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LE CULTE DE MARIE

Xn$?i. dès qae toale idolAlrie abattue et balayée, la Vierge put, sans iojarieuse assivec J'iœagiaaires el peu cbaÂ(es déesses, faire dans l'Eglise sa radieuse ma- , nous la voyons exercer soudain et de toutes parts l'attraction la plus irré»

J.1S: ! Il C.

Le cours des 5it^cie«, loin d'affaiblir ces sentiments ne fil qu'en fortifier l'essor. Reine incontestée des cœur», la Vierge vit tomber i ses pieds tous les sexes, toutes les conditions, tous les &ges ; esprits ingénus, penseurs profonds, génies sublimes, tous heureux de se ranper ^nus ?on étendard.

Si : , ce fut assez de lui offrir en tête à tête, d'humbles priè-

res, e qui se scn'it un souffle d'inspiration, tout ce qui sat

tenir .... .....^ ,;.r, u.. (^...ucau, voulut la chanter, célébrer ses louanges, faire reTi-

vre sa beauté. Quels flots de poésie ont été partout, sans discontinuer, répandus en son honneur!

Partout la dévotion a voulu retrouver son image, non seulement dans le lieu saint, en face de celle riu Chri.<!t, mais dans les champs, sur les chemins, sur les hauts lieux, pour l'apercevoir de i ' ms les sites solitaires el recueillis, pour s'y trouver auprès

d'elle, plus lib>' panchements. Les fêtes joyeuses n'ont cessé de se multiplier

pour sa glonfiv:^ . : iencens qui ne s'adresse qu'à Dieu, fleurs, arômes, parfums,

trésors de la nature et de l'art, tout lui a é'.é offert avec une inépuisab'e largesse.

i\n II est dans l'année on mois magrnifîqne entre tons, où tout sourit, où tout chante dans la nature ; où la terre entière n'est qu'un immense autel tapissé de verdure, chargé de fleurs et de parfums ; qu'en fera la pié'é chrétienne ? Elle le consacrera à la Reine des cceurs; ce sera le mois de Marie! Pour ies coeurs ouverts à ses attraits, elle n'est ni vide, ni stérile cette puésie qui éclate dans le culte de la M^.re de Dieu, Marie leur verse autant de joie et de b )nhf ur qu'elle en reçoit de louange et de gloire. Nul n'approche avec amour de l'Immaculée sans ressentir les salutaires effets de sa maternelle bonté. Si l'enfant goûte des charmes à s'abriter sous son manteau, le vieillard incline volontiers devant elle la couronne de ses blancs cheveux, et se sent A ses pieds redevenir enfant, quand il lui donne le nom de Mère. Si la vierge craintive l'invoque comme la sauvegarde de sa veriu, le héros chrétien n'hésite pas a loi demander protection pour sa valeur, fier et heureux de loi offrir plus tard l'hommage de ses trophées. Les grâces personnelles découlant delà dévotion à Marie n'admettent pas d'exclusions; l'homme y prend sa part aussi bien que la femme. Mais au point de vue collectif et général, la femme y recueille des avantages précieux qui embrassent tout le sexe et n'appartiennent qu'à lui.

Quel fut l'état d'oppression et d'avilissement de la femme avant Jésus-Cbrist sons le desDo! ?ine brutal du sexe fort, quel il continue d'être encore che» les peuples que n'a pas l'esprit chréiien, qui ne le sait et qu'est-il besoin de le décrire T Sous le règne ne telle dégradation, de pareils outrages à la faiblesse du sexe gracieux cessent 'bles.

il ,iar Dieu même avec tant de ménagements et d'égards, conviée i coopé-

rer a ; ,^Mvre de l'Incarnation du Verbe, et, avec le Verbe fait chair, à

iti moDiie, la femme peut-e'le «ubir encore de la part du : laoïes ignominies 'J Par Marie, la femme a couronné la Créaaai À îou faiic un Dieu. Ce même Dieu, elle le donne au monde pour sa réiiêlanl ses larmes au sang divin et partageant avec le Sauveur tes honneurs

(I -^ en Adam fournit seul, il est vrai, sous la main de Dieu, la

i ia femme en Marie prend dans l'Incarnation sa sublime revan-

ve, elle donne, seule à s»n tour, la substance du nouvel Adam, et le

!>l09 qu'on h'-nnme. c'e*t rH"mme Dieu ' r,t.nnment l'homme pri^iendrait-

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V de la pan de Dieu devaient modiiier du tout au tout les traitements de

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• Sinon, pour en relever i ' pour en . - les

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Hendue à la i. son Ame, elle révélera des énert^ies '

morales qu'oa n<- , ire à trouver dans an sexe plongé ^ii i

dans l'impuissance el 1 aviii&semenl.

Fille, elle a grandi sous le regard charmé des auteurs de ses joori, eomae une plant*

bénie da ciel, dont nul «ouffle n'a lerni la fleur, et qui embaome do parfum de sa pureté l'enceinie du foyer domestique ; et mainienanl, ?nr i'aulel où se consacre l'union qui doit changer son nom comme sa deslin<'e, elle porte dans un cœur plein d'innocence les gages du plus heureux avenir, si toutefois le culte jaloux de la pudicilé ne l'a point déterminée à chercher plus haut que la terre le mattre de ses amours, préludant ici-bas à la vie des anges. Souvent même (phénomène vraiment surhumain !) bouvent même on la verra tremblante devant la moindre menace à sa pudeur, mais héroïque devant la mort, réunir dans la même main, avec le lis de la Virginité, la ni>ble palme du martyre, iiponse et mère, elle saura puiser dans la profondeur de sa foi tout ce que peut exiger de patiente douceur, de courageuse abnégation, d'afTeclueuT dévouement, le bonheur de celui dont elle a consenti à partager le sort, tout re que peuvent réclamer de laborieuse et délicate culture les tendres rejetons que la bénédiction du ciel fait grandir autour d'elle, et qu'elle lient à cœur de présenter avec confiance aux regards de Dieu, avec un saint orgueil à l'estime des hommes.

2179. Il lui arrivera peut-être de voir ces beaux rejetons fauchés dans leur fleur autour de la souche; alors, et dans une épreuve si cruelle, qui soutiendra son cœur brisé? Le Calvaire apparaît à ses yeux avec ses infinies désolations. C'est un divin Fils, Celui qui meurt, criblé de blessures, labouré de plaies sur celte croix; et sa Mère, celle qui debout devant lui, suit en silence son agonie. Quel courage I Quelle résignation I Quel modèle I Qu'elle est majestueuàe et magnanime la Vierge du Golgotha I Comme elle porte sans faiblesse le poids de son immense douleur l Ses larmes, chacun a pu les voir couler, mais sa plainte qui l'a entendue ?... La femme chrétienne par ce relèvement, exerça sur le sexe viril une féconde et moralisatrice influence- la vertu a son aimable ccntagion. Dès qu'elle eut sa place légitime dans les affections et la confiance de l'époux, dès que, sans frayeur, elle put épancher librement autour d'elle tout ce que Dieu a mis dans fon cœur de grâce persuasive, de puissants et pudiques attraits, elle devint l'ange de la famille, l'astre du foyer domestique, au doux et tendre rayonnement. Sans choc et sans combat, elle arrivait, par l'éloquence de ses vertus, à dompter, à assouplir, dans le sexe fort, la rudesse orgueilleuse et brutale dint un despotisme tant de fois séculaire lui avait fait comme une seconde et peu irailable nature.

Mieux éclairé sur l'étendue et les attributions de son pouvoir, l'homme se rangea. Il se souvint que la femme lui fut donnée, non pour esclave, mais pour compagne; que, prise de la région voisine de son cœur, c'est dans ce cœur qu'elle a sa place, qu'elle possède tous droits à son amour et ne saurait porter plus loin le joog de sa tyrannie et la honte de ses mépris. Complément gracieux de son être, chaii de sa chair, ne mérilct-elle pas tout le respect qu'il peut avoir pour lui-même, et, à raison de sa faiblesse, des égards encore plus délicats? L'homme replia donc, pour Ife renfermer dans de justes et sages limites, l'exercice de son autorité, il comprit que, si la force lui avait été «ionnée, c'était pour protéger, non pour asservir, pour sauvegarder la vertu, non pour la corrompre. Le premier, du reste, il fut récompensé de cet heureux changement, et put se convaincre qu'en abolissant des traitements abusifs, il ne faisait vraiment pas un sacrifice; car tout ce qu'il abandonnait en despotisme et en violence, la femme le lui rendait bien en teniiresse pure, en libre mais inébranlable fidélité. Il s'interdisait d'ignobles et grossières jouissances, mais il en trouvait une ample et précieuse compensation dans les douceurs d'une paix sereine, dans les pures joies de la conscience et dans la parfaite union des cœurs.

Le lien conjugal, n'empruntant plus rien à la violence pour la formation de ses nœuds, n'en devint que plus fort en devenant plus doux. Il prenait sa vigueur dans sa souplesse. Vigilante modératrice des sens, la modestie chrétienne, en proscrivant les excès, conjurait les orages, et rendait chère à des cœurs restés toujours dignes l'indissolubilité de leur union. Ainsi se prolongeaient bien avant dans la vie les joies avouables des premiers jours. Les vertueux et chastes amours ne connaissaient pas de vieillesse.

C'est donc sur la base de l'estime et du respect rendus à la femme que l'Evangile est venu rasseoir l'union familiale. C'est parce que l'épouse y a repris sa légitime influence sur le cœur de l'époux, la mère son tendre empire sur le cœur des enfants et sa grande part dans la formation de leur âme, que la famille chrétienne a révélé dès ses premiers pas, cette beauté morale, qu'on peut lui envier, m&is qui ne souffre point de comparaison, et qu'on ne rencontre nulle part en dehors d'elle.

2180. Quand les sentiments qui lui servent de support vinrent à se propager, à se généraliser dans le monde, de manière à pénétrer l'ordre social et à régénérer l'esprit public, alors on v t éclater (miraculeuse floraison 1) cette incomparable civilisation chrétienne, dont le respect pour le sexe fragile fut comme la suprême loi, et qui dut à cette déférence, à ces égards presque religieux, dont elle sut, à tous les âges et dans toutes les conditons, entourer la femm», la douce aisance de ses rapports, la gracieuse aménité de ses mœurs, le caractère généreux el chevaleresque de ses institutions.

2181. Que, dans sa dévotion à Marie, la vierge chrétienne ait puisé l'énergie protectrice de son intégrité, comme ausi^i, l'heure venue, un puissant secours pour l'accomplissement de ses devoirs d'épouse et de mère ; que même souvent, pour plus de sécurité, elle ait voulu mettre entre le monde et sa vertu la grille da cloître, on n'a nulle peine i le concevoir.

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