IX. — Poar nn Naint docteur
2320. Qui fecerit et docuer'it, hic mar/nus vocabitur in regno cœlorum. (Mat., v, 19.)
Celui (pii fait est déjà grand ; mais plus grand est celui qui fait et enseigne. Grand dans l'Eglise, grand dans le ciel. Or saint N. comme Noire-Seigneur cœpit facere et docere.
I. ( '.œ pi t facere. do à devenir saint : \) par l'éloignemenl du monde, 2) par la prière, 3) par la pralicpie des vertus; 2» à devenir savant : \) par la méditation des Kcritures, 2) par l'étuile des sciences saintes.
2321. II. et docere; io son enseignement: f/ui ad jusfitiam erudiunt rnultos fulgebunt quasi stellœ in perpétuas œternitates. Mais pour briller ainsi au ciel, il faut commencer sur la terre à être la lumière du monde; i^os estis lux mundi. .\ussi notre saint ne mit pas sous le boisseau la lampe qu'il avait allumée par la méditation et par l'étude ; il en répandit la clarté, i) par ses exemples : on cite quelq\ies traits remarquables de ses vertus, 2) par des prédications qui ont fourni des matériaux à tous les autres prédicateurs ; 3) par des écrits. Srripta marient. Toute la terre se tut pour entendre sa grande voix, et toute la terre parle pour applaudir à ses enseignements.
.Ses écrits sont un arsenal, où nous pouvons [miser des armes pour triom-
Fher de toutes les erreurs et pour défendre la doctrine, lu discipline de Eglise et la piété chrétienne, 2o le succès de ses enseignements, \) de son vivant, 2) de nos jours encore : aussi magnum vocabitur, — grand dans
seDiement poar invoquer Diea; et nos prières presque continuelles sont suivies des exercices d'une sainte pénitence. Du reste, quel tort faisons nous à personne, et quelle ctiarit*'' ni<?me n'exerçons-nous pas envers tous? A quels devoirs manquons-nous? Jugez donc, concluait cet ardent apologiste, jogei par notre vie qui nous sommes, et de ce que nous sommes, jugez quelle doit être cette foi par qui nous le sommes. Telle était la règle qu'il donnait pour bien connaître la religion cliréiienne, et pour en faire voir l'excellence. Mais à s'en tenir maintenant et précisément à cette règle, au lieu que c'était alors la gloire de la religion, n'en serait-ce pas, dans l'état présent du Christianisme, la honie ? ^D'après Bochdai-oue.)
(1) Dans les trois sermons précédents, nous n'avons fait que coordonner et résumer le P. Lejeuoe Mais nous estimons ces sujets fort pratiques de nos jours, où la foi a si grand besoin d'être ranimée dans les àraes.
Aussi ne donnerons-nous que peu de panégyriques d'apôtres, d'évangéliktes et de martyrs en particulier.
PANÉGYRIQUE d'uN SAINT PRETRE 1119
rKi.'li>;'' iiiii est le royaume de Dieu sur la terre, grand dans le ciel, où les 'lit une auréole à part qui les dislingu(? <lcs autres élus. \ - Il oxoruplc, coinineni.ons par faire ; le principe de toutes les œuvres ilureiles ; c'est la toi. Notre-Seigneur nous a donné les docteurs pour luiir on nous, qiiosdam doctores... ut non rircumferamur omni vento liocirinœ. Cette loi a été acceptée parles plus vastes intelligences du monde; il n'y a que ceux dont l'esprit est trop étroit pour la contenir qui la bannissent, et cette foi sans les œuvres est une foi morte. Donc qu'elle nous li^^f faire les œuvres du salut. Kt par là notre vie sera elle-même un enseide l'exemple, qui n"est pas le moins efficace. Nous pouvons la vertu, sinon en chaire, du moins dans des entretiens partit iiUlis, suiuii dans des éc-rils publics, du moins dans des lettres que nous écrivons ; afin que nous approchions d'aussi [très <pie possible de la gloire de saint .\.
"%.. — Poar un Maint prêtre.
23±2. I. Sa préparation au sacerdoce : !•> dans sa première enfance, sa piété ; 2<» dafui sa jeunesse, i) son éloignement du monde, 2) son applicatiiiu à l'élude. li) son amour pour les choses de Dieu, les cérémonies de ÎKgiise.
II. L'exercice de son sacerdoce. 1» envers Dieu, i) sa piété au saint .11! 1.1 ->i «on amour de la prière ; 2" Envers le prochain, 1) zèle fa) dans r tions, (h) au saint tribunal, 2) fruits de son zèle, (aj conversion
d , .. irs, (b) sanclilicalion des justes. L'n ministère si bien préparé et si rempli lui a mérité la gloire des Saints. Hespect du prêtre, obéissance au prêtre, quand il parle du haut de la chaire ou au suint tribunal. Inspirer aux jeimes gens le désir de devenir de saints prêtres, recommander aux parents de ne pas mettre obstacle à ce désir, et à tous de demander à Dieu pour '>n h^giise des prêtres saints.