous nos

•■ I- ; tout notre lèlc, i la ,1 . ..■ vouloir leur plaire que

pu i|le : en un iii't. u si-iiiDJc ii..iii; c(u u cj.-\ r.ii >ur:i(i- .ju elle sf iiMtiirai a nous, comme aujourd'hui aux mages, pour se faire aimer; et qu'elle se monlrAt à nous-mêmes pour nous apprendre k nous connaître.

l'IMANClU; DE LA. l'ASSIOS. — DE L\ VÉUITÉ 849

Uais afin que nous entendions qae tel est le désir secret des pécheurs, Dieu a permis, Chrétiens, qu'il se soii entln découverl dans la personne de son fils. Il a envoyé Jésus- Christ au monde; c'est-à-dire, il a envoyé sa vérité et sa parole. Qu'a fait au monde ce divin Sauveur? il a censuré hautement les pécheurs superbes ; il a découverl les hypocrites ; il a confondu les scandaleux ; il a éié un flambeau qui a mis à chacun devant les yeux toute la honte de sa vie. Quel en a été l'événement ? Vous le savez. Chrétiens, et Jésus-Christ l'a exprimé dans les paroles de mon texte. Le monde me kait, dit-il, parceque je remU ;-- - 7,7 que ses œuvres sont mauvaises (Joàx., vu. 7.) et ailleurs, en parlant a st pour cela, dit-il, 7»*^ vous voulez me tuer, parce que

maparole ne prend , — . . jas.(iBiD.viii, 37.) et que ma vérité vous est à charge. Si donc c'est la vérité qui a rendu Jésus-Christ odieux au monde, si c'est elle que les Juifs ingrats ont persécutée en sa personne, qui ne voit qu'en combattant par nos moeurs la doctrine de Jésus-Christ, nous nous liguons contre lui avec ces perlidcs, et que nous entrons bien avant dans la cabale du sacrilège qui a fait mourir le Sauveur du monde t Oui, mes frères, quiconque s'oppose à la vérité et aux lois immuables qu'elle nous donne, fait mourir spirituellement la justice et la sagesse éternelle qui est venue nous les apprendre, et se revêt d'un esprit de juif pour crucifier, comme dit l'Apôtre, Jésuf-Christ encore une fois, fiursum criicifigentes sibimetipsis Filium Dei (Heb., ri, 6.) Et ne dites pas. Chrétiens, que vous ne combaliez pas la vérité sainte que Jésus-Christ a préchée, puisque au cuniraire vous la professez ; car ce n'est pas en vain que le même Apôire a prononcé ces paroles : Ils professent de connaître Dieu et ils le renient par leurs œuvres : Confitentur se nosse Deum, factis autem neaant (Ti»., I, 16.) I.es oeuvres parlent à leur manière et d'une voix bien plus forte que la bouche même : c'est là que parait tout le fond du coeur.

P'' ''nt. Messieurs, nos aversions implacables et nos vengeances cruelles

coni ire la bonté de Jésus-Chrit; nos intempérances s'élèvent contre la pureté

de s<iu.,i.wiiic , notre orgueil contredit les mystérieuses humiliations de ce Dieu-Homme; notre insatiable avarice qui semble vouloir engloutir le monda et tous ses trésors, s'oppose de toute «a force à cette immense prodigalité par laquelle il a tout donné jusqu'à son sang et sa vie ; et notre ambition et notre orgueil qui montent toujours, contrarient autant qu'ils le peuvent les anéantissements de ce Dieu-IIomme et la sublime bassesse i \ d de ses souffrances. Ainsi, c'est en vain que nous professons la

doctrine -isi que nous combattons par nos œuvres; notre vie dément nos

paroles, t: voir, comme disait Salvien, que nous ne sommes Chrétiens qu'à la

honte de Jésus-t^hnst et de son saint Evangile, Chrisliani ad contitmeliam Christi.

Que s'il est ainsi, Chrétiens, si nous combattons par nos œuvres la sainte vérité de Dieu, qui ne voit combien il est juste qu'elle nous combatte aussi à son tour, et qu'elle s'arme contre nous de toutes ses lumière-» pour nous confondre, de toute son autorité

pour ' • '- '■ ' sa pui>sance pour nous perdre 7 II est juste et très juste

qui- Il le fuient, et qu'il repousse violemment ceux qui le

r.'jc; ... inî nous lui disons tous les jours : lîetirez-vous de nous

Seigoeui, nous oe vou.ons pas vous voir. Scientiam viarum tiarum nolumus (Job., 1X1, m.) il nous dira à son tour: Retirez-vous de moi, maudits {M kth., xxr, 41) ei je ne I :., xiii. 41.) ; et après que sa venté aura prononcé de

toute sa I e exécration, cette excommunication éternelle, en un

mot, ce ) , ..i-ils ces malheureux ennemis de la vérité et exilés de

la vieTo i^sésdu souverain liien, sinon au souverain mal? où, en perdant

l'étern?!' . sinon à In mnlêdirtjnn éternelle T où, éloigni s du séjour de paix

et i' ir et de désespoir? Là sera le trouble.

là • ) enlîn seront les pleurs et les gnnce-

me\ " ■ - : , un, 4:J.).

< Dieu, n'irritons pas contre

nui- !ird avec elle, en conformant

notre vie à ses préceptes. Klle n'e»t pai éioiguée de nous. Elle est aa (ood de nos cœur».

\-' ' " r lôme». — C'est un elV '-t

if 'atures vivantes et in .

Y,l .-■i .•i'>lri»< cl li< !• .*rri . .-■., • . ^.. ■

l<irii. s .!,■ .-.-( ayant toutes i<

rap;) ■•, ^ r •• '. font que tout

cm, ^ il en est

tier. la sienne ;

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