Voyez It^raite paroissiale de huit jours, n
CHAPITKE MM MOYENS \ PRENDRE POUR ASSURER LES FRUITS d'UNE MISSION
317. Moyens généranx. — La répétition fréquente des conseils pratiques, lionu''» dans les avis, concernant la fuite des occasions, la prière en famille et dan.s.,les tentations, la sanctification du dimanche, la fréquentation des sacrements, la vocation, la dévotion à la Sainte Vierf;e. l'oraison, l'exercice du chemin de la croix, sont sans doute un moyen efficace d'assurer la persévérance d'un grand nombre. Le Révérend Père Mach voulait que le cur-' ' -^ missions, eût soin de faire faire trois ou quatre communions gén pie année, les préparant par un triduum et s'adjoignant plusieui> .HiiiKies pour entendre les confessions.
318. — .\ la suite des missions de saint Vincent Ferrier, du Bienheureus Robert d'Arbricelle et d'autres grands et saints missionnaires, un grand nombre d'Ames de tout sexe' renonçaient au monde et embrassaient l'état religieux. Q,i",.n II.. I ..,!(, ijp pas, c'est là le moven desalut le plus ellicace; et qu'on ne cnv- n public ou en particulier de le faire comprendre à quiconque
est i . I ;iient capable de la perfection. (Jne de bien peut faire un prêtre,
en dirigeant certains jeunes gens intelligents et surtout chastes ou capables de le devenir, vers une des écoles aposloliciues qui sont aujourd'hui florissantes, ou vers un petit noviciat de Frères voués à l'enseignement, et les jeunes personnes vers une des nombreuses communautés ferventes qui se dévouent à toutes les œuvres de charité. Voir la première note du n. 597.
Lfs ennemis de Dieu savent mieux que nous ce (jui fait le salut, et quand ils voulant ruiner l'œuvre de la rédemption, ils s'attaquent d'abord aux comiiiimautés. Kl ce n'est pas toujours k multiplier et k accroître les communautés que tendent les efforts de notre zèle pour le salut des Ames... Par suite, l'esprit de sacrifice est ignoré dans nos familles. Parmi elles, bientôt, il n'y aura personne qui puisse leur faire arriver des idées et des sentiments ( hrélii'Ms, parce qu'aucun de leure membres ne sera consacré au culte <le Dieu, dans le sacerdor*» ou dans la vie religieu.se.
Et qui pourrait dire le nombre d'Ames «pii se perdent au milieu du monde, tel qu il est, et qui ileviendraient saintes à l'abri des occasions ? Soyons prudents, soit : mais non plus f/uàm o/tnrtet. dil saint Paul; il y a une pru- (Irn<p qui est f(»lie auprès de hieu. La prudiMitc chrétienne consiste A risqtier hi^aip uiip et tout, au besoin, pour sauver les Ames, tin a vu des Ames I'i-kIik s par les mauvaises occasions, qui, y ayant été arrachées par une iriissinu ou une retraite, sont entrées aussitnl dans une maison religieuse et y uut vécu saintement. On en trouvera «lans la vie de Hridaiue et de fous les grands uiissinniiiiires des exemples éclatants.
Ou'ou n'oublie point l'enseignement de .saint Thomas. (Voir n* ilM\.) Les ;.'iii.|rs «les cons<'iences doivent jirendre garde de se laisser conduire par les iiiaxinies du monde ou par une lAche crainte de déplaire aux parents, dans les décisions qu'ils ont à donner, et de détourner, par suite, de la Tocation religieuse, quod excusari non potest n perrrttn mnrtnii (1). (Liguori, Projcit, cap. x. n'> 183.)
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408 MOYIÎNS D'ASSLIŒR LKS M.l.i- i.i.> M1>.SI0NS
'M\). ]IIo3'onfi parlioiilierii. — Il osl d'aiilrps inovons rjiu- i dn |ii-.il einpio.vor iivoc frranil IVuil, à la ron<lilion, Ictiilofois, fin'ils soruni nt>n sfuloinenl Hccepl«:s, iiuiis désires par 1»* pasteur. Le inissi(»nnnii'e jk-uI sans doute lui en exposer les aviinlages ; mais il est n«"cessaire ipie le pasteur les fjoùle et se lasse le garant sinfère «le leur emploi dans l'avenir. Sans cela rien ne peut ilurer dans une paroisse.
'MO. f'/i soureiiirile mission, une croix, une statue de la Vierge, etc., ont leur utilité. Nous en parlerons, n" 47(i. V. aussi, 277.
'M[. i'ne ufitrai/ie d'arfions t/e f/rdre, faite à l'église, serait capable de faire beaurouj» de bien. Voii'i quels en seraient les exercices : chapelets, Itrière du soir, «'liants descanliipies de la mission, (jueirpies niots du jtasteur, ou courte lecture pieuse, récitation des litanies de la Sainte Vierge et des invocations à saint Josenb, aux saints anges gardiens, aux saints patrons, l^e missionnaire annoncerait celle neuvaine, y inviterait les (idèles, et exhorterait ceux «lui ne p«iurraient venir à l'église à réciter la prière en famille, ou on particulier, dans le but de «leman«ler la persévérance. Après une neuvaine de jours, commencerait une neuvaine de semaines, et les mêmes prières seraient récitées, après la messe de la paroisse, neuf diinan«hes consé«-utifs.
Hicn n'empêcherait ensuite une neuvaine de mois, «pii se ferait le premier ilimanche de chajpie mois, après la messe. (\'oir n" 477, 270.) i.,e Manuel (hi missionnaire, du H. 1*. Nampon, conseille, «lans le même but, une r/uaranfaine de jirières récitées en famille. Le dimant;he qui suit la lin de ces prières, cummunitui et bénédiction du Saint.- Sacrement, après une allocution du |»asleur sur la lutte contre la tentation, les movens à jtrendre pour se relevei', la prière, la fréquentation «les sacrements.
^22. Une bibliothèque paroissiale ferait aussi le bien, à la condition de ne contenir que dos livi-es ii-réprochabes, et surtout des Vies de saints, des ouvrages spéciaux pour les diverses catégories «le personnes, «pielques revues pieuses, l^es bons r«)mans ne tardent pas de donner envie «le lire les mauvais. Tout en persuadant <i «eux qui rc«;oivenl des journaux sus[»ecls, de les remplacer par «le bons joiu'naux, il faut exhorter en public et en particulier les lidèlcs à lire |)liil«H «les ouvrages sérieux que des nouvelles périodi«pies qui piquent une vaine ciu'iosilé. Ce besoin «le «-onnaitre des ch«jses nouvelles ris«pie ensuite «lèse satisfaTre en lisant tout ce «pii se présente, et fait perdre le goiît des lectures vraiment utiles. Patres familids induce, disait saint Charles Horromée, lit pios ac probatos lihros domi suœ habeant , in quorum lectione versentur, seseque ac famitiam instituant ad sancte af/endum. (;e«ju"on dépense tous les jours pour im journal dans les familles sullirail à leur procurer une semblable bibli«)lhè«pie.
'M'.i. Les missions et les retraites paroissiales dans l'intervalle des missions, sont assurément le moven le plus efficace de maintenir les Ames dans la vie de foi et «le ramener les en<hircis. Saint Liguori voulait «pi'im des missionnaires revint, dans le «-ours de Tannée suivante, «humer une retraite dans la par«)issc où il avait «lonné ime mission [U'écédemment. l'as «le meilleiu' conseil à «lonner, si on en ti'ouve r«jccasion favorable, «pie celui de londer dans la paroisse une missi«in t«>us les dix ans «)u t«)us les cin«j ans, ou même, s'il était f(«;ssibh', tous les trois ans, avec retraite «lans lintervalle, comme le voulait saint Liguori. In capital «le mille francs sulfil abon<lamment [»«>iir faire donner une mission tous les dix ans, «leux mille francs, j)«)m' une mission tous les cinq ans. Plusieurs personnes peuvent s'unir pour cette sainte fpuvre. Le curé d'Ars consatM'ail toutes les aum«>nes des Udèles à fonder des missions.
32i. Les conf/réf/ations et confréries, sous la direction d'un pasteur qui s'en occupe avec zèle, sont un fover de vie chrétienne et de piété. Le règlement est un lien qui retient les Ames faibles et tentées de s'égarer dans les occasions mauvaises. I.,a crainte d'être exclues d'une association honorable et qui leur fournit de précieux avantages «lurant la vie et A la mort les arrête ellicai-ement; les réunions, la fréquentation des sacrements à certaines ép«»(pies réglées, est un frein plus .salutaire encore à la faiblesse humaine. Ceux«iui veident traverser des «léserts rem|)lisde périlsse réunissent en caj-avanes jtour v«tvager en sûreté; et de pieuses ass«>ciations sont un
\to\i:N< d'assurer les I^RUITS DlîS MISSIONS 1(»9
'■ • 'lii-aro il«' li'uverser le désert de la vie sans risquer de s'y penlre.
lit Ligtiori esliinait-il qu'elles étaient le moyeu de persévérance le
Il ini|iorle donc quf le missionnaire, lA où elles exisloni, les encourage et lis iiiiiiiK- à la tidéiUé au règlement; et, si le pasloiu* le désire, il fera tous ~; pour autîmentor le nombre de leurs membres, et pour créer ces ■ ns, si elles n'existent pas. Le moment le plus favorable pour accntitie ou établir les congrégations de t'emmes , c'est le moment qui suit la communion générale (Voir n"" 4i!K 450.) Il en est de même pour les jeunes personnes. Toutefois, si la communion générale des unes et des autres avait lieu le même jour, on enrôlerait les femmes le malin, et les jeunes personnes le soir après les vêpres. Pour les unes et les autres, on fait une courte exliortation qui leur fasse sentir les avantages de ces associations, et on les invite à donner leurs noms immédiatement à M. le (jiré à la sacristie.
Les nu.ssionnaires peuvent s'aider à inscrire les noms, afin de gagner du temps; et aussitôt après, ou même «lans une deuxième réunion de la congrégation, dans le cours de la mission, M. le Curé, si ce n'est pas fait déjA, fait nommer au scrutin secret, ou au vote |iar as.sis et levé, la présidente, deux assistantes et quatre conseillères dans divers hameaux. On rappelle les points du règlement qu'on a eu soin d'avance de faire approuver par rUrdinaire. On peut même lixer le jour de la prochaine communion et de la prochaine réimion, de telle .sorte ipie la congrégation fonctionne aussitôt après la mission. Des hésitations poiuwaient tout compromettre. M. le (im-é déclare congréganisles les dignitaires et <pieli[ues personnes sûres, de l'avis du conseil, cl les autres, ajjprobauistes, et promet une réception otticielle, plus tard, si les approbanistes persévèrent dans le bien.
On pourrait aussi , pour former une congrégation , enrôler les jeunes lilles aussitôt après la première communion. On les admcllrail d abord l'onmie poslidantes ; puis comme approbanistes, en ayant soin de les faire confesser souvent el régtdièrement; et après (pielques années de vie régulière, on les recevrait comme congréganisles. .\u bout de (juclques années, le zèle du pasteur serait couronné par une congrégation florissante. Mais qu'on n'oublie pas qu'il est fort dillicile à une jeune tille, qui vit au milieu du monde, de ganler la grAce «le Dieu et de se garantir des affections dangereuses, si elle ne se ccmfessc que tous les mois. Voici les principaux points d'un règlement de confrérie pour les mères chrétiennes :
3iri. {•> Kviter les occasions mauvaises et tout ce qui povirrait compi^niftiic sa réputation, et en préserver avec soin ses enfants; 2'> communier au miiiiis tous les deux mois; 'A» assister aux réunions de la confrérie tous les mois; 4«> réc.iler le rosaire chaque semaine, ou le chapelet à trois jours différents de la semaine.
RAglement poar les jeunes perNonneM.
^H\. {" Fuite des danses, des cabarets, des fréquentations dangereuses; 2,1 |.,.,i..;..,. i,,.m \p^ niois ; 3"' communier au moins tous les mois. < • uts peuvent frMirnir la matière d'une ou de plusieurs instnic-
tiull.- .. rlirs:! r.iiii' (lirivlcs i-iMinii mv; ili> ii m rri'iii'<.
Telles - ions. Si laparois.se
étail peu I lu Uusaire pourrait
suffire pour les lemmes el les jeunes perscmnes. .Mais qu'on ne l'oublie pas, si l'on ne veille fias à l'observation exacte du règlement aussitôt après la mission. ' ^ sont vite tombées, et rlifticilcB A relever par la suite.
:<27. ( II' ion d'Iioniiiics et de jeunes gens, non sous le litre de con-
!i . I il- de l'cuiU'iits, s'ils le i mais nous le lunu de se ~^ linl-
-I -'idi, <le Saint-Louis do ' . de conférence de Sun. do
l'.iul, de <."oMiilé ratlioliquc, ik- clmiir de chantres, etc., serait i.i|i.il>lo de rallachcr au pasicur et à la rclii(i<)ii ce ipi'il y a ile plus chrétien dans la paroisse. Il est facih>, A la suite d'une mission, en s'y prenant di ' ne, de réorganiser un clnrur de «liant, eu attirant pour les can' s lo
1 10 HETUAtTE^
sfincliiairo. un «•«M-laiii noiubro d'hommes el flejouncs gens de bonne volonté. (Jiiiui*! ils sont saisi par la grAt-e de la mission, on leur donne A ehanm une plarc lix»^ dans le clioMir, en insistant sur l'assistame aux ((flioes el A quelques exercices de chant, le dimanche A la cure. On reeommanrle de chanter im des eanliques delà mission avec refrain, le dimanche, au commencement de la messe.
I,A où l'action sur les hommes et les jeunes gens est impossible, un prêtre zélé pourra avoir rpielque influence sur les enfants, (pii n'ont pas fait, ou qui viennent de faire lem- première comnumion. (-'e n'est que par la fréquentation des .sacrements qu'on s'attache ces jeunes cœurs d'une manière sérieuse. Kn dehors de là, on n'a la jeunesse que lorsqu'il s'agit de lui paver A boire. Qu'on lise le Manufl (les (fiirres (If jeunesse, par l'abbé Timon-David, de Marseille. Si .Monsieur le duré tient à créer des l'ongrégations, ou des sociétés de ce genre dans sa panùsse, sttit poiu'les hommes, soit pour les femmes, les missionnaires auront soin de pré|)arer cette u'uvre au confessionnal el de s'assurer |)ar là du succès de l'apjtel (pii sera fait en public.
;{iS. L'étahlissement (l'une messe spéciale jMJur les hommes seuls, \e dimanche, avec une instruction de dix minutes, peut amener les plus heureux résidtats dans certaines paroisses importantes, ouïes hommes n'ont point de
fdace à l'église. On évilerait itien entendu à cette messe de leur ruire nnver es chaises.
DEUXIÈME SECTION