DES ANGES
tiques. El lotit en veillant sans cesse sur nous, ils voient sans cesse la face de l>ieu. Roniplissons comme eux tous nos devoirs, mais enne perdant pas de vue la prosonce de Dieu.
i'.WH). i'> JJes mauvais anges. 1) De leur état. Ils ont conservé le» dons naturels que Dieu leur a accordes, leur intelligence, par conséquent, est étunnante: ils ont cependant perdu en partie leurs connaissances surnaturf»!!)"!. Leur volonté dans son exercice est obstinée dans le mal, et ils font c aux autres toutes sortes de péchés ; mais eux-mêmes ne peuvent c par j}»lousie et orgueil. Us ne déméritent pourtant point : car le mérite et du démérite est passé pour eux. Ils soufTrent toutes les [u'éprouvrent les Ames damnées.
zi iM' , ' 'ions, a; Avec Dieu, ils haïssent non point son essence
qu'ils ne nt pas, mais les effets cle sa justice, et ils exécutent ser-
vilement M s MiMiis.ôy .Avec les bons anges, ils les haïssent et sont contraints de se soumettre à eux. c) Knlr'eux. Lucifer est leur chef et il yen a parmi eux <|ui, étant d'une nature plus parfaite, sont placés au-dessus des autres. Ils ne sac'onlent entre eux que dans leur haine pour le bien, et pour les honmies en [tarticulier. ri) Knvers les hommes. Dieu se sert des démons pour pimir les hommes roupahles soit en ce montle, soit dans l'autre. Et saint Tinuii is enseigne que clnupie damné aura un démon pour le tourmenter. ■ 'US rherchent à perdre les hommes, et ils ont une action, soit sur . soit sur les corps. 1. Sur les Ames. Dieu le permettant ainsi pour éprouver les hommes, et pour humilier les démons qui souvent sont battus par des enfants, les démons peuvent exercer sur les Ames des tentations ordinaires. D'après un sentiment presque commun, chaque homme a un démon pour le tenter; «-e démon se retire quand il est vaincu; mais c'est pour revenir ensuite à la charge. ( \'oir lu manière de combattre les tentations, n. 4tCj Et aussi des tentations extraordinaires. Le démon peut connaître et faire par lui-même ou par ses suppôts des choses merveilleuses pour séduire Ifs hommes. Ceux qui entrent en commerce avec les démons, soit d'un ■■ expresse, soit d'une manière implicite en se servant pour
obli .e oiTet n)erveilleux de moyens que Dieu n'a pas établis, et qui
' iie naturellement un tel effet, pèchent gravement d'un '>n.
^. ^111 il- r[«>. Les démons peuvent les obséder, ouïes molester par ime action extt'rieure. ouïes posséder, c'est-à-dire s'établir en eux et les toiu'mon'" ' 'xorcismes de l'Eglise et riiisloire en fournissent des preuves «•'111 -. Donc, sohrii estote et viffilufe, <juia atlvcrsarius rester
(liai/ uit ipKrrens r/uem deroret, cui resistite fortes in fide.
8391. Autrepinn tnr \n nnrir'; gardiens, d'après Bo$$uet. Videbitix cœlos apertos et angelos Dei -• monte el descend, il monte par
l'ori^ubil »>i il '! ; il monte aussi pnur nous accu*
8cr a- '- • iJiNiM.ii uc lui en ce jour. Il s'agit des bons
8np>
.Si ^ ,:nité de notre nature el la griindeor de nos
espérances, vviuh le i uurrrz cunnaltrr ai!>émrni par la sainte solennité que nouscéléhron» en cette j'-orn^e r,V«t \cj fju'il von. funi «pprendre pur la «oc'été que nous
1 pas ce que le ce corps
mi: le ciel p^ur la icrre. t
non- qu'il y a quelque cli
leur iJii{nil^ naturelle, il ne laisse pa> dé ire vériiabie que nuus »<>fii
Eoint que ce qui rend le» «nirp» heureux fait an»»i le h'>ftheor He» h" uvons les uns nelle ; et que
du divin Psalnu ,. . .;;... ...i.. ;. .,„. ,.. ,..•.. ..s.... . ,
bien, c'est d'être ani à moo Uieo par de cbastes «mbrastements, et de meure en lui mon repos.
1162 FÊTRS DBS SAINTS
C'est une loi immuable, que les esprits qui s'nuissenl k Dieu se trouvent en même temps tous unis ensemble. Ceux qui puisent dans les ruisseaux et qui aiment les créatures se pariageni en des soins contraires et divisent leurs afTections. Mais ceux qui vont à la source môme, au principe de tous leséires, c'est-à-dire au souverain Bien, se trouvent tous en cette unité, et se rassemblent à ce centre, ils y prennent un esprit de paix et un saint amour les uns poui les autres ; tellement que toute leur joie, c'est d'être associés éicrnellement dans la pos^iession de leur commun bien : ce qui fait, dit saint AufTusim, qu'ils (ont tous ensemble un même royaume et une niéme cité de Dieu. Par la Uédemption le commerce de la terre avec le ciel est rétabli. C'est pour cette raison que vous les voyez monter et descendre. lis sont les ambassadeurs de Dieu vers les hommes, ils sont les ambassadeurs des hommes vers Dieu. Ils ne sont pas seulement les anges de Dieu, ils sont encore les anges des hommes. Dieu les envoie pour nous assister, nous les lui renvoyons pour l'apaiser, ils viennent chargés de ses dons, ils retournent chargés de nos vœux ; ils descendent pour nous conduire ; ils remontent pour présenter à Dieu nos prières et nos bonnes œuvres. 239i. 1. Descendenles. Cette descente n'est pas un simple passage d'un lieu à un autre : c'est l'efTet de la charité qui leur est propre. Bien que leur charité soit, comme la nôtre, l'amour de Dieu par dessus tout, elle a encore un autre effet qu'en nous. Elle élève les mortels de la terre au ciel, elle pousse les esprits immortels du ciel à la terre. E;le nous fait monter, elle Ips fait descendre. jMisérables, bannis ici-bas, nous devons soupirer vers la patrie ; cachés le long des fleuves de Bibyione, nous gi'missons en nous souvenant de Sion ; eux dans le repos de la patrie bienheureuse, boivetit à longs traits au fleuve de délices qui réjouit la cité de Dieu. Resterons-nous toujours captivés parles attraits d'une terre étrangère ; et eux, livrés au repos, oublieront-ils de secourir leurs frères qui travaillent ici-bas T Non, la chanté ne le permet pas. Placée entre eux et nous, elle tend la main aux uns et aux autres ; elle nous invite à monter du ruisseau à la source, à ne pas nous arrêter aux créatures, à remonter au Créateur; elle invite les anges à descendre de la source, pjur nous apprendre à remonter avec eux. La terre n'est pas un siège pour nous reposer, c'est un escabeau. Le degré pour aller au trône n'est pas le siège, c'est le marche-pied. Les anges ne peuvent s'élever plus haut; car il n'y a rien au-dessus de ce qu'ils possèdent ; mais la charité les porte a venir à nous par une miséricordieuse condescendance. 0 bonheur que ces inlt-lligences sublimes ne dédaignent pas les pauvres mortels, que du lieu de la paix, e'Ies veuillent bien se mêler è nos luttes.! Que peut produire cette terre ingrate qui soit capable de les attirer? Je l'ai dit c'est la charité qui les presse ; mais il faut donner les diverses raisons de leur descente. 1» D'abord, c'est la volonté de Dieu, et cela suffit pour que ses fidèles ministres accourent à nous; 2» l'ordre du monde demande que les créatures inférieures soient conduites par les supérieures ; 'i° les hommes devant remplir les sièges laissés vides par les démons, il est tout naturel que les bons anges viennent pour compléter leurs légions, faire des recrues parmi les hommes. Mais }• il est plus doux et plus capable de nous toucher de dire que ce qui fait descendre les anges du ciel, c'est le désir d'exercer la miséricorde. Ilsconnaissenl Dieu; ils saventque miseralionei ejus super omniaopera ejus; ils voient quelles entrailles paternelles il a pour les pécheurs, avec quelle borilé gratuite il les appelle, les prévient, les accueille; en le voyant, ils ne peuvent oublier qu'eux mémps ont rtçu la même giâce que les hommes. Celte grâce nous a relevés, et elle a empêché leur chute; elle nous a guéris de nos blessures ; en eux elle a prévenu les coups qui nous les ont f lites ; elle a remédié à nos maladies ; elles les en a préservés. Ils comprennent donc, à la vue des œuvres de Dieu, que rien n'est aussi crand que d'exercer la miséricorde, que c'est reconnaître la miséricorde dont ils sont l'objet, que de l'exercer à l'égard d'autrui. Ne serail-c-^ pas mépriser la miséricorde que de dédaigner de la pratiquer? De peur d'être ingrats envers Dieu, ils veulent être bienfaisants à l'égard des autres; et ils cherchent à imiter ainsi la bonté de leur Créateur. Estote miséricordes sicut Pa'.er tester misericort eit. Mais comment exercer la miséricorde au ciel, où il n'y a point de misérables ? Peut-on consoler les affligés, r<ii toutes les larmes sont essuyées T peut-on secourir ceux qui travaillent, oii tous les travaux sont finis? peut-on visiter les prisonniers, où tout le monde jouit de la liberté? peut-on recueillir les étrangers, où nul n'e>t reçu que les citoyens?
Là, ils ne voient que des bienheureux; ils quittent ce lieu de bonheur afin de rencontrer des affl'gés. Apprenez ici, chrétiens, de quels prix sont les œuvres de miséricorde. Il manque ce semble quelque chose au ciel, parce qu'on ne peut pas les y pratiquer. Encore qu'on y voit Dieu face à face, encore qu'il y enivre les esprits célestes du torrent d? " ■ T'es; toutefois leur féli'^iié n'est pas accomplie, parce qu'il n'y a point de 1 l'on assiste, point d'affligés que l'on console, point de faibles que l'on sou-
t • i point de misérab'es que l'on soulage.
C'est pourquoi ils jettent les yeux sur notre terre. Ici, toutes les misères abondent : c'est leur pays natal. La riche moisson pour ces esprits bienfaisanis I il n'y a que des niisérabies, parce qu'il n'y a que des hommes. Tous les hommes sont d^s prisonniers, chargés des liens de ce corps mortel. Espnis purs. Esprits dégagés, aidez-les à porter ce (tesant fardeau , et soutenez 1 âme qui doit tendre au ciel, contre le poids de la chair qui l'entratne en terre. Tous les hommes sont des ignorants, qui marchent dans les ténèbres.