II- !• l'inspiration divine les saints fondateurs d'ordre
. >.iiiii .\. Filiis Aaron dfdit civitates ad confugiendum
nombre en divers lieux), (j-s monastères sont en elTel des
■ ■■ . .■ .. ..... I, cl pour ceux qui s'y abritent contre les atteintes de l'en-
• uii du saint. II, et pour la société elle-même, tirande vérité que notre siècle li.sMiii ,!.■ , Mfiprendre.
'/e pour ceux qui s'y abritent. C'est dans les déserts des
i\ prciiiiiis siècles de l'Kglise les chrétiens, fin.uit li>s persé-
is cl la mort. Iien-bor un asile. Du reste. > des les
•nt h l'abri nmi nt de la fureur 4es tyrans, n ..re des
londL*. .Sailli .\ntoine, dans une vision, conleuipia le monde
s. I>p[inis lors, il n'a pas changé; et la route qu'y suivent
ceuji qui y boni si toujours bordée de préripires et infestée de bri-
gand««. rVs» In ' l'f» des nionaslêrrs <|ui ; 1» écartent de ceux qui y
er' |>é(hé (dt'reton/}er} ; 2" leur fournissent tous
h ,"'r); 3" consolent de toulen les cléeeptions du
si lUuiiL le l"-!Uli(ur a ceux (|ui ne Irous.i' nui les hommes
i|i lie et sujet de désespoir. .Vussi. que d';'r rvécs. sanetiliecs
d ! On peut ' ' uvents i.i [«oiie du Ciel pour un
gi lit ilonc 1 ~ de leurs frères, ceux (jui ont
'■' iiiri, I l'iiiiiii- siiiiii .\ . , rr ■ ■ ,f.
II. Mais ils sont au.<tsi \ de la société, (]nï doit aux nionas-
res : 1" la civilisation .../... r,,, .^i fiére. Ce sont le» religieux qui ont Ui nos anciennes églises, cullivé les sciences et les arts, conservé les manus-
1120 fftîES DES SAiKtfi
crits de rantiquité qui, sans eux, auraient 8ul»i le naufrage des siècles, (le sont Ips religieux qui ont assaini les marais, défrirhè le sol, élevé des asiles à toutes les infortunes iiuniaines, exercé l'iiposlolat autour d'eux (et on insiste sur l'apostolat particulier de l'ordre dont on loue le fondateur) ; 2'» l'ejcemple de toutes les i^ertus (jui, souvent bannies du inonde, ne trouvent leur refuge (|ue dans les couvents. C'est là que régnent la pureté, la charité, la morlilication, la pauvreté, Tohéissance chrétiennes, dont les mondains ne connaissent souvent que le nom ; 3o des paratonnerres contre les foudres de la Justice divine, ils sont donc à la fois injustes et insen.sés ceux (jui dénigrent les monastères; et ils sont dignes d'être exaltés les saints qui ont ménagé à leurs frères dans la foi et aux sociétés elles-mêmes ces villes de refuge. (Irand saint N., (jui dira les Ames allligées qu'ont consolées vos institutions salutaiies, les âmes tentées qu'elles ont soutenues, les âmes exposées qu'elles ont abritées, les Ames pécheresses (pielles ont sanctiflées? Vos œuvres saintes qui vous ont mérité la couronne, sont continuées ici-bas par une multitude d'enfants dont la phalange glorieuse fera votre couronne dans l'éternité.
Apprenons, mes Frères, à estimer la vie religieuse ; si nous n'avons pas le courage de l'embrasser, du moins respectons celle divine institution. Que les parents soient heureux de donner aux couvents leurs enfants. Ils ne peuvent rien faire de plus utile ni de plus heureux pour eux. Qiie ceux qui sont appelés à la vie religieuse remercient Dieu de celte grande grâce, et qu'ils redoutent de la perdre par des infldélilés ou de coupables délais. Et vous qui, vivant dans le monde, ne pouvez être du monde, si vous voulez être à Jésus-Christ, apprenez à imiter les vertus des religieux, autant du moins que votre position le comporte, alin d'avoir part un jour à leur gloire et îi leur béatitude.