XXII.— Dédicace des églises
Î17!. Templum Det sanrtum : Le temple de Dieu est saint. Dans là solennité de la P ! (^mandons-nous : (2)
1. Q l'e^t-r- -/ -• où nous nous réunissons pour prier? C'est
io la )!■ . Uieu étant partout, tout l'univers est un temple où
la cré.i .'e peut l'adorer. Le ciel est son temple, la terre l'est
éKalemenL. luuiei'jis, il est certains lieux où il se plaît à se manifester plus clairement à Ihomiue et à recevoir de lui des hommages. Le patriarche Ja. ' ■ ' ■■ ■' 1. le Seigneur lui apparut en songe et lui promit la
h- i-ace. Kt Jacob se réveillant s't'cria : Vraiment le
H- i uiins II lu'H. Que ce lieu est terrible, c'est la mai.ton de Dieu
et du ciel J (<iE>., xwm, Ki). O'iand Dieu eut relire son peuple de
la w. . ...1,. il se fit baiir un tabernacle où il résidait, et Moïse dit:
Il n'es' nation, si grande soit-elle, tiui ait des dieux qui s'appro-
,l...n! m,. ii,,tr.% (ll.>i| qjij est tMMi.niri. .. veC UOUS.
^é un teni lide, une des merveilles du
:r icfiiiilii ison, et tout le peuple se
pi ., vu. 1). Pourtant Hélhel,
|( • des figures de nus églises
(Il irist le Kils de Dieu réside vraiuient, comme dans le ciel à la
«J! '-n Père, en corps et en àme et en divinité. Il est là comme à
Rethleeui, comme à Nazarellt, comme au Calvaire. L'église est donc la maison de Dieu (3).
2» C'est aussi le trône de la qrdre ft de lu ■> 'i'"» aue
ilomon eut c«'>lébré la dédicact» du temple de J i>"ur lui
(1) C« 8oj«t p«nl éire traité le jour et la fét« de la dédicace, ou le joor de la b*né-
diction d'une ''- -: '•••■■> i-— i-
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•iasme du {>• , ! 'P*
lanle ans de ca(>livi(é. C'éUi«Dl <it» Utokh de juie, de* irAospurU d allégre*M, dea byn>n«* Mcréf«, une piéié ardente.
' Clovi«, prêta recevoir le baptême, entra dans la rv nt
e:, .i; parfums et éclairée de mille cierge», à la vue des et: 'ii-
d.int ii><i cnanta des psaumes, il demanda à saint Rémi qui le conduisiu pir la nmu, si c'était là le royaume de Oieu dont il loi avait parlé. L'évéque lui répondit que e'M était seulement la perle.
1o28 niTi'.s m: nouik-skiunki h
nppanil el lui dil ; Jlen yeux seront fixés et mes oreilles seront ouvertes sur celui t/ui me priera dans ce lieu. Si j'envoie la sécheresse, les sauterelles, la peste, et (/ue mon peuple se convertissant me prie, du ciel je l'exaucerai (Il I'ahai.., vu, l:{, 14). Ce que Diou prouiiL d'accorder à son peuple «jui rinvofjuait dans son temple, n est {\n(i l'ouiUro des hienfails que nous rc( ovons dans nos églises. Le bafitôrne. la parole de Dieu, la confession, la connuunion, la messe, quelles grAces ! O'ie de lumières, que de consolations nous avons emportées du saint Heu ! Dès lors, il est facile de comprendre
2172. II. Quels sont nos devoirs envers l'éf/lise. I« Puis<jue c'est la maison de Dieu, nous lui ilevons le respect. Le Seigneur avait dit dans l'ancienne Loi: Tremble: en approchant de tnon sanctuaire. On sait le châtiment d'Osa et des Bellisamites ; ils furent frappés de mort, le premier pour avoir [)orté la maia sur l'arche sainte, les seconds pour l'avoir regardée d'une manière indiscrète. Notre-Seigneur s'arma du fouet pour chasser les vendeurs du temple. S'il en était ainsi de l'ancien temple, quelle ne doit pas être notre vénération pour nos églises, où saint Jean Chrysostome voyait les anges prosternés? On sait (jue certaines fautes commises dans l'église seraient des sacrilèges.
1) Donc vénération extérieure. Les musulmans n'entrent dans leurs mosquées qu'en se prosternant ; les femmes n'y vont que voilées, l/empereur Théodose le Jeune déclare lui-même qu'en entrant dans l'église les monar- (pies déposaient leurs armes et leur iMadème. Saint Ambroise parle d'im page d'Alexandre le (irand^ qui, dans le temple des faux dieux, tenant une torche, la laissa lui brûler la main plutôt que de troubler les cérémonies païennes. Donc respect dans la tenue, silence, modestie des yeux (1).
2) Respect intérieur, adoration, humilité, contrition, à l'exemple du publicain. Tertullien rapporte que les premiers chrétiens se tenaient dans l'église comme les anges au ciel. Si l'un s'oubliait A dire une parole, l'autre se tournait vers lui en mettant le doigt sur ses lèvres, et disait à voix basse : Dominas videt, Dominus reddit : Le Seigneur voit.
2» Puisfjue c'est le trône de la grAcc, nous lui devons l'amour, qui comprend : \) le cèle à iembellir. JTai été dévoré du zèle de votre maison, disait David. Pendant cpie le riche habile dans une maison somptueuse, voudraitii jue celle de son Dieu fut délabrée ? Heureux ceux qui mettent leur soin à paiei- les autels ! Dieu leur prépare une belle place dans le ciel (2).
2) L'empressement à y venir. Les palais des rois sont remplis de courtisans ; les grands du monde reçoivent de nombreuses visites ; les amis voient venir à eux leurs amis ; votre maison seule restera-t-elle déserte, ô Roi des rois, 6 le plus lidèle et le plus généreux des amis? Le passereau a son toit,
(W Un jour, le prince de Conti vint à l'office de Saint-Sulpice. L'afRoence des fidèles avait ernpécbé de le recevoir avec la dislinclion due à son rang. Il se iroava par hasard à cdié d'un séminariste. Profilant de cette rencontre, il fit au jeune léviie cette question : « Monsieur l'abbé, faites-moi le plaisir de me dire ce que l'on vous apprend au Séminaire. » Le séminariste ne répondit rien. Croyant n'avoir pas été entendu, le prince réitéra sa demande. Mais elle n'eut pas un meilleur succès. Il insista une troisième fois. « Monseigneur, répondit le séminariste, on nous apprend à garder le silence à l'église. — Je vous suis très reconnaiisant de cet avis, monsieur l'abbé, reprit son noble interlocutear. el je i&<:herai de le mettre désormais en pratique. •
{% (aj Au xu« siècle s'établit la confrérie des constructeurs d'églises. Ceox qui en faisaient partie (et parmi eux il y avait des nobles et des hommes de toutes les conditions), quittaient tout pour se livrer en silence aux p'us rudes travaux de construction, lis s'attelaient eux-mêmes aux chars qui transportaient les malériuux, ils ne rompaient le silence que pour confesser publiquement leurs péchés et chanter des cantiques. C'est ainsi que furent bâties les églises de Chartres et la plupart de celles de Normandie.
(d) Un vieillard chinois vint un jour trouver un missionnaire et le pria de faire bâtir une église dans son village. Le Père lui dit qu'il n'avait pas les fonds nécessaires. « Je vous aiderai, dit le vieillard. — Mais il faudrait au moins deux mille écus, reprit le prêtre qui, le voyant mis très pauvrement, comptait peu sur sa générosité. — Je les ai à votre disposition. — Comment cela? — Je pense au besoin que nous avons d'église depuis quarante ans, et depuis lors, me retranchant tout ce qui n'était pas récessaire pour la nourriture et le vêtement, j'ai mis de côté cette somme, t