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DES RETRAITES

Ô29. Le but des retraites est le même que celui des missions. Il s'agit de détruire le péché dans les Ames par une sainte confession, et de sauvegarder l'avenir, en inditpiant les moyens de persévérance. Les avis jouent un grand rôle dans les retraites comme dans les missions. Qu'on relise le chapitre H de la deuxième partie, n. 1S9, et l'article II du chapitre III, n. 207. La glose ou l'explication de la doctrine chrétienne ne sera négligée nulle part, pas même dans les conmiimaulés religieuses. Le missionnaire saura ia mettre à la portée de son auditoire, soit en développant certains points, soit en en retranchant d'autres. (Voir n. 1<>19, -480, 361.)

Les sermons et les méditations sur les grandes vérités sont le levier des Ames. Les sermons toutefois peuvent être plus courts (pie dans les missions et on doit laisser une plus grande place A la réflexion. On n'use que dans les retraites paroissiales de conférences dialoguées ; mais dans toutes les retraites on fait des instructions familières, non sous forme de dialogue, auxquelles on donne néanmoins le nom de conférences. Ces notions générales sufUsent; entrons dans quelques détails sur les diverses sortes de retraites.

Article 1. — Des retraites ecclésiastiques.

330. Ce sont celles qui demandent une plus sérieuse préparation et un plus graml esprit de foi. Nous n'entreprendrons pas de nous-mêmes d'en tracer les règles, ceux qui sont appelés à ce sublime ministère savent mieux que nous ce qui convient A un auditoire aussi choisi et aussi vénérable. Il ne sera pas inutile pourtant de mettre sous leurs yeux les conseils de saint Li^nori sur ce sujet.

331 « 1» Que celui qui donne des reiraites ecclésialiques se propose avant tout, dans »es prédications, une (In droite, dit le saint Docteur; qu'il se monire peu soucieux de se faire une léputalion de savant, de beau génie, d'excellent prédicateur; mais de procurer la gloire de Dieu par le fruit que ses auditeurs tireront de ses instructions.

3;iâ. » i'^ Qu'il ait soin de ne pas s'ingénier à enrichir ses discours de choses singugulières, de pensées nouvelles et sublimes qui ne peuvent qu'amuser l'esprit de ceux qui écoulent, en le fixant sur des idées brillantes et spécieuses, pour laisser ensuite la volonté aride et stérile. Mais qu'il se propose de dire ce qu'il estime être le plus propre à iaire prendre de bonnes résolutions.

UKtRAlîHs 111

9^. * !t* Qu'il fkM^rve Ae rappeler souvent dan» ses discours les vërilé« éternelles, icnl la persévérance. Il est vrai que quelques prêtres < rinons qui irmlenl des lins dernières et s'oflensenl de il monde, comme s'il n'avait pas une mon, un jui;enien; :-ies! \luoi qu'il en suit, que le prédicateur de retraites souvent de la morl.du jugement, de l'élernilé, parce que ces vérac» puiUiil plu^ t;liicucenienl à méditer et à changer de vie. 334. » 4«> Qu'il s'ailaclie à insinuer le plus souvent poss^ible ce qui est usuel et de

pratique, p' ' ' re de faire l'oraisou meniale, l'action de îjiâce après la

njesse, la r irs, et principalfnient la manière d'entendre les confes-

sions. MU , iventou qui sont dans l'occasion prochaine.

» I N latins s'uutjiieni presqu'aussitôt qu'on les a entendus, mais ce qui est

anii|' atique ne s'échappe jamais de la mémoire.

1. ter avec respect et avec douceur les prêtres qui suivent ses inst, en leur témoignant des égards, et pour cela, qu'il les appelle . .^ il s'élève contre quelque vice, qu'il parle toujours en j;énéral, >- qu'il dit ne regarde pas ceux qui sont présents : qu'il se garde surioul quelque défaut de qui que ce soit, comme aussi de parler d'un ton d'autunié, utdts qu'il s'applique à s'exprimer THinilièremen', moyen le plus propre à émouvoir et à persuader. Avec respect et avec douceur de sorte que l'irritation ne pa aisse " ' ' parole injurieuse ne lui échappe jamais, tout cela sert plus à

es porie»" à la piété.

. .. mandera souvent et avec instance dans presque tous ses discours l'exercice de la prière qui t^sl l'unique moyen d'obtenir les grâces nécessaires au salut. » Enfin, celui qui prêche à des prêtres doit attendre tout fruit, non de ses travaux, mais de la miséricorde divine. Qu'il conjure le Seigneur de donner la force à ses paroles. La conversion d'un prêtre est l'œuvre de la prière plutôt que de l'élude *.

337. Conformément aux recommandations du saint Docteur ceux qui donr ' '-> retraites ecclésiastiques, auront donc soin de rappeler fortement

- devoirs des prêtres et des pasteurs, ceux sin-tout qui intéressent le -. l'importance d'amener les fidèles à fréquenter les sacrements,

l>our la coniiiiiinion de tous les huit jotu's et pour la commu- , ..■ nue, d'après saint Ligiiori ( I'. Pra.ris ron/'esisarii\. l'obligation

- refuser d'entendre cfiix qui se présentent au saint tribunal et de

-^ 'ceux les régies de la lliéologie lourliant les liabitudinaires. les

rt'iidii.s, e1 i «mix qui sont dans une occasion de péché in esse ou non, nécessaiff ou volontaire (voir n. 115, litl), celle de confesser régidiérement et d'absoudre les petits enfants dés qu'ils peuvent offenser Dieu (voir n. loi), \f devoir de ramener les pécheurs qui s'égarent et de leur faire à propos /luhfire et jjer ffomos \d correction fraternelle, celui de chercher à découvrir les malades surtout dans les villes, de les assister et de leur faire adminislror les derniers sacrements, de les visiter souvent après qu'ils les ont ri'< i)'^. rimpnrtîinct» de diriger les Ames vers la perfection el vers l'état oi'i Dieu

■risanl les aspirations vers le célibat, en encourageant les

1 pies et religieuses. le devoir de garder la résidence, d'étu-

•, de faire oraison, «l'éviter les occasions, et même toute a|>-

I. |i>s jpiix prolongés par conséquent, les visites suspectes, etc.,

lit les petits enfants, de prêcher la parole de

I ifs do fêtes, de procurer de temps en temps à

lis Iles rciiiiiu's, ou des missions, el des confesseurs eitraor-

itc.

• - ' M' . MSP. OU un examen de rnnscioncp raisonné, sur les devoirs du l>i ' 'i I'. < iiM . iiii-lé des grandes vérités do la foi, présentées sous forme de

I •: . ., lie s<>rmou. nous soiublc <■(• qu'il v a do plus pratique dans ces

lies. Ou trouvera dans leSpIra de saint l.iguori el dans l'ouvrage

js publié sous ce titre: Le Sntenluce. son e.irelli'ncf. srs ohli-

' ses nrivilfi/es, des matériaux jirécieux que nous ne taisons cpie i.ins les sujets que nous Iriiçoiis au n. l"tW et suivants. .Nous avons si im E rumen dr dinsfifmf ,i l'usage des prêtres, qu'on pourrait I fruit remellr' iii'i' l.s miin^ il.» fnii^ les retraitanis. connue • faire pliisieui '-n parti<'ulier "Son

r le Cardinal L . • qu'il v a obliga-

liuM d'uvertir un prélre uu t»aiul Utbiiuai deiiidili(jati<»ua qu'il négligernit nu

11 i ^LAKS nii REtRAltKj^

ihHriiiionl dos àiiics, loi's iiièiiic qu'il srruit dans lu bonne foi cl «inc lil iiionilion clcvrait reslcr sans çfTel. (Li|. l'ru.ris ronfessarii, n. 9.)

.\rtu:lk II. — Retraites île communautés relir/ieuses.

3:W. Cnltivcr les ftines religieuses, les aider A atteindre à la perfection de leur étal, c'est assurément une des œuvres de zèlo les plus agréables A Dieu. Toiilefois. rians les (-oniniiniautés religieuses, il y a une grande variété d'Anies. 11 en est <|ui ont besoin de s'enlemlre rajipeler non seulement les obligations «le la vie parfaite, mais même les vérités élémentaires du sabit..Kfoulous à cesujcl suint Léonanl : « (Irande est l'ignorance de beaucoup de rcligifMises converses, dit-il ; demandez-leur (pielles sont leurs régies, à (pu>i elles sont obligées par leur professi(»n. ce (]u'elles ont ])romis à Dieu par les vœux, elles ne saveut (pie répondis. Bien pbis, dans <-ertains couvents, en ayant interrogé moi-même (juel(|ues-unes sur les principaux mvsiéres de la foi, elles baussérenl les épaules et ne purent nvapporter d'autre excuse de leur igno^ gance, si ce n'est «pi'on ne lesleur avait jainais enseignés. Désordre incroyable et digne <rètre pleuré avec des larmes de sang ! » (Manuel sacré, p. liÔ).

On serait porté s\ croire qu'il est inq<ossible aujourilbui de rien rencontrer tle semblable. Toutefois, sachons-le, on oublie bien vite ce que l'on a appris, si on ne l'entend jamais redire. Il ne suflit donc pas, dans une retraite île communauté, de traiter les sujets spirituels et élevés; il est bon de rappeler les éléments de la vie chrétienne. La glose ou l'examen de conscience approprié aux besoins des communautés en fournira une occasion heureuse. Voir la glose sur les commandementsde Dieu.n.4N0et 501. Kn la parcourant, le prédicateur saura discerner facilement ce (pi'il est A pcojios d'omettre; mais (piil ne craigne pas de rappeler les motifs des vertus thécdogales. de la foi en parliculier. Dans celte glose, on rapporte au quatrième commandement les fautes contre l'obéissance, au sixième celles contre la chasteté et au septième celles contre la pauvreté (n. \^JS1).

'MO. Les instructions sur les grandes vérités sont parfaitement de mise dans ces retraites. La vision de lenfer convertit sainte Thérèse et la méditation de l'enfer ne peut (lue faire un grand bien aux Ames religieu.ses. On aura soin toutefois, de relever les courages par la confiance, à la fin de tous les di.scours.

:U1. Les communions doivent être ordinairement suspendues jusque vers la fin de la retraite; et les confesseurs ordinaires n'entendent pas leurs péniteuls durant ces saints jours.

'Mi. Dans ses rapports avec les religieuses, le missionnaire gardera la plus grande réserve, n'en admettra aucune dans sa cliambre, évitera les causeries inutiles avec elles, même au confessionnal : non f/uœ sua sunt (/urerunt, sed quœ Jesu C/iristi, à qui il faut laisser tout entier le cœur de ses épouses.

'M'.\. Dans les avis, on excite souvent ces Ames au désir de la perfection, à la confiance, A la prière et A l'union de Notre-Seigneur. C'est pendant la retraite qu'elles doivent s'établir dans l'habitude de faire des actes des vertus, quelles garderont ensuite toujours. Trois sermons par jours, ou deux sermons. d(tnl l'un le matin et l'autre le soir, et dans l'aprè.s-midi une conférence suffisent dans ces retraites. Si on y ajoute une méditation le matin avant la messe, elle ne sera que la récapitulation dune ou de plusieurs instructions de la veille.

PInn d'une retraite de communauté de sept jours pleins.

Ouverture, n» UiOS.

'Mi. Phemif.r Jolr. — l" Confession f/énérale et reçue, tv> 1071, alin qu'on se prépare aussitôt A la confession, ce qui est important. La confession faite, on jouit de la paix de l'Ame durant la retraite ; i'^ le salut, 918, ou le sujet du n« I.'>«j5; '.\^ l'ér/ié, chAtiments spirituels n» 989.

Df.ixik.mi; .loiB : 1" Péc/ié véniel, 1010; i" Orgueil, i038; 3" Afort, 1078.

Troisikmk .loiR : 4" Jut/ement, 1 1 18 ; 2" Sensualité, 1050; 3" Enfer, i 158.

Qu.^TRiK.MK Jour: 1" Notre-Seiyneur Jésus-Christ, sauveur; nécessité île l'imiter, 1203, ou 1204- S» Vœux : Pauvreté, 1579 et suivants ; 4» Chastetu,

PLANS DE UETRAITES 113

(a\yriKME Jt>iTR : !<• Ofjéinsance, \('di ; 2'i Rèi/hs, KHO : > ClinrilèAVi.V^.

SiviK.MK Jiti H : l" P(tssii)ii i/f .\'ntrf-Sci(fneui\ ou (.'/it'inin ilf lu C'rou:, li9(>; i" l'i'incipaujc ejcen-ices de la Hèyl% KUU; 'A" Suite du même sujet, ibidem.

Skptikmk JoiH : 1° Manière de bien se confesser, 8G1 ; 2» Oraison, 1344 ; 30 Dévotion d la Sainte Vierr/e, l'.Wo. y

IlriTiKMK JoiR : lo Communion, UlTi; 2'> Bonheur de la vie religieuse, n. lîkjy; 3» Consérration à la Sainte Vierge, n. 13(>8.

iH5. Si la relraile se prolongoail d'un jour, il sérail. lariJe de diviser en deux rinslruotiun sur la l'.hasteti' . et en plusieurs celles qui traitent des princifiaiiu- e.rercires de la vie régulière, et au besoin de parler de la i'assi(in. tout en faisant le chemin de la croix. Ne pas oniellre pour les religieuses enseignantes une instruction spéciale sur les soins à donner au\ entants. La coniérence pour les mères de ramille, en ayant soin d'en retrancher ce qui leur est spécial, en lournira le fonds, n. liSI. Celles qui s'occupent des pauvres et dos malades seront exhortées à remjdir ces ollices de charité avec dévouement dans l'instruction sur la (J/iaritè, n. 1<)33.

Dans une cérémonie de vèture ou de profession, il sera facile de faire connaître à l'Ame religieuse l'Kpoux qu'elle choisit, en lui appropriant le sermon sur A'otre-Seigneur, voir n. VuH ; ou bien on donnera l'instruction du n. tolW.On trouvera du reste à la table plusieurs sermons pour les prises d'habit et les professions. (Toir notre livre inliUilèV Etat religieux.)

\rtk:lk III. — Retraites paroissiales.

.wn. i,(s soiirs uf retraites sont d'une granile utilité. Que de .sacrilèges elles préviennent ou réparent ! (jue d'Ames négligentes elles amènent au saint tribunal ! Une retraite pascale pour les femmes, vers la lin du Carême, et une autre j>our les honunes durant la semaine sainte, produiraient chaque année les plus heureux résultats. Plusieurs prêtres voisins pourraient, en se réunissant, évangéliser ainsi Iciu-s paroisses respectives avec grand prolit pour les âmes et une fatigue cl une peiiic morale moins grandes pour eux. (Ju'on ne néglige, dans ces retraites, ni la visite des malades, ni la confession des petits enfants tiui n'ont pas fait leur première comuumion, à moins qu'il ne soit impossible de les entendre ; et, dans ce cas, on les recommande au clergé de la localité.

Plan d'une retraite paroissiale de huit jours dans une paroisse indilTérenle (1).

347. 0"e les confessein-s soient en nombre voulu, surtout les derniers jours et même «lès le commencement, si l'on veut soigner les Ames des petits entants, ce qui importe fort à la gloire de Dieu. Des visites d'ailleiu's seraient dans ce cas bien utiles, et comment les faire sans le nombre voulu d'ouvriers, si la paroisse est tant soit peu iniporlantc? (Voir Ordre des e.cercices, n. i87.)

DiM.\.\f:HK : Ouverture. — Imporlance de la retraite, voir n. 903. Les avis

sont les mêmes «pie dans les missions, v. n. 373 A 383 ; et celui cpii doit les

■i-a bien pénétré de ce (lui a été dit au chapitre II, n. I8'.>. .\vant les

itéchismc îles petits enlants. Vê|iros, conférence sur le sèle. n. DM.

' Ml iiiiiiiiience la glose, v. n. il i.

LtM»i : matin. — .Médil;»tion sur le :èle ,n, 951 ; avis, n. :W!); prières pour la retraite, c<»mme au lundi du n. 2i>7 ; catéchisme A onze heures, n. (»".Ui. — Soir : avis, :{!»i et suivants ; conférence «»//• la /turole de Hieu, n. 7S4.

.Marui : .Méditation sur la jiurole de l)ieu,lHi: avis. 'AW i\ 3tM» ; inslru«> \'un\ . don fession générale, \\. 1071 . Si on peut faire une réunion p<iur lea fciiMiics, A partir rie ce jour, vn-s une heure et <lemie, ou deux heures, avis. les iiiciiie's; glose; sermon : J'éi/ié, ÎM»(>. — .*<oir : avis. 4r»'.( : glose [lour le» houimes, et conférence sur la religion, n. 73i ; sinon sermon ik tous sur le

(1) Dkiu lei relraitca de quinxe jours, un luit le pUn de» mutloai do quioK Ji>ur«, n- 310, 313, 314».

114 t'I.ANs» I)K UKTRAITI-

pèr/iè.9>^*-i ; au premier jour libre, visite des malades, :{()(), qu'on pourrait (lu reste renvoyer A la lin île la retraite, s'il était impossible «le la faire plus tiM. On pourrait aussi, en réiu)i>«ianl les l'emuies «lans raprés-midi, faire le manli ou le mercreili la fête des enfants, tout comme nu Jeudi du n. HH.

Mercrkdi : matin. — Méditation : Péché; châtiments spirituels, n. 989; avis, :M) a :Wti, :W9 a -4(12 : instruction sur l'examen et la confession. 861, ou sur la mort. 1((78, s'il n'v pas de réunion de femmes dans liinrés-midi. Réunion des femmes : avis, les mêmes ; Mort, n. 1078, ou fin de la jflose sur les commandements pour les femmes. — Soir : avis, 459; conférence aux hommes : Confession, n. 842.

Jkidi : matin. — Méditation sur la mort, 4078; avis. 410 ft 423; instruction sur la confession et le ferme propos. 8(j5, 880. Toute la journée, réconciliation. — Soir : pour les nommes, avis, 459: Quœ est cita. n. 1207.

Vkndrkdi : matin. — Communion générale des femmes, avis, etc., tout comme au second jeudi du n. 'M'.\. Inscription des femmes dans une congrégation. — .Çoir ; Vêpres; .S'«rtc///?ra/jo/j r/p* «(7?o«*, n. 1474; réunion des jeunes personnes, n. 286 : mscription pour elles dans une congrégation. Réception des scapulaires. — Soir : avis, n. 416 à 423 ; conférence : Devoirs des hommes, n. 802 ; fin de la glose pour eux.

S.\MKDi : matin. — Méditation sur les motifs de contrition et de ferme propos; avis, 416 à 423; sermon pour tous sur Notre-Seigneur Jésus- Christ, 1247. — Soir : avis, 459, À6'È. Enfant prodigue, aux hommes seuls, n. 1128.

Di-MANCHE. — Communion générale des hommes; avis, n. 463 et suivants; réception des scapulaires pour eux. .Messe des femmes : Dévotion à la Sainte Vierge, 1368; vêpres, clôture n. 270; bénédiction apostolique, n. 272; bénédiction des objets de piété ; réception des .scapulaires.

Dans une retraite d'hommes de huit jours, on suivrait le mfime plan que dans la dernière semaine des missions, n. 301.

Plan d'une retraite paroissiale de huit jour» dans une paroisse de foi.

348. N. B. — Voir Ordre des exercices, n. 287, et surtout se bien pénétrer de ce qui a été dit au chapitre II, n. 189 et suivants. Si on y donne trois instructions par jour, on trouve facilement des sujets dans les plans de missions ci-dessus, n. 296 et suivants.

Di.MA.NCHE : Ouverture.— Salut, 918 ; avis, 376, 389 ; Vêpres ; avis, n. 376, 389. La glose commence aux vêpres, voir n. 214, Confession générale, n. 1071.

Li'.NDi : matin. — Méditation, 1071 ; avis, 376, ;{89 ; instruction : Péché, n. 960; confession des enfants dans la journée, si c'est possible, voir n. 346 et 209 ; visite des malades au premier jour libre, et au besoin à la fin, voir n. 300. — .Soir ; avis, 388, 393, 399, 400; Mort, n. 1078.

Mardi : matin. — Méditation, 1078; avis, 393, 399, 400; sermon, 1118. Soir : avis, 416 et suivants ; Jugement, n. 1134.

.Mkrcrkui : matin. — Méditation sur la confession. 883 ; avis, 419 et suivants; instruction : Confession. Dispositions à ij apporter, n. 861. — Soir : avis, n. 419 et suiv. ; sermon: Enfer, 1146, ou Portes de l'enfer, n. 1176.

Jkidi : matin. — .Méditation sur les motifs de contrition et de ferme projws, en insistant sur les occasions, n. 865; avis, 422 ; sermon : Prière, 1333. — Soir : réunion des hommes; avis, 459; conférence sur la confession, n. 842 et 846 réunis.

Venorkui : matin. — Communion des femmes et ties jeunes personnes ; avis; inscription des femmes dans la confrérie, tout comme au second jeudi du n. 313. Vêpres des femmes. Sanctification des actions, n. 1474. — Réception des scapulaires. Réunion des jeunes personnes, n. 286 ; inscription dans la congrégation. — Soir : avis, 459 ; conférence ; Devoirs des hommes, n. 802.

Samedi : matin. — Messe pour les défimts, tout comme au lundi du n. 301 ; ou mieux, messe spéciale pour les homu^es et préparation à l'absolution, en

PIaKS de UEÎRAITfîS \\ù

leur pn's^ntant les motifs de contrition, 8H%, et rio ffrnif propos. SSO : iivis. 459, t6i. — Soir: avis, i77 : Vfnfunt /irot/iifite. ii. liiS. Le reste comme a la ciùture précédente.

Article IV. — Retrttitf ifeconr/rét/ations ou ffe pensionnats, soit de jeunes yens, soit déjeunes jtersonnes.

.'U9. Os relraites sont ordinairement de quatre jours pleins. Qu'on v évite dan- ■ -ionnats déjeunes lilles, de laisser mettre entre les mains des

en\ > v.imens de conscience, qui entrent dans des détails infinis sur

dosl.iun s i, i:,-ivs. ce qui entraine de longues confessions, (hi pourrait faire dicter A ces enfants l'examen du n. .'itJi. Un revient souvent ilans les avis, sur le silence, le bon esprit, l'obéissance, le travail, la. prière, la manière de combattre les tentations, l'ouverture ile cœur, la nécessité de ne ^farder aucun doute sur la consciem-e. la fréquentation des sacreuients. les pratiipies de piété. On ne néglige [»as dans les [)ensionnals. la glose sur les comniandemenls de ii^ieu, voir n. il 4, ni la confession des enfants, qui n'ont pas fait leur première communion.

(ouverture, (iomme ft l'ouverture d'une retraite de communauté, n. 156i.

PhkmierJoir: 1'> Confession yènèrale, n" 1071 :2*»Pêché : Châtiments temporels, n. 981 ; 3o Châtiments spirituels, n. 989.

Dri'xième JoiR : lo Mort. n. 1078: 2" Orc/ueil. n. 10:{8: 'M Juyement.n.

Troi.>»ikme Jour : lo Enfer, n. H 46 ; â» Sensualité, n. KrjO, insister sur la nécessité du travail: 3" fJrrasions, n. 1021. Un finit l'examen avant de donner l'absolution, v. n. 214.

QiATHiKMK JoiR : ï'> Condition d'une bonne confession , S()\ : 2» Vocation, n. 1500 : dans un séminaire, insister sur les conditions de la vocation ecclésiastique, qui sont : une intention sainte, la pureté de vie, l'exemption de toute faute grave au moins, et la capacité intellectuelle suflisante : voir n. 1730 et •uiv.) ; 'M .Votre-Seif/neur. n. 12»)3.

CixgriKME JoiR ; Communion, n. 141"): Rénoration des nrur. u. 123t); Consécration la Sainte Vierye. n. l'.MiS.

Articlk V. — Retraites de première communion.

3o0. Elles durent ordinairement trois jours pleins et ont trois instni:-lionspar jour rtllf •In loili. Ml du jour pourra nèlre que le petit catéchisme, n. Ji-tT», eiii > Il n'est rien d'ailleiu's rie plus pratique, surtout si les

eiii , 'è sullisaiiiment instruits.

(turerture. hnportance delà retraite et manière fW' la bien faire, connue au n. ir»l)2 Le meilleur moven de fu'èclier aux enfants, c'est d'interrompre linstru -lion .\\<vos chaque p<iint, pour leur faire re«i<lreconq)te de ce que 1 on a ilil. et lie |ii' [iirer le point suivant par quelques ipiesti<uis. H.remple • Kstce bien • de faire sa retraite? Kt coimuent faut-il la laire^tonr

qu'ellf \ ii-e bien i\ la (M'cuiière comunmion ? Faut-il être dissipé,

l<:;.r. cic, :* (.oUMuent faut-il assister aux instructions? (.'(unuient prier? Mucllis prières réciter? Un insiste ensuite forleujent sur ce que l'enfant a in <li'|iic .. Les enfants ne sont attentifs, dit le I'. .Mach, que quand ils parlent • iiv iii> ine<t, ou quand on leur raconte des histoires. » .\u.ssi donnons-nous au Il <i7i'. mic . ,,llc,tion de traits qui^nlére.sseront les enfants.

l'iuMiiii J ' r \" l'éché : Chdtimenfs tem^mreh, n. 981 : 2o ce qu'il faut |H,iir liiiri se conlcsser ; toujours s'assiu'er qu ds se remlent coinjile des fî '■' lie II loi, lie res|)ciauce. delà charité et des autres dispi>silious ji uni ' rniit.ssion. Un rencontre fréiiuennnent des enfant» fpii, A la veille de I iiii'ie coinniimion, ont oubirè ces éléments du catéchisme, ou ne s'>

|;iMI. lis rendu conipte, voir n Stîl mi se Tiit un .leM.ii .1.' Ie< le;niM;

eu se servant au besoin du

que si ees eliers enraiits .

Il > .Mort

[' . ^ ■ „ '^ral, n. 11 • ■ ' ■ .

1 H) l'LAN.^ i-i-. 111. 1 li iiTKS

liDiiiif cit/i/rsttiD/i. «m <'\.Miion sur les (■iiuimai»il('iiMMi> ui- hicu. m t-\ Siuriléfir, n. 1 Hl.

iKttisiKMK j(»i H : \" (lontrilion et ffnne pronos. n. SOri cl 880. ICil.On prio 1rs rniiIVssoiirs lies ('iiriiiils (le les voir tous, le matin du doriiitT jour, afin ipiils puissont <lirc toiil cf qni les ini|nii>to. et cela sans recetoir eni'oro 1 altsojulion ; et ce n'est (|iy!i|in''s (|uo les enlanls ont tous revu ieiu' ronfesseiir ([u'ils vont tous se présenter an missionnaire on an prédioatenr, |iour loi demander sa hénédietion. L'expérience démontre tons les join-s l'importance ilc celle double mesure. Si les enfants se présenlenl an confesseur extractrilinaire avant d'avoir vu leur confesseur ordinaire, ils ont h dire beaucoup d'intiuiéludes que la retraite a rappelées ; et le confesseur extraordinaire ne peut facilement ju;.'er s'ils les déclareront à leur confesseur ordinaire ; il doit île plus donner un leinps trop considérable à chaque enfant pour entendi-e souvent inutileinenl le récit de ses peines.

(Juand l'enfanta vu son c(»nfesseur ordinaire, il n'a plus à dire au confesseur extraordinaire que ce qu'il n'aïu'ait pas oser avouer à l'autre. Un lui pose avec beaucoup de discrétion et de douceur une question à cet égard. Par exemple : Si vous aviez «pielipie inquiétude, njon enfant, dites-le moi sans crainte ; je vous aiderai et vous aimerai bien. S'il n'a rieu, on lui donne un bon conseil : celui par exemple, d'éviter les mauvaises compagnies, de se recommandera la Sainte Vierge dans les tentations, de lui demander à connaître sa vocation, et on le bénit. Mais jamais un prédicateur de retraites n'omettra de voir tous les enfants avant (pi'ils récidivent l'absolution : il fera le possible pour amener le pasteur do la j»aroisse à les lui envyyer de bonne grâce. C'est le moyen de prévenir les sacrilèges.

Je dis avant au il reçoivent l'absolution, car s'ils ne les vo^yait qu'après, cette mesure ne les préserverait pas du premier sacrilège commis en la recevant mal. Si le prédicateur avait lui-même entendu, dès le commencement de la retraite, la confession générale des enfants, ce qui arrive quel<iuefois lorscpie les pasteurs le désirent, il reverrait lui-même le matin du dernier jour, sans les absoudre, tous les enfants qu'il aurait entendus déjà, et les enverrait ensuite tous demander la bénédiction d'un de ses confrères, ou bien du pasteur, ou d'im autre prêtre, et il les absoudrait après. Il est en effet des enfants qui peuvent être gênés avec le prédicateur et qui ne le seraient pas avec d'autres prêtres. On ne saurait ti-op prendre de précautions pour les mettre à l'aise, avant un acte aussi grave <pie celui de la première communion.

Le prédicateur, s'il rencontre un enfant qui, jusqu'à la veille de la première communion, a caché ses péchés à son confesseur ordinaire, lui fait faire aussitôt une confession générale des péchés les plus graves. 11 prévient l'enfant (pi'il n'est pas besoin d« lui dire les petits péchés, mais tous ses doutes; il le questionne rapidement et lui donne aussitôt l'absolution, le laissant libre d'aller la recevoir de nouveau de son confesseur ordinaire ou de n'y point aller; mais lui disant que, s'il y va, il n'a pas besoin de lui confesser les péchéPquil vient d'accuser, mais bien de s'exciter à une vraie contrition des fautes déclarées à son confesseur ordinaire. Ce serait une pratique défectueuse que de renvoyer à un autre moment un enfant qu'on rencontrerait dans ces contlitions, sous prétexte de lui faire faire plus commodément plus tard sa confession générale. L'expérience apprend que souvent il ne reviendrait pas. On le met donc en règle le plus brièvement jwssible.

Le temps pendant lequel on le relient ne fait rien connaître d'ailleurs; car on peut être arrêté par les siM'upules d'un enfant et par les conseils qu'on lui donne, aussi bien (jue par 1 aveu des péchés de toute sa vie. On se garde bien de donner pour pénitence à un enfant de demander pardon â ses parents ou à d'autres. 0" on évite même, en public, de leur présenter cette pratique comme obligatoire. Ce serait les exposer à faire un sacrilège s'ils la manquaient. Mais on peut utilement faire «lemander pardon aux parents et à toute la paroisse par un enfant au nom de tous, et le prédicateur peut se faire, avec profit, l'interprète du pardon accordé par tous aux enfants, en leur recommandant désormais d'éviter lout ce qui ferait de la peine aux auteurs de leui's jours, et à leur prochain.

NSTRUCTIONS PAUOISSIALES 117

i M „ ,,^ -,,,-,. ii> Chemin de In rroijr, n'^ 1296; 3» \otre

Seif; s-C/irigf. n" lâ<J3.

Oi A,. ,,,... joiR : 1" E.rhortation avant la. communion, n" 1431; 2" lii'nnvation des vœti.r. aux v«^pres, n" li36; 3° Soir : Consécration à la Sainte Vierge. n« 13f>8.

Si ces sortes de relraitos se donnaient dans un pensionnat et étaient suivies par tous les pensionnaires, elles devraient durer un jour de plus, et on prendrait dans le plan précédent les instructions les plus pratiques.

352. -Vpbès la cérkmome de premikrk commimon. — La fille de Pharaon voit Moïse pleurer sur le Nil. Attendrie, elle l'adopte et le confie à sa mère, pour quelle le nourrisse : Accipe puerum istum, dit-elle, et nutri mihi, effo dubn tihi merredem tttam. Parlant de ce texte, le prédicateur confiera, de la part de Dieu, les enfants à leui"s propres parents, les conjurant de les élever pour le ciel, de les préserver du péché et des occasions, de les faire prier, assister aux offices et fréquenter les sacrements. (Voir la note du no 1440.)

Article M. — Triduum d'adoration dans une paroisse de foi.

353. Oi-\ERTrPE : Parate viam Domini. Le péché chasse Dieu de nos cœurs, il faut donc chasser le péché. Châtiments spirituels, no 989.

pRKMiF.R joiR : 1" Confession générale ou Revue, n» 1071 ; 2*' Conditions d'ii/tt' h'Hine confession, no801.

l»Ki \iKME joi'R : !• Préparation à l'absolution par les actes de foi. d'espérnmo, de charité et de contrition, voir n. 306 au samedi; i'^ Sanctification des actions, n. 1474.

Troisième joir : 1" Qup' <^st l'objet de nos hommages en ce jour: l'Euchariitie, n. 1415: 2'^ Messe, w 1461, ou bien Adoration, n. 1425.

Dans une paroisse indifférente.

354. OrvERTi-RE : Venite ad me omnes. Communier souvent. 1415. Premier jour ; 1* f'onfession générale en préparation, 1071 ; 2^ Conditions rl'une bonne cnnfession. tjnnsolation qu'elle jirocure, n. 861.

hi., vi.wv ir r„..i.iiviL ,, : (JoMime au plan |ti<'<H.|.Mti.

TROISIEME SECTION

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