‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 289 sur 416 · I. — Insmarulée Conct'ption · texte numérisé non relu

I. — Insmarulée Conct'ption

2183. Siynum magtium apparaît in cœlo. Un grand prodige m'est apparu dans le ciel. Marie esl un prodige dans toutes les circonstances de sa vie et (le sa mort. Le premier anneau de celle chaîne non interrompue de merveilles, celui dont tous les autres doivent dépendre, c'est l'Immaculée Conception. Si nous contemplons ce mystère, nous y trouverons : I, un stijet de gloire pour Marie; II, un sujet d'édification pour nous.

2lKi. I. I/Immarulée Conception, sujet de gloire pour Mane. 1* En Quoi consisft' ce pririlèc/e. Nous naissons tous enfants de colère, privés de Pamitié de pieu et sous le joug du démon, par stiile de la désobéissance de notre premier pèrr-. Tous, comme conséepience de la chute d'.\dam, nous portons le joug de la concupiscence et de l'ignorance. Job en gémissait et «lisait : l'ourquoi suis-je oppnsv à vous, o mon Dieu? et il maudissait le jour de sa conception. David disait a\ec larmes: Ma mère tn'a conçu dans le ppchè ; et saint l'aul se plaignait de la loi des membres, qui répugne à la loi de Icsprit ; et il demandait à en être affranchi. Les saints les plus privilégiés qui sont nés avec la gr.'Yce, comme Jérémic et Jean-I5aptisle, ont été con(;us dans le péché. Si nous tournons les yeux sur l'htimanilé. nous n'apercevrons qtie ténèbres et que souillures. Au milieu de tant de ruines ne renconirerons-nous pas une colonne debout? y\b ! consolons-nous!

Dieu a résolu de toute éternité d'envoyer son Fils sur la terre, et il a décrété qu'il naîtrait d'une vierge. Il a donc votilu sanctilier le tabernacle, dans lequel ce Kils divin résiderait. Cette vierge doit être la Heine des anges; il faut donc qu'elle ne leur soil pas inférieure en pureté; elle doit écraser la tète du démon : il faut donc qu'elle n'ait jamais été sous son joug. Elle sera réparatrice de la faute d'IOve : il ne faut donc pas qu'elle lui soit inférieure. Au soleil de nuieté r^ui va se lever, il faut ime aurore digne de lui ; au Père, il faut une fille ; à I Espril-Saint, une épouse sans tache.

Aussi cet Esprit divin, la contemplant à l'avance, s'écrie-t-il : Vous êtes toute belle, ma hien aimée, et aucune tache n'est en imus ! .Sa conception est pure, sainte, immaculée : c'est ce que nous prouvent les divines Ecritures, c'est ce fjue nous transmet le témoignage des Pères et des saints, c'est ce que l'Eglise a célébré par ses létes, c est ce que Pie l\ a défini solennellement comme article de foi le 8 décembre 4854, à la grande joie et aux applaudissements de tous les fidèles de l'univers.

laANSLATION DE LA. MAISON DE LOBETTE 1035

Jo Excellence de *^e privilège. 1) 11 est unique, Marie seule en jouit. â) Il rend M.\rit> - " " ' ".• à niou qui est pur de toute éternité : Marie est pure depuis 1»^ ». .-nt de son existence. Marie, par ce privilège, est

afTi ' ' il. et placi-e, dès son entrée dans la vie,

à 'i lUs ne peuvent prétendre de parvenir à

la lui 1' Il M I tcif. .-•>] \i >i,iin-. vous êtes vraiment le lis entre les épines! Jadiuire vnu.' • . Jat. et votre parfum embaume mon cœur. Je me réjouis de ce [irodi^'c que Pieu a fait pour vous, il m'annonce que vous serez la Mère de hicii oi II iiii.iiuc, et par conséquent il me présage le salut.

2i.S.">. II. /.Kons (le ce mt/stère. 1" L'horreur que nous devons avoir du mal. Dieu, (juand il veut se choisir une mère, ne la préserve pas de la pauvreté, de rhiitiiiliation, de la soiilTrance ni de la mort ; mais il la préserve de toute sniiillmc. Le mal, le péché, voilà ce qu'il a en horreur par-dessus tout. Sont I 0 l.i nos sentiments? Dieu peut-il se tromper? Assurément non, si nous ne pinsmis pas comme lui, c'est nous qui nous trompons. (Voir la note ilu n- :iOi'.i;. Tous les maux du monde, s'il le faut, mais le péché jamais. Potius mort quam fœdari !

2» Estime île la r/rdce. {) Dieu apprécie la grâce au-dessus des richesses, des honneurs, de tout ce que les hommes ambitionnent. Il ne donne pas ces faux biens à s.i Mère ; mais il lui communiiiue sa grAce. Et il trouve cette grâce si le Verbe divin quitte le ciel pour faire du cœur de Marie,

qui en . son sanctuaire. Quelle estime faisons-nous de la grâce ?

C'est par elle que nous sommes enfants de Dieu (1). Quel soin avons-nous de la conserver, quel regret quand nous lavons perdue ; ne serions-nous pas de ceux qui ne i^herchenl que la vanité ?

2) Marie estime la grâce, bien que confirmée dans l'aniilié de Dieu et impc ' ' ' - ' , comme Notre-Seigneur le fut par sa nature, elle ta

ne nfance, dans le temple de Jérusalem, elle la conserve

par i;i M^iiau' t- ci u-s rigucure de la pénitence, elle l'augmente chaque jour

fiar la prière et par des actes de vertu. Brillante comme un astre à son ever. elle va répand.iT:' » ■■• m-s des rayons plus lumineux. Kt nous si fragiles, nous sommes t : nous si gravement coupables, nous avons aversion pour toute p, ........ . . .si pauvres en mérites, nous négli:."'"^ .i .-n

amasser rie nouveaux ; nous ne grandissons pas en vertus, et en i it

nn«i iiiv; n. m*; m, iHioIiiirm nos fautes plutôt que nos mérites. 0 .Ma L-

. i: S vous de vertu en vertu; nous voulons vous res-

sr vous avez estimé, rechercher i-e que vous avez

ICI hiieiié. et par la vous voir au ciel 1

V<jir au.r n«» 'J'J.5:i et suir. les pensées de Bossue f

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