I. — Saint André
i'X.\l. i,ii;iii II- irrn- île saint l'ierre. et il fui a|iiM'if même avîun mi a livre .Notrc-Si-igneur. .\près la dispersion des Apôtres, il évangélisa siicces-
>i ' '■ ^ '''o d'I'.urope, l'Kpire. la Thrace. où il fit des ctuiversions
il til ensuite pour Palras dans r.Xchaïe, où il ctuitiuua
, .. licalions, et où il subit le marlvre. Pour faire connaître ■ pnqtrede i*e saint .\pAtre, disons:
/// /-' tli.<' 'inli- de la croi.i:. Le premier choisi entre les Apôtres, il l'esprit de son Maître. Il lui a enten<lu dire qu'il >' lavé dans son sang, que si quoltpi'un veut venir après lui, il laul rpi il porte sa croix, et qu'il le suive; et dès lors, .\ndré a la noble ambition de la croix. Dès que le proconsid l'a condamné au même suppli«:o que son Maître, du plus hdn qu'il apen.oil cet instrument de son martyre, au lieu de reculer d'elTroi. André s'écrie; (tbona cruj\ diu deside- •itii, sollicite umafa, sine inlermissione ipursita, nunc ronrupiscenti rimo jtrfpparata. serurus ad te renio : on voit jmr I& qur le désir de '<v [tour NoIre-Si'igneurconsiunHit sa vie. Où en sommes nous, chrétiens, iiqxul à let amour de la croix, (pii est le propre de noire religion sainle ? Ne sommes-nous pas de ces hommes (pii n'ambitionnent que les plaisirs, qui s'aiment eur-mi'mes, qui sont cupide» de voluptés 7 comme
André fut te prédicateur de In croi.r. La bouche parle de
( ,1..: ...: ' -fjonne vivement la souffrance, laisse
I eut une belle occasion. I.c pcii|ile ....- Apôtre ; et il y eût f "--■ -; André n de ne pas lui ravir ' i' qu'il
il . . . :U il |irè<-her plus él.iniM niinnc
il. «lonc de l'instrument de s i-
!■ , s de joie. On l'y attache et, ^ , l'I
t la terre pendant deux jours entiers, il prêche Jésus-Christ cruciiie a loua
1 1 ; ' i-KTKS 1»KS SAINTS
CPUX ijin sp |iirssciii .iiitoiii' (le lui. Tous i'éroillenl ion .Kinnr.iirMii, cl ne se
retirent pas sans verser dos larnies, et sans confesser que Ji''sus-(;lirisl est le vrai nieii, de telle sorte ijuil resta à peine mielques païens A Pat ras apr^s la pn'Mlication rie saint André ; et l'éj^lisè d'Aeliaïe devint une des plus florissantes (1). Si nous savions au moins par nos d'uvres prêcher h nos frères raliiii'iîalion chrétienne, dont on aura Itienlot plus l'idée, parce qu'on n'en aura plus l'exemple sous les veux, quel bien s'opérerait dans les familles et dans les jiaroisses ! Sempcr mortificutionem Jesu in corpore vestro circinnferenfes, iif cf vifa Jesu manifestefur.
^iSM. III. Sain! André fut le înartt/r de la croijc. Comme pour Notre- Sei^'neur, comme pour Pierre, la croix fut pour André, son frère, l'autel sur letjiiel il s'otTrilà Dieu. Le saint Apôtre avait dit au proconsul Kcée qui le sonnnait de sacrilier aux idoles : J immole chaque jour sur raulel l'.Vgneau immaculé ; il n'avait plus qu'à s'immoler lui-même, atin d'être comme Noire-Seigneur, prêtre et victime. Notre-Seigneur n'avait demeuré sur la croix que trois heures ; saint .\ndré v demeura suspendu deux jours, après lesquels il rendit le dernier soupir, nous laissant de grands exemples et de grands enseignements. Grand Saint, obtenez-nous l'amour des croix. Noire vie en est semée, et nous ne savons pas en profiter pour notre salul. .\u lieu de les euibrasser comme vous avec joie, nous les redoutons, nous ne nous en chargeons qu'en murmurant, nous ne les portons qu'i\ contre-cœur, en sorte (|uo ce ipii, dans les desseins de Dieu, devrait êlre pour nous un instrument de salut et un principe de gloire, peut devenir par notre faute une occasion d'olTenser Dieu el de nous perdre. .\h ! mes Frères, qu'ils sont à jdaindre ceux qui vivant au temps de saint .\ndré. ont aimé le plaisir el non les croix ! <pii ne préférerait avoir partagé le supplice de l'.Vpôlre, plutôt que les satisfactions misérables des païens de son temps? Dans un siècle d'ici, que seront devenues pour nous les satisfactions des sens auxfjuelles nous sommes attacliés? Si nous savions nous les retrancher par amour de Dieu, nous mériterions les délices du ciel. Ne soyons pas les ennemis de nouQmêmes, et comprenons enfin que : si guis vult post me venire abneget semetijisum. Obsecro vos per misericordiarn Dei ut exhibeatis corda t^estra hostiam vivenfem, sanctam, Deo placentem, d'abord par la pénitence cl parla chasteté, el s'il le faut, un jour, par le martyre.