XVII. - Nul m .MU-liel
,.../,,,.,. inat/nii/n in cielo, Mic/tael et anyeli ejus pro'- ■'•... \u, 7.)
.;vers combats célèbres, en particulier de celui
.e cours du soleil ; mais il n'en est point de plus remar-
a eu li.Mi diiis le <\r\ même, au commencement des
et triompha de lui. Dans l'im-
li »ture, l'excellence de ce conuué-
l's ailmirables. Pondant (jue Lueifer
I «e tourne vers l>ieii dos sa eréalion,
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Lucifer, il est le premier de« êtres intelligents à rendre à Dieu la gluire qui
lui revient de ses œiiTres. Et Dieu ne peut pas désormais fairr à ses orcaluros le reproclie (ju'clle l'ont toutes outragé avant do l'avoir adoré et aimé. — I, 'homme nait, hélas! dans l'opiiosition à Dieu, et dans la disgrâce de Dieu ; re n'est pas par sa faute, mais par la faute do nos premiers parents ; mais dès que sa raison se réveille, son grand dovoir est de la toiirnor à connaître cl à servir Dicu.I^cs parents ont-ils toujours le souci do diriger vers le Créatem* l'inlolligcnce et le cœur de leurs enfants ? Kl ne pouvons-nous pas dire avec plus de raison (pie saint Augustin? Sero le ainavi. Si nous nous sommes donnés à Dieu de bonne heure, persévérons du moins comme saint Michel.
:2:wr). il. Sa persévérance. Dieu seul est immuable ; mais l'ange quand il a fixé son choix est constant dans la détermination qu'il a prise. Aussi l^ucifor, une fois éloigné de Dieu, persévère-t-il dans sa révolte. Plus coupable que l'hommo, il n'y a eu pour lui aucune miséi-icorde. Il n'a eu personne pour le tenter, il s'est séduit lui-môme. Il ne peut plus escalader le ciel ; mais il est un autre ciel quil cherche à troubler, c'est l'Ame hmnaine d'où il voudrait bannir Itieu. Certaines peuplades «les pavs chauds, ne pouvant s'en prendre au soleil «lui les brûle, s'attaquent, ilit-on, h limage du soleil retracée par les fontaines et elles cherchent à troubler les sources. Ainsi fait le démon, en attaquant les iiommes. Saint Michel une fois tourné vers Dieu, ne se détacha plus do lui ; du reste.il n'av.iit qu'un ennemi à vaincre, Satan, et il en a triomphé tout d'abord et l'a mis hors de combat. Il a mérité que Dieu fixât dans son amour une volonté qui l'a aimé, quaml elleauraitpune pas le faire. Il est confirmé éternellement dans l'amour de Dieu.
Ah ! n'imitons pas la constance du démon dans le mal. si nous avons contracté des habitudes coupables. Nous avons été inconstants dans le service de Dieu, et nous serions tixés dans celui du démon ! La persévérance dans le mal nous préjiarerait la réprobation : la persévérance dans le bien assurera pour nous la possession éternelle de Dieu.
2:{86. III. Son action salutaire. Selon la pensée de saint Denis, et l'enseignement de saint Thomas, les anges d'un ordre supérietu- éclairent ceux d'im ordre inférieur, et c'est ce qui explique l'inlluence fatale de Satan sur les autres anges ; n\i\\s projecfi sunf, et non est invenfiis amplius lonis eornm in cœlo. La fidélité <lc saint .Michel fut plus elficace pour le l)ienquo l'influence de Lucifor ne le fut poiu- le mal. .\u.ssi l'Kcriture Sainte rappclle-t-clle princeps mayniis. (Da.\., xvu.) (irand p.ir l'excellence de sa nature, grand par sa victoire sur Satan, grand par la nuiltitudo d'anges qu'il a entraînés à sa suite dans la lutte, çrand par les armes dont il s'est servi. Quis ut Deus, s'est-il écrié ; et ce cri lui a rallié le grand nombre des phalanges angéliques. Oui est comme Dieu ? (Jn représente saint Michel une balance en main, pour montrer que dans sa haute intelligence, il a pesé Dieu d'une [lart et de l'autre toutes les créatures ; et en faisant cette comparaison, il a dit : Qui est comme Dieu? Et d'une autre main il a saisi un glaive pour combattre les ennemis de Dieu qu'il a précipités dans l'abîme.
Si nous écoutions notre raison quand nous sommes tentés, nous dirions aussi : Qiiis ut Deus. Est-ce que ce plaisir, cet intérêt qui nous charment valent Dieu? Et cette infiuence que saint .Michel a exercée sur les anges.il l'a exercée sur la synagogue du peuple de Dieti, dont il fut le protecteur. 11 l'exerce sur rLgIise dont il a la garde, il l'exerce sur les Ames qui sont «ians lEglise. Archanf/ele Micimel, constifui te principem super omnes animas suscipiendas. Venit in adjutorimn populo Dei ; stetit in auacilium pro animabus justis. (Off. rom.) Explicat victor crucem Michael salutis sifinifer. prœpositus paradisi cujus orafio perducit ad régna cœlorum. «Juand à votre dernière heure le prêtre fera les prières de la recommandation de lAuie. il dira : Suscipiat eum Sanctns Michael qui militiœ cœlesfis meruit principatum. Quand une Ame pure quitte son corps, c'est à saint Michel que tradidit Deus animas sanctorum ut perducat cas in paradisum ejjultationis.
Contra ducem superbiœ sequamur hune nos principem, ut detur ex agni trono nobis corona r/loriœ. Suivons-le en nous donnant aussitôt à Dieu, en étant constants au service de Dieu, en entraînant après nous notre prochain, par nos exemples et nos exhortations, dans bi vojo do la fidélité à Dieu.
MRS ANOKS IITjG
WIII. — Des Anges.
2387. Plus un être est parfait, plus la connaissance que l'on en a perfec-
'■ ■ •> fre intelligence. Kt un faillie degré de connaissance des êtres les
its vaut mieux que la connaissance complt'lc des créatures infé-
i llL'las! aujourd'hui on ne le comprend point. Aussi les hommes
s'évertuent à enfouir leur inlelligence dans la matière ; el ils sont fiers «le découvertes, qui les appauvrissent pourtant, si elles les empêchent de connaître Dieu el ses anges. Klevons donc nos esprits à l'étude de ce qui est audessus de nous; et parlons des anges.
Les anges sont des créatures spirituelles: ils ne sont pas Dieu, puisqu'ils ont été (-réés par lui; ils ne sont pas de la mémo nature que l'Ame humaine unie à un corps et incomplète sans lui. Les anges n'ont point de corps, en sorte qu'ils n'occupent point de place, ils peuvent être dans un même lieu sans se gêner. Il n'est pas possible de les partager. S'ils se sont montrés avec un corps, c'était afin de rendre sensihle leur présence : ce cor[)s était emprunté^ ou formé d'air ; et il ne leur appartenait pas en propre. Les anges ne sont pas sujets comme les créatures corporelles aux maladies, au iroid, ni à la chaleur. Ils ne peuvent ni grandir ni vieillir.
Traitons-en I, en général, II, en particulier. I. En ffénéral. i' Leur e.risfence. Que les anges existent c'est une vérité indubitable. La Sainte Krriture nous l'atteste en maints endroits. Nous les voyons apparaître à .Abraham, à Jacob, à Josué, et prescpie à tous les prophètes. L'Kvangile nous appremi qu'ils ont annoncé la naissance de .Notre-Seigneur, qu'ils l'ont servi au désert : el l'histoire de l'Kglise nous rapporte une foule d ap[»arilions des anges, et de manifestations des démons. Du reste il man<pierait «pielque chose à l'univers si les anges n'existaient pas, et si outre la matière comme les plantes, el l'Ame humaine unie à un corps (pii est matière, il n'v avait pas dans réohelle des êtres de purs esprits plus dégagés de la matière et plus près de Dieu, pour former l'échelon le plus élevé des créatures. C'est une vérité rerlaine que les anges ont élé créés avec le monde au commencement des temps.
i'AHH. 2o Leurs propriétés, i) Les anges étant des esprits ne sont pas enfermés dans un lieu, bien qu'ils soient cependant dans un lieu ; ils peuvent se tran.sporter d'un lieu à un autre avec une célérité merveilleuse. :2) Ktant des esprits plus parfaits «pie l'Ame Immaine, ils ont à un degré [dus |iarl'ait lout ce (|ue l'Ame humaine a de propriétés spirituelles, a) Ils ont une intelligence plus étendue que l'homme. L'homme ne connaît que par le secours des sens, et la nortée des sens n'est pas étendue. L'intelligenrc angélique est toute meublée d'idées qui ne lui viennent pas des sens ci qui vont plus loin que les n'ttres. Nous avons besoin de raisonner pour passer d'une chose connue A uuf autre ininiiriue, les anges voient sans raisonnement les elTels «lans leurs causes, les «nu 'lusions dans leurs m'in'-ipes. .Nous interrompons l'ap- I a nos f«iniiaissances pendant le sommeil, les anges ne sont pas • •Ile infirmité : ilsconnaissenl sans interruption, bien qu'ils ne soient 11, IN iM.,|i,iirs aftpliqués A la connaissance d'un objet en parlii-idier. Nous oublions laiilement ce que nous avons ajqiris, les anges n'oublient pas.
h) L'Ame humaine a une volonté libre qui se porte A aimer ou à repousser ce qu'elle connaît. L«>s an^'cs (uit donc aussi une volonté et une liberté plus parfaite, puisipie leur intellivcih r csl nbis élevée. Ils ont don<' [lu, au ujomt-nl dr b'iir «if.ilifm, méri 'nls ou des récompenses.
De là il tant rouclure «pie d'une nature |dus parfaite «pie les
hommes. Minuisti eum paulu minus ah anffe/is : el par nature, l'ange le plus imparfait est au-tlessus du plus parfait des hommes ; mais par une grAce de Dieu, non «eulemenl riiiimanilé de Notre-Seigneur, et la Vierge Marie Mint élevés bien au-«lc88us de tous les anges; mais même d'aulres hommes peuvent arriver par leurs mérites à être placé» au-dessus de certain» anges.
',{" Leur nombre est prodigieux et «lénasse celui de loni ' >
d'êtres matériels; et d'après la «i«»clrine de saint Thomas, ange «pii soit <le même espèce «prun autre, «le telle sorte «ju ils .ihki «in h.us les uns «les autres par «piebpie perfection particulière.
i" Luiir ffrt'ire et leurs nuh'iteset ilèinèrites. \) Lnir grâce. Dieu en créant lesanifos leur «lonna non seulement une nalure excellente, inais encore des dons plus jiai-raits elgraluils: il leur «lonnn pour fin de le connaître et de l'ainuM- (M <|ui'l(iuc sorte rouiinc il se connaît et s'aime lui-mt'ime, de parla;:i'r ainsi sa gloire et sa l)catitude. et il leur accorda des moyens |»our arriver a ccllo fin, et un temps d'épreuve pour la mériter. 2) Ce temps ne fut pas lonji, et un des princes de la milice .angélique, saint Thomas dit m<^me qu'il était le plus élevé do tous, voulut avoir pour lui la domination do toutes les créatures. et se révolta ainsi contre les droits de Dieu: il entraîna dans sa rébellion, des anges de toutes les hiérarchies, i^e nombre de ceux qui restèrent lidèles est plus grand que celui des révoltés. Le chiUiment .suivit aussitôt lo crime et les rebelles furent précipités dans l'enfer. Ainsi se partagèrent L-'os. en bons et en mauvais.
'. II. Des anges en particulier io Des bons anges, i) Leurétat. Les angi.s jouissent de la béatitude éternelle et voient toujoui-s la face du Père, ou l'essenco divine ; ils ne peuvout plus, ni pécher ni mériter. 2) lueurs relations, a) par raj)port h Dieu, ils l'aiment et le servent, b) entr'eux ils sont rangés dans trois compagnies qu'on nomme hérarcliies ou principautés sacrées. La première hiérarchie comprend ceux qui ne reçoivent aucune lumière, aucime connaissance que de Dieu seul. La seconde celle qui est éi-lairée parla hiérarchio supérieure et qui illumine la troisième. Cette dernière reçoit des lumières dos anges supérieurs sans les illuminer elle-même, (ihaquo hiérarchie a trois choMirs, ce qui fait neuf cho'urs angéliques. Dans la première, celui des Séraphins, qui sont consumés d'amour de Dieu, celui des (Chérubins, qui ont la plénitude de la science et celui dos Trônes qui par leur force soutiennent la grandeur et la majesté de Dieu. Dans la seconde hiérarchie, les Dominations distribuent aux autres anges leurs fonctions et leurs ministères; ceux qui exécutent les grandes actions qui regardent le gouvernement de toutes les choses corporelles, et font pour cela de grands prodiges s'appellent Vertus. Ceux qui empêchent que Tordre des choses établi par Dieu ne soit troublé par les démons, se nomme Puissances. Dans la troisième, les Principautés ont la garde de toute l'humanité; les archanges exécutent les messages divins extraordinaires ou ont la garde des nations, lies églises : enfin ceux qui ont la garde dos hommes en particulier s'appellent anges. (]'est là ce que nous ap{)renncnt les Pères.
Ils s'aiment tous pour l'amour de Dieu, c) lis l'emportent sur les mauvais et les gouvernent, a) IJien que Dieu gouverne tout par sa Providence, l'exécution de son gouvernement se fait par les anges, c'est le scnliinent non soMloment des saints Docteurs mais encore de tous les philosoiilies qui ont admis des substances spirituelles, e) Par rapport aux hommes. Il est «le loi que les anges de Dieu ont la garde des hommes. C'est la doctrine commune que chaque honmie mr-mo infidèle à un ange gardien. C.ei ange est donné à chatpjo homme ou au moment de sa conception, ou à celui de sa naissance. Cet ange. 1, f)ITre -h Dieu, les prières et les bonnes œuvres de son protégé.
2. Il éclaire son esprit, et donne à son imagination de bons mouvements.
3. Il combat le démon, apaise les tentations, écarte les périls du rorps et de l'àme, il prie itoiir celui <lont il a la garde, il lui inflige des punitions s'il est coupalde;mais il ne l'abandonne pas même quand il est en état de péché, autrement qu'en lui refusant une spéciale assistance. Il l'accompagne au tribunal de l)ieu, et ensuite au ciel s'il est sauvé. Il ne l'abandonne que quand il est réprouvé. 0 admirable conduite de Dieu sur l'homme ! 0 charité vraiment merveilleuse! s'écrie saint Uernard ; et il en conclut (pje nous devons à notre ange gardien, rererentiam pro prœsenfia, devotiotiern pro benevofentia, fii/uciam pro custodia. et que dans tous les périls nous devons 1 Invoquons aussi les anges de ceux avec qui nous avons k traiter. i: - non seulement notre ange gardien, mais encore celui de notre m.M n.im. et ganlons-nous bien de scandaliser qui que ce soit Imitons aussi Ie« anges. Ouelle fidélité ils mettent à remplir leur mission, malgré l'ingratitude des hommes ! On admire un saint Charles Borromée qui s'arrêtait à instruire un berger. L'ange gardien d'un pfttre le fait toujours et nous regar- ,ir..inn. .,>.,,.. ,.^ on ,incc.,,,c ,1e nous de catéchiser nos enfants, nos dômes-