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DÉDICACE DES EGLISES

i tourterelle son nid, mon dîne a rds autels, ô Seigneur, mon roi et mon iHeu ! L'oiseau aime à venir là où il est éclos ; quel est Thomme qui n'aime pas à revoir la maison où il est né, où il a entendu les premières paroles de sa mère, le foyer où il s'est assis, la table où il a pris ses repas ? L'église est tout cela pour le rhrction. Les Israélites en captivité fléchissaient les genoux trois fois par jour du côté du temple : nous ne nous tournerions jamais avec amour vers le clocher? A dautros les théâtres, à moi l'église. M. ne je ferai souvent ma visite au Saint Sacrement. (Voir la note (3) (j)

I no HU5).

3) La ferveur à y prier. Quiconque m'offrira sa prière dans ce lieu, je l'e-raucerai. dit le Seigneur à Salomon. Profitons donc du temps que nous sommes à l'église. C'est le plus précieux de notre vie, malheur à qui Iç perd ! Nous avons tous des grâces à obtenir pour noiis: grâces temporelles, ÇrAi^s spirituelles, et pour les autres aussi : vivants ou morts. A cause de l'étendue de votre miséricorde j'entrerai dans votre mai.ton, ô mon /Heu, je vous adorerai avec crainte! Ces paroles de David résument tous nos sentiments et nos résolutions. Crainte salutaire, confiance et amour pour nos éclises.

•M73. Antre plan sur le nièni<^ ftnjet. — Quam dilecta taberna-

lia tua. Domine rirtutum. L'église nous est chère, ô Dieu des vertus, parce que c'est là que vous ornez nos Ames des vertus les plus précieuses. En effet votre saint temple est :

L L'école de la foi. c'est là, en effet, que l'enfant reçoit par le baptême la disposition h la foi, qu'on appelle foi infuse ; c'est de la chaire de vérité, que la lumière divine éclaire son intelligence qui commence à se développer, et la fortifie contre les erreurs et le mensonge.

H. L'appui de notre espérance. En effet, deux choses ravissent à l'homme

'le vertu : le pérhé et le malheur; et c'est dans l'église qu'il trouve un remède \o au péché. Que de larmes de désespoir se sont converties en larmes de bonheur, que de blessures ont été fermées au tribunal de la réconciliation ! 2" au malheur. Hornons-nous A dire de la seule perte des parents, qui est la plus sensible, ce qu'on pourrait appliquer à plus forte raison à toutes les

an ■' Mid les consolations du monde nous étourdissent au lieu de nous

pi. ise seide peut mêler l'espérance à nos larmes. Scio quod Ite-

dej,,,,,-,, .,,>us virit et in carne mea videbo Deum meum. lieati mortui (/ui in Domino morinntur.

IlL Le sanctuaire de la charité. !•» De Dieu pour les hommes. L'Kmh;i ristie est le chof-d'o-uvrc des merveilles ipie Dieu a opérées en notre 1' Mmior'uim fri it . fil rV'sl là qu'il nous accueille et nous adopte à I > i de la \ ' entre ses bras, quand, pauvres [)ro(liguos. nous

l'avons • là qu'il bénit nos alliances, nos entreprises ; c'est

là encore qu il nous recevra à l'heure <ie la mort et qu il donnera à nos cendres sa dernière bénédiction. 2* Des hommes jtour Dieu. N'est-ce pas à l'église, en un jour de première comunmion surtout, que nous avons é|intuvé les «iouceurs de l'amour divin 1 Donc aimons l'église, venons-y souvent, etc.

2i74. Aiilreplan Domum tuam. Domine, decet snnctitudn. Les rois ont des palais ou lis habitent, ils n'ont point de temples. Dieu en a : c'est son droit; cl il en a partout; car partout ses créatures doivent l'adorer; or, Templum Dei sunrtum est : t/uod esfis vos.

■lun Dei sanrtum est. Le Temple, c'est la maison du Seigneur ; ir c'est la pureté, la sainteté. Il ne peut voir le mal. ni habiter in DU II > ;t souillure.

Aussi : {" Le ciel est saint. Aihil int/uinatum in eam incurrit (Sap. vu,

J5). //»■ qui ,;■•••'• ■'■'• -"•■ ;i" '■•'^ 1...1.;. ....s-

20 La tcri' loue ; et s'il s'y cci

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sur nos autels au Saint SacrtHce ; i ce sang se mêlent Ict larmes de» dus i>our purifier la terre.

:t> LICgIise catholique est le temple de Dico, et .elle est winte dans sa

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doctrine, dans sa morale, dans ses sacrements qui lavent les consciences, sainte dans ses membres qui sont au Ciel et dans un grand nombre de ceux qui sont sur la Icrro : les bons prêtres, les religieux, les vierges, toutes les Ames forvonlos.

40 Nos églises sont saintes. Klles ont été bénites ou consacrées par les rières do IKglisc qui en ont banni le démon. Une profanation commise dans 0 Saint Lieu tient de lu nature d'un sacrilège. La sainteté du Dieu qui y réside nous commande le respect et la sainteté.

217'». 11. Quod estis vos. Vos estis templum f)ei vivi, et Spiritus Dei habitat in vobis. Vous êtes les membres de Jésus-Christ, lavés par le baptême, consacrés par la Confirmation, Jésus-Christ a résidé en vous, non seulement par sa grAce, mais réellement par la communion. Votre Ame, c'est une église, un tabernacle, un ciboire, c est le ciel : cœlum est anima justi. Donc templum Dei sanctnm est. Notre corps doit être saint, notre esprit, notre cœur doivent être purs. Donc : 1» Bannissons-en le péché mortel qui les profanerait et chasserait Dieu de la demeure où il se plaît à habiter. 2o Nolite contristare Spiritiim. Donc pas de fautes légères délibérées. 30 Dans un temple il faut garder le silence. Soyons recueillis au-dedans de nous afin d'entendre la voix de la grAce. i" Dans un temple il faut prier, retirons-nous dans le sancttiaire de notre cœur et clauso ostio ora Patrem tuum in abscondito.

Consultons le Saint-Esprit qui habite en nous. Que dirait-on du fils d'un avocat célèbre qui habile avec son père, s'il entreprenait des procès sans le consulter? du fils d'un médecin distingué qui irait chez un pharmacien faire provision de remèdes pour se guérir sans l'avis de son père ?

0 Dieu, qui partout recevez des hommages de vos créatures, au ciel, sur la terre, recevez ceux que je ne cesserai de vous offrir dans mon cœur. VeH adoratores adorabunt Patrem in spiritu et veritate ; nam pater taies quœrit qui adorent eum. Je vous honorerai par la pureté de mon âme,

3ue je respecterai comme un sanctuaire, et de là je ferai monter vers vous, ans le silence, l'encens de la prière et de l'amour.

Antre plan. Voir aux Dominicales : n^ 1852, le plan de saint Léonard sur les Irrévérences datis le Saint Lieu.

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